Du discret tatouage sur la cheville à l'imposante figure recouvrant la moindre parcelle de peau, le tatouage est sur tous les corps. ©AFP - GREGORY BOISSY
Du discret tatouage sur la cheville à l'imposante figure recouvrant la moindre parcelle de peau, le tatouage est sur tous les corps. ©AFP - GREGORY BOISSY
Du discret tatouage sur la cheville à l'imposante figure recouvrant la moindre parcelle de peau, le tatouage est sur tous les corps. ©AFP - GREGORY BOISSY
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Résumé

Pourquoi se tatoue-t-on ? Pourquoi les artifices éphémères - les vêtements, le parfum, le maquillage - ne suffisent-ils pas à ceux qui choisissent le tatouage pour se distinguer ? Si les motivations varient en fonction de chaque individu, ce qui demeure c’est la valeur identitaire forte du tatouage.

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Ce n’est pas rien de marquer son corps de signes indélébiles au prix d’une forte douleur. Les témoignages d’un ouvrier du bâtiment à la retraite, d’une jeune professeure de gymnastique, d’une jeune fille qui, à vingt-trois ans, a inscrit sur le bas de son ventre son refus de la maternité ou de l’ancien président de Radio France et actuel président du Grand Palais et de la Réunion des musées nationaux, Jean-Paul Cluzel, concordent vers un point, malgré les différences d’âge et de classes sociales, le tatouage permet d’être soi.

Ce n’est justement pas un artifice mais l’expression d’une vérité.Pour eux tous, le tatouage ouvre sur le désir, l’érotisme, la sexualité et la mort. Une manche qui se remonte, une jambe nue qui se dévoile : on ne voit que le petit bout d’un marquage volontaire et pourtant on est captivés ou on a peur. Jérôme Pierrat, rédacteur en chef de Tatouage Magazine et auteur de plusieurs livres sur le tatouage, revient sur les origines historiques de ces sentiments mêlés : en Europe, le tatouage est associé à la marginalité et à la déviance. Jusqu’à la fin du 19ème siècle il est réservé aux prisonniers, aux bagnards, aux mauvais garçons, aux marins mélancoliques éloignés de leur pays. Aujourd’hui encore, comme en témoigne Loïc Gignoud, fondateur du studio de tatouage Abraxas, certains milieux professionnels ne tolèrent pas le tatouage qui pourtant se démocratise. Alors on le cache, on calcule au plus juste pour qu’il soit dissimulé.

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Production : Virginie Bloch-Lainé

Réalisation : Rafik Zénine

Références

L'équipe

Diphy Mariani
Réalisation
François Teste
Réalisation
Christine Diger
Réalisation
Christine Bernard
Christine Bernard
Christine Bernard
Collaboration
Christine Robert
Réalisation
Guillaume Baldy
Réalisation
Vanessa Nadjar
Réalisation
Vincent Abouchar
Réalisation
Yvon Croizier
Réalisation
Alexandre Héraud
Production déléguée
Rafik Zénine
Réalisation