Paris, le 14 octobre 1965 : Les lauréats français du prix Nobel de médecine - de gauche à droite : Jacques Monod, André Lwoff et François Jacob - sourient dans leur laboratoire à l'Institut Pasteur, après avoir appris la bonne nouvelle.
Paris, le 14 octobre 1965 : Les lauréats français du prix Nobel de médecine - de gauche à droite : Jacques Monod, André Lwoff et François Jacob - sourient dans leur laboratoire à l'Institut Pasteur, après avoir appris la bonne nouvelle.  ©Getty - RDB/ullstein bild
Paris, le 14 octobre 1965 : Les lauréats français du prix Nobel de médecine - de gauche à droite : Jacques Monod, André Lwoff et François Jacob - sourient dans leur laboratoire à l'Institut Pasteur, après avoir appris la bonne nouvelle. ©Getty - RDB/ullstein bild
Paris, le 14 octobre 1965 : Les lauréats français du prix Nobel de médecine - de gauche à droite : Jacques Monod, André Lwoff et François Jacob - sourient dans leur laboratoire à l'Institut Pasteur, après avoir appris la bonne nouvelle. ©Getty - RDB/ullstein bild
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Deuxième émission consacrée à l'histoire de la biologie, il y est question du prix Nobel de médecine de 1965.

Avec
  • Pierre Sonigo Docteur en médecine et en biologie, ancien directeur de recherches à l' Inserm, directeur du développement du laboratoire Bio-Rad
  • François Jacob Biologiste, prix Nobel de biologie 1965

Le jeudi 14 octobre 1965, l'impact de l'obtention du prix Nobel de médecine par trois biologistes français, André Lwoff, Jacques Monod et François Jacob, est immense.   

Dans Le Monde du 16 octobre 1965. Le docteur Claudine Escoffier-Lambiotte, alors responsable de la rubrique médecine du journal, signe un article titré "La fin d'une longue nuit". Elle souligne que ce prix est le premier Nobel de médecine obtenu depuis 37 ans par des chercheurs français. 

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La journaliste cite une allocution donnée par François Jacob en mai 1965, lors de l'inauguration de sa chaire de génétique cellulaire créée pour lui au Collège de France. Le futur prix Nobel critiquait la rigidité des institutions scientifiques françaises, facteur de stérilisation de la recherche. "J'ai même appris, disait alors François Jacob, qu'il est possible d'être en retard d'une science tout aussi bien que d'une guerre." 

Il soulignait que le laboratoire des professeurs Lwoff et Monod, dans lequel il travaillait lui-même, accueillait une pléiade des plus brillants chercheurs étrangers, tandis que pendant longtemps, on y rencontra aucun étudiant des universités françaises. "Comment les jeunes auraient-ils pu découvrir l'existence d'une science qu'on ne leur enseignait pas ?" concluait François Jacob. 

Preuve que le débat sur les relations entre la recherche et l'université, se posait déjà en 1965, il y a plus de cinquante-cinq ans.

Pour aborder cet évènement et ces questions fondamentales, France Culture réunit François Jacob, prix Nobel de médecine 1965 et Pierre Sonigo, directeur du laboratoire de génétique des virus à l'Institut Cochin de Paris.