Des jihadistes lors d'un défilé militaire à Khan Yunis dans la la bande de Gaza, en octobre 2020.
Des jihadistes lors d'un défilé militaire à Khan Yunis dans la la bande de Gaza, en octobre 2020.
Des jihadistes lors d'un défilé militaire à Khan Yunis dans la la bande de Gaza, en octobre 2020. ©Getty - Future Publishing
Des jihadistes lors d'un défilé militaire à Khan Yunis dans la la bande de Gaza, en octobre 2020. ©Getty - Future Publishing
Des jihadistes lors d'un défilé militaire à Khan Yunis dans la la bande de Gaza, en octobre 2020. ©Getty - Future Publishing
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Résumé

Le jihadisme est aussi une affaire européenne soutient Hugo Micheron. Dans ce Tracts, le chercheur retrace l'histoire d'un phénomène encore mal compris et revient sur ses reconfigurations actuelles après l’effondrement de Daech.

avec :

Hugo Micheron (Spécilaliste du Moyen-Orient).

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Les enjeux du jihadisme, constate Hugo Micheron, docteur en science politique, chercheur à l'Université de Princeton et enseignant à Sciences Po, sont mal compris. Pour saisir ce phénomène, estime le spécialiste dans Jihadisme européen. Quels enjeux pour l'avenir ? (Tracts, Gallimard, 2022), plusieurs écueils doivent être évités : croire que le jihadisme n'est qu'une succession d'attentats, qu'il se limiterait aux organisations qui s'en réclament comme Daesh ou Al-Qaïda, ou que ses idées s'épanouiraient en dehors de l'Europe.

"Il existe un jihadisme entre deux attentats. Il faut comprendre ce à quoi ressemble le jihadisme quand il ne représente pas une menace sécuritaire directe, quand on a justement réduit les capacités de nuisance des organisations qui s'en réclament et c'est exactement la situation dans laquelle on est." Hugo Micheron

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Dans cette tribune, Hugo Micheron livre son analyse de la mécanique proprement européenne du jihadisme, un phénomène "endogène", bien au-delà de certaines idées reçues portées dans le débat public, selon lesquelles le jihadisme européen serait uniquement lié à l'immigration. "Ce n'est pas le cas depuis au moins une vingtaine d'années, explique le chercheur. Le jihadisme est porté par des Européens qui sont nés, ont grandi et ont été socialisés dans des pays européens. Ce n'est pas à travers des expulsions et des déchéances de nationalité qu'on va résoudre le problème jihadiste européen, puisqu'il est désormais porté par des familles."

À lire aussi : Qui sont les jihadistes ?

Une production France Culture, en partenariat avec les éditions Gallimard.

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