Portrait d'Eric Rohmer, le 18 juillet 2007
Portrait d'Eric Rohmer, le 18 juillet 2007
Portrait d'Eric Rohmer, le 18 juillet 2007 ©AFP - Marie Rivière
Portrait d'Eric Rohmer, le 18 juillet 2007 ©AFP - Marie Rivière
Portrait d'Eric Rohmer, le 18 juillet 2007 ©AFP - Marie Rivière
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Résumé

Maurice Schérer, alias Eric Rohmer, est l’auteur d’un cinéma de l’économie, réaliste, fait de sagesse et de pureté, devenu un quasi manifeste. Portrait d'un homme discret, d'un cinéaste libre et indépendant.

avec :

Françoise Etchegaray (Productrice), Jackie Raynal (Monteuse), Pascal Bonitzer (Scénariste, réalisateur et écrivain, ancien rédacteur aux Cahiers du cinéma.), Noël Herpe (écrivain, cinéaste et historien du cinéma), Françoise Fabian (Actrice), Jean Douchet (cinéaste, historien et critique de cinéma (1929-2019)), Antoine de Baecque (Professeur d'histoire du cinéma à l'École normale supérieure), Diane Baratier (directrice de la photographie), Arielle Dombasle (Actrice, chanteuse, réalisatrice et scénariste), Barbet Schroeder (Cinéaste).

En savoir plus

Grand et sec, vêtu de velours, le visage ascétique, Eric Rohmer occupe une place singulière parmi les cinéastes français. Son premier film, Le Signe du Lion, attire 5000 spectateurs ; La Collectionneuse, 80 000 ; et en 1969, Ma nuit chez Maud, attire quant à lui 252 000 spectateurs. Il reçoit le Prix Méliès la même année et parvient en finale des Oscars à Hollywood en 1970.  

Être moderne pour un cinéaste, ce n’est ni refuser de raconter une histoire, ni imiter le peintre ou le musicien qui veulent briser leurs chaines. Il s’agit au contraire d’emprunter les voies traditionnelles, d’améliorer la technique du récit, l’expression des sentiments, la manière de donner l’illusion de la réalité. Et il reste encore beaucoup à faire dans tous ces domaines. Eric Rohmer, dans le Figaro du 25 mai 1970

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Il continua avec son cycle saisonnier. Sorti dans les années 1990, Contes des Quatre saisons épouse les aléas de la pluie et du beau temps, avec l'exploration du hasard amoureux, qui comme un jeu de cache-cache sépare puis réunit les êtres. 

Dans Conte d'hiver, l'héroïne finit par renoncer à deux hommes lui offrant une stabilité pour revivre une histoire inachevée avec son premier amour. Conte d'été prend la forme d'un triangle amoureux estival, où les personnages se laissent tromper par les mirages du désir. 

Marie Rivière évoque les tournages d'Eric Rohmer, diffusé le 01/01/1987 dans "les Mardis du cinéma" sur France Culture.

2 min

Le personnage rohmérien, par excellence, c'est un metteur en scène, c'est quelqu'un qui se met dans une posture de prédation, de maîtrise de l'espace, de maîtrise du temps, pour tout prévoir, pour tout planifier, pour arriver à capter une femme, mais aussi la vie dans son caractère imprévisible. Noël Herpe

Dans Conte de Printemps et  Conte d'Automne,  il est aussi question de chassés-croisés, d'histoires d'amour qui s'éteignent pour mieux renaître sous d'autres formes. Le premier est l'histoire d'une jeune prof de philo aspirant à une renaissance amoureuse, sans oser s'adonner complètement à cette dangereuse envie.

En savoir plus : Fabrice Luchini : "Celui qui m'a nommé, c'est Eric Rohmer"

Avec Conte d'automne, dernier opus de cette saga brillante, Rohmer nous conte l'histoire de Magali, une viticultrice que deux amies cherchent absolument à caser avec un homme. Le réalisateur livre ici le film le plus mélancolique de son cycle, sur la jeunesse qui passe - sans rien perdre de son espièglerie et de son goût de la jouxte oratoire.

Il n'aime pas les filtres, il n'aime pas tout ce qui va caractériser l'image et dire que c'est du cinéma. Il faut qu'on ait le sentiment d'être bercé, d'être dans le monde réel dans lequel il nous plonge. Diane Baratier, chef opératrice

Avec : Françoise Fabian et Arielle Dombasle , actrices ; Françoise Etchegaray, productrice ; Barbet Schroeder, producteur, acteur et réalisateur ; Jackie Raynal, monteuse ; Diane Baratier, chef-opératrice ; Jean Douchet, critique ; Pascal Bonitzer, critique et cinéaste ; Antoine de Baecque et Noël Herpe, historiens du cinéma. 

Un documentaire d'Hélène Frappat, réalisé par Angélique Tibau. Mixage : Julie Garraud. Documentation et recherche internet : Annelise Signoret. Collaboration : Juliette Dronne. (1ère diffusion : 3 novembre 2012)

Pour aller plus loin

Eric Rohmer, "Je suis cinéaste", 1895. Revue d'histoire du cinéma, n°79, 2016. Le début d'un cours donné par Eric Rohmer à Paris 1 le 29 octobre 1990

En 1965, Éric Rohmer parle de la Nouvelle Vague dans une archive de la Télévision Suisse Romande

Des morceaux choisis de deux rencontres avec Eric Rohmer : en 2004, à l'occasion de la rétrospective de ses films à la Cinémathèque, Eric Rohmer rencontre des étudiants de cinéma, et en 2007 il participe à une "Expérience-cinéma" sur la parole dans les films. 

Une biographie et une filmographie complètes sur le site du Ciné-club de Caen

Parlons cinéma, avec Eric Rohmer. Une émission de TV Ontario, en ligne sur YouTube :

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Un dossier Eric Rohmer en ligne sur le site de l’INA

Un entretien avec Eric Rohmer, par Jacques Kermabon paru dans la revue 24 images, n°71, février-mars 1994

Références

L'équipe

Anaïs Kien
Production
Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Christine Bernard
Coordination
Laurence Jennepin
Collaboration
Pascaline Bonnet
Collaboration
Angélique Tibau
Réalisation
Hélène Frappat
Production déléguée