Mahatma Gandhi à la gare de Boulogne avec Sarojini Naidu, en route pour une table ronde à Londres (1931) ©Getty - Photo by Douglas Miller/Getty Images
Mahatma Gandhi à la gare de Boulogne avec Sarojini Naidu, en route pour une table ronde à Londres (1931) ©Getty - Photo by Douglas Miller/Getty Images
Mahatma Gandhi à la gare de Boulogne avec Sarojini Naidu, en route pour une table ronde à Londres (1931) ©Getty - Photo by Douglas Miller/Getty Images
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Résumé

Elle était poète et c’est avec ce talent qu’elle a percé dans les milieux nationalistes avant la Première guerre mondiale.

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Pur produit de l’éducation coloniale britannique et indienne, elle était une des seules à côtoyer le Mahatma Gandhi à égalité dans les rangs serrés de ceux qui réclamaient d’abord d’avantage de respect, d’avantage d’autonomie et finalement l’indépendance en 1947.

Sarojini Naidu, c’est la femme que l’on voit constamment aux côtés de Gandhi sur les photos de presse mais dont on ne connait pas le nom. Elle a pourtant lutté et même rusé pour donner droit de cité aux femmes dans le Mouvement pour l'indépendance de l'Inde qui se pensait exclusivement masculin. À commencer par le simple fait de manifester. En noyautant les cortèges avec ses camarades par leur simple présence, elle a milité au cœur du mouvement de libération indien pour que les femmes soient reconnues en tant que citoyennes à part entière. L’Inde doit alors conquérir son autonomie et les Indiennes n’attendront pas les lendemains qui chantent pour réclamer la leur, elles veulent compter dès à présent dans la nouvelle donne politique de leur nation. Cette célèbre inconnue de toutes les bases de données photographiques du monde a acquis sa légitimité grâce à son œuvre poétique et son intelligence sociale qui la propulse à la tête du Parti du Congrès dès 1925 et gouverneure provinciale après l’indépendance de l’Inde en 1947. Une légitimité qui la jette en prison au même titre que Gandhi, reconnaissance cuisante mais réelle de son statut d’interlocuteur et d’élément subversif dans un empire qui se délite

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Sarojini Naidu a fait de sa vie un itinéraire singulier face au sexisme à la fois traditionnel de son pays et aux discriminations coloniales jusqu’à devenir une des ambassadrices les plus connues du monde anglo-saxon.

Sarojini Naidu (1879-1949) à Chaupatty en 1930
Sarojini Naidu (1879-1949) à Chaupatty en 1930
© Getty - Collection Bettmann

Pour en parler

  • Arundhati Virmani, historienne, spécialiste de l’histoire coloniale indienne, École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
  • Virginie Dutoya, politiste, spécialiste de la cause des femmes et du genre en Asie du sud et plus spécifiquement en Inde, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)
  • Claude Markovits, historien, spécialiste de l’histoire coloniale indienne, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)

Merci à Arundhati Virmani, Virginie Dutoya et Claude Markovits

Extraits diffusés :
Films :
 Gandhi (1982) de Richard Attenborough - Le dernier Vice-Roi des Indes (2017) de Gurinder Chadha.
Théâtre : L'Indiade ou l'Inde de leurs rêves (1987) d'Hélène Cixous a été mis en scène par Ariane Mouchkine au Théâtre du Soleil en 1989 (diffusion sur FR3)

Générique

Un documentaire d'Anaïs Kien, réalisé par Marie-Laure Ciboulet. Prise de son, Manuel Couturier, Audrey Guellil, Julie Garraud. Mixage, Marie Lepeintre. Page web, Sylvia Favre.

Sarojini Naidu (1879-1949) en 1929
Sarojini Naidu (1879-1949) en 1929
© Getty - Collection Bettmann

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