Félix Edouard Vallotton (1865 – 1925) Swiss painter. Femme couchée dormant 1899
Félix Edouard Vallotton (1865 – 1925) Swiss painter. Femme couchée dormant 1899
Félix Edouard Vallotton (1865 – 1925) Swiss painter. Femme couchée dormant 1899 ©AFP - ANN RONAN PICTURE LIBRARY
Félix Edouard Vallotton (1865 – 1925) Swiss painter. Femme couchée dormant 1899 ©AFP - ANN RONAN PICTURE LIBRARY
Félix Edouard Vallotton (1865 – 1925) Swiss painter. Femme couchée dormant 1899 ©AFP - ANN RONAN PICTURE LIBRARY
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Résumé

Non, ce n'est pas un marronnier journalistique ! Il ne s'agit pas de se livrer à un historique de la notion d'oisiveté, de paresse, de flemme, de fainéantise... mais d'étudier les mots et les discours qui désignent la paresse à la vindicte publique ou à l'admiration éternelle.

En savoir plus

Une petite flemme, une bonne sieste : qui n’a pas rêvé de ces douces paresses pour agrémenter un bel après-midi ensoleillé ? Mais il existe aussi des paresses qui vous prennent à la gorge. Comme ces réveils matinaux, lorsque les pesanteurs de la journée qui pointe clouent sous la couette les plus entreprenants. Voilà l’acédie, cette « peste de l’âme », un péché capital depuis le Moyen Âge. Dans cette histoire qui se poursuit jusqu’à nos jours, la morale tient une place essentielle. 

59 min

Qu’il s’agisse d’employés fainéants, de tire-au-flanc à l’école, de hordes vagabondes ou de peuples colonisés, le discours dominant bégaie : « Tous des fainéants et des parasites ! » Cette paresse-là est mère de tous les vices. Dans le camp adverse, « le droit à la paresse » encourage la rébellion et ragaillardit les révolutions. Ses partisans trouvent dans le refus de travailler la force de conquérir la liberté et d’accéder à la dignité. La paresse devient alors une voie de salut, la mère de toutes les vertus.

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À réécouter : Éloge de la paresse
5 min

Connaissez-vous l'acédie ?

André Rauch, historien : "L'acédie est une sorte de paresse intellectuelle, une forme de paresse de l'âme qui, à un moment donné, accable le moine en l'état de prière ou de contemplation de Dieu et qui, par là même, le prive de toute capacité à la fois de poursuivre sa prière - souvent le moine s'endort - et en même temps, de résister aux démons qui, par ailleurs, l'attaquent. Car l'acédie est un péché capital."

Avec André Rauch, pour Paresse : histoire d’un péché capital  (Armand Colin)

André Rauch est professeur à l’Université de Strasbourg, spécialiste d’histoire culturelle, est l’auteur de nombreux livres parmi lesquels L’Amour à la lumière du crime  et Histoire du Premier sexe de la Révolution à nos jours .

Musique : Caroline Loeb : "C'est la ouate"

Références

L'équipe

Antoine Perraud
Production
Laetitia Coïa
Réalisation
Thierry Beauchamp
Collaboration