Le Haut Elfique de Tolkien

John Ronald Reuel Tolkien en 1955.
John Ronald Reuel Tolkien en 1955. ©Getty - Haywood Magee
John Ronald Reuel Tolkien en 1955. ©Getty - Haywood Magee
John Ronald Reuel Tolkien en 1955. ©Getty - Haywood Magee
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Tolkien a toujours considéré que l'oeuvre de sa vie n'était ni "Bilbo le Hobbit" ni "Le Seigneur des Anneaux"... Mais la langue des Elfes. "Les récits furent imaginés avant tout pour constituer un univers pour les langues et non pas le contraire", a-t-il écrit.

Avec
  • Edouard Kloczko linguiste et spécialiste de Tolkien

Philologue, il s'employa sa vie durant à créer non pas une mais des langues elfiques - avec leurs dialectes et leurs évolutions. La plus noble est le Quenya, ou haut-elfique, dont ce livre donne ici la plus complète et fidèle des initiations.

Une vie, une oeuvre
1h 00

Voici le poème que chante Galadriel lorsque Frodon et son équipe quittent pour la première fois la Lorien pour partir à la chasse à l’Anneau.

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Ai ! laurië lantar lassi súrinen,
yéni únótimë ve rámar aldaron !
Yéni ve lintë yuldar avánier
mi oromardi lissë-miruvóreva
Andúnë pella, Vardo tellumar
nu luini yassen tintilar i eleni
ómaryo airetári-lírinen.

Sí man i yulma nin enquantuva ?

An sí Tintallë Varda Oiolossëo
ve fanyar máryat Elentári ortanë
ar ilyë tier undulávë lumbulë
ar sindanóriello caita mornië
i falmalinnar imbë met, ar hísië
untúpa Calaciryo míri oialë.
Sí vanwa ná, Rómello vanwa, Valimar !

Namárië ! Nai hiruvalyë Valimar !
Nai elyë hiruva ! Namárië

Traduction

Ah ! Comme l’or tombent les feuilles dans le vent, de longues années innombrables comme les ailes des arbres ! Les longues années ont passé pareilles à de rapides gorgées de l’hydromel sucré dans les hautes salles au-delà de l’Ouest, sous les dômes bleus de Varda, où les étoiles tremblent dans le chant de la voix sainte de la reine.

Qui à présent remplira la coupe pour moi ?

Car désormais l’Enflammeuse, Varda, la Reine des étoiles, a élevé ses deux mains comme des nuages, à partir du mont Toujours-Blanc, et toutes les routes se sont profondément noyées dans la brume ; et venues d’un pays gris les ténèbres s’étendent entre nous sur le vagues écumantes et les brumes recouvrent les joyaux de la Calacirya pour toujours. Perdu désormais, perdu pour ceux de l’Est, est Valimar !

Adieu ! Peut-être trouverez-vous Valimar. C’est peut-être vous qui la trouverez. Adieu !

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Avec Édouard Kloczko , linguiste et spécialiste des langues construites de Tolkien, à l'occasion de la parution du Haut elfique pour les débutants (Fetjaine, 2012)

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