Pierre Lazareff : Cinquante ans de journalisme
Pierre Lazareff : Cinquante ans de journalisme  ©Sipa - DALMAS/SIPA
Pierre Lazareff : Cinquante ans de journalisme ©Sipa - DALMAS/SIPA
Pierre Lazareff : Cinquante ans de journalisme ©Sipa - DALMAS/SIPA
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France Soir fut une formidable « machine à informer », internationalement reconnue, la chronique en noir et blanc de la France d’après-guerre, autant que le Figaro incarna la France de la Belle Epoque et Libération celle d’après-68.

Un documentaire d’Alexandre Breton, réalisé par Guillaume Baldy

Prise de son : Arthur Gerbault et Dali Yaha

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Mixage : Alain Joubert

« Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. » (Pascal)

A une époque marquée par le bégaiement d'une « info en continu », la presse écrite peut sembler un reliquat du monde ancien. La figure du journaliste est de moins en moins celle de cet « historien de l'instant » décrit par Albert Camus dans les colonnes de Combat en 1945, l’instant ayant eu raison de l’histoire. Culte du chiffre, connivences avec les pouvoirs, triomphe d'une langue qui, à défaut de dire, communique… Si le journalisme est, ou devrait être, la mise en récit du monde, le monde tel que le mettent en scène les médias est un monde sans récit.

Ainsi, revenir sur les années Lazareff de France Soir, entre 1949 et 1972, c’est revenir à une autre conception du journalisme, qui doit autant à Albert Londres qu’à Jack London. Lorsqu’on lui demandait en quoi consistait le métier de journaliste, Pierre Lazareff, qui fut le bouillonnant directeur France Soir jusqu’à sa mort en 1972, répondait toujours par ces mots qu’il empruntait à son maître en la matière, Gaston Leroux, le père de Rouletabille : « Savoir faire et faire savoir ».

Issu du premier journal de la Résistance, Défense de la France, fondé en juillet 1941 par Robert Salmon et Philippe Viannay, avant d’être dirigé dès 1949 par Pierre Lazareff, France Soir devint le premier quotidien national tirant dès 1954 à plus d’un million d’exemplaires par jour jusqu’en 1970 ! Pour cela, il s’assura les services et audaces de plus de 400 journalistes dont une cinquantaine de photographes, mobilisables 24h/24, et d’une multitude de correspondants à l’étranger. Les meilleurs plumes en fourniront les reportages, parmi lesquelles celles de Henri de Turenne, Joseph Kessel, Philippe Labro, Lucien Bodard ou Françoise Giroud. Ses photographes, tels Jacques Boissay ou André Grassart, contribueront au milieu des années 60 à la reconnaissance du métier de photojournaliste.

Avec :

Jacques Boissay et André Grassart, photographes

Philippe Labro et Henri De Turenne, grand reporters

Jean-Claude Lamy, critique littéraire à France Soir

Claude Maggiori, directeur artistique

Henri Slotine, journaliste

Pour aller plus loin :

L'équipe

Diphy Mariani
Réalisation
François Teste
Réalisation
Assia Khalid
Réalisation
Jean-Philippe Navarre
Réalisation
Christine Bernard
Christine Bernard
Christine Bernard
Collaboration
Christine Robert
Réalisation
Guillaume Baldy
Réalisation
Julie Beressi
Réalisation
Anna Szmuc
Réalisation
Alisonne Sinard
Collaboration