Mata Hari, photographiée par le célèbre portraitiste néerlandais Jacob Merkelbach (1877-1942). Sans date. Collection privée.  ©Getty - Photo de Fine Art Images/Heritage Images/Getty Images
Mata Hari, photographiée par le célèbre portraitiste néerlandais Jacob Merkelbach (1877-1942). Sans date. Collection privée. ©Getty - Photo de Fine Art Images/Heritage Images/Getty Images
Mata Hari, photographiée par le célèbre portraitiste néerlandais Jacob Merkelbach (1877-1942). Sans date. Collection privée. ©Getty - Photo de Fine Art Images/Heritage Images/Getty Images
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Résumé

Aventurière, affabulatrice et mythomane, la Néerlandaise Margaretha Geertruida Zelle, plus connue sous le pseudonyme de Mata Hari (''oeil de l'aurore" en malais), s'inventa des passés prestigieux et une vie rêvée. Mais l'histoire se terminera mal à l'aube du 15 octobre 1917.

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Rediffusion du 01.06.2013

Égérie de la Belle Époque, cocotte et danseuse adulée, elle créa un style chorégraphique, une pseudo danse orientale qu'elle voulait sacrée, leva le tabou du nu, première femme moderne dans une société puritaine encore ancrée dans le XIX siècle.

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Des archives révélées au public - le dossier du Conseil de guerre - permettent d'avoir une plus juste approche de la vie ambiguë et des activités réelles de celle qui fut fusillée en octobre 1917 sur présomption d'espionnage. On la voulait manipulatrice, agent double, dévoreuse d'hommes, immorale surtout.

Archive INA : À Madrid, lors de la Première Guerre Mondiale, Marthe Richard et Mata Hari, maîtresses de dignitaires allemands et espionnes rivales, engagées par le Capitaine Georges Ladoux

1 min

À la charnière entre deux mondes, le XIXème finissant dans la frénésie de la Belle Époque et le tragique XXème siècle, Mata Hari fut surtout la proie maladroite et inconsciente des circonstances, la victime collatérale de la fureur des hommes dans une guerre carnassière qui demandait des victimes expiatoires. Dernier entrechat de l'Histoire, le mythe survit aux légendes, aux rumeurs et à la désinformation. La femme abandonnée de tous, tombée sous les balles française le 15 octobre 1917, garde son aura et cet étrange pouvoir d'envoutement qui fait d'elle un personnage mythique de notre imaginaire.

L'espionne néerlandaise Mata Hari, de son vrai nom Margaretha Geertruida Zelle (1876 - 1917) lors d'une représentation en 1906
L'espionne néerlandaise Mata Hari, de son vrai nom Margaretha Geertruida Zelle (1876 - 1917) lors d'une représentation en 1906
© Getty - Photo de Walery/Hulton Archive/Getty Images

Intervenants

Un documentaire de Françoise Estèbe, réalisé par Anne Sècheret. Archives INA, Manuela Dubessy. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France et Mewen de Maqueville, stagiaire.

Mata Hari (41 ans), le 13 février 1917, jour de son arrestation. Auteur anonyme. Photo scannée sur un magazine dont la légende dit qu'elle fait partie de la collection du Fries Museum, Leeuwarden (Pays-Bas)
Mata Hari (41 ans), le 13 février 1917, jour de son arrestation. Auteur anonyme. Photo scannée sur un magazine dont la légende dit qu'elle fait partie de la collection du Fries Museum, Leeuwarden (Pays-Bas)
- Domaine public - Wikipédia

Pour aller plus loin

  • Le dossier Mata Hari (1876-1917) sur le site Service historique de la Défense.gouv.fr
  • La version française du site Mata-Hari.com
  • Le dossier Mata Hari par Frédéric Guelton, extrait de la Revue historique des armées n° 247, Service historique de la Défense (pages 82 à 85) sur le site OpenEditions Journals.org
  • Les vies de Mata Hari, biographie présentée par Philippe Zoummeroff d'après les documents originaux de la bibliothèque P. Zoummeroff (archives de presse, photographies, ouvrages)
  • Le dossier Mata Hari sur le site de la chaîne de TV_13ème rue.fr_

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Références

L'équipe

Françoise Estèbe
Production déléguée
Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Christine Bernard
Coordination
Laurence Jennepin
Collaboration
Sylvia Favre
Collaboration
Anne Sécheret
Réalisation