France Culture
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pr Andréa Cohen et Luisa Futornasky Réalisation : Anna Szmuc Tout au long de l'histoire de l'art, les plasticiens ont inclut les instruments de musique dans leurs tableaux en faisant des objets ou de sujets de leur peinture. Cette relation présente dans les natures mortes du XVII et XVIII siècle apparaît sous d'autres formes dans l'art contemporain. Notre visite se centrera sur les oeuvres du XXe siècle en raison des évocations et des transpositions littéraires et musicales dont telles oeuvres peuvent suggérer et inspirer. Les réflexions de Luisa Futoransky prennent comme point de référence la collection trouvée au MNA: ( Musée National d'Art Moderne). Comme exemple, elle cite Dufy et ses instruments et partitions. Le cubisme de Picasso , qui demande Diabelli; Braque , ses portées et ses guitares("Hombre con guitare"1941-61); les violons de la musique "kletzmer" dans Chagall ; Dubuffet et ses fanfares, Staël et ses clarinettes. Et le piano de Dali avec l'image de Lénine sur les touches, ou celui feutré de Beuys. Les pianos laqués de Lavier ou accrochés au plafond dans Rebecca Horn. Ou encore les pianos déchirés, éclatés d'Arman. Luisa observe que la femme est montrée comme instrument et continent des résonances symboliques (Man Ray). Et le corps masculin devient aussi instrument. ( Les pénis-baguette des tambours de Joël Hubault ). La pièce radiophonique serait ainsi une sorte de visite surréaliste pour laquelle Luisa écrit deux types des textes: des vignettes à partir des tableaux ou oeuvres plastiques choisies (dans un style qui lui est propre et qui mélange la chronique et la poésie) des textes à caractère dramatique donnant la voix aux instruments des tableaux regardés. La musique latente, virtuelle qui présuppose ces instruments de musique muets inspirent les pièces. L'instrument, objet connoté, évoque nécessairement, obligatoirement, sinon une musique particulière les sons qu'il produit. En observant la manière dont le peintre s'empare de l'instrument, les pièces évoqueront à la fois la musique « possible » et l'instrument lui-même, empruntant en même temps les procédés plastiques (déconstruction, collage, accumulation, traitement de la couleur) pour les transposer dans le langage sonore. En contrepoint l'enregistrement d'une visite commentée du Musée fournira une matière documentaire (sons du parcours., ambiances etc.) pouvant se mêler à la visite au musée de l'orchestre imaginaire. Avec la participation d'amis et collègues de Luisa Futoransky au Centre Pompidou. Textes inédits de Luisa Futoransky traduits et lus par Camille Lopato Musique originale : Andrea Cohen Enregistrement et mixage au studio 116 du GRM Musiciens ; Elena Andreiev ( violoncelle), Carol Robinson ( clarinette), Yair Benaim ( violon), Francisco Luque ( guitare), Andrea Cohen ( piano)

Références

L'équipe

Alain Veinstein
Production