Fosse n° 3 - 3 bis Saint-Amé ou Amé Tilloy, Compagnie des mines de Lens, Liévin
Fosse n° 3 - 3 bis Saint-Amé ou Amé Tilloy, Compagnie des mines de Lens, Liévin
Fosse n° 3 - 3 bis Saint-Amé ou Amé Tilloy, Compagnie des mines de Lens, Liévin - Début du XXème siècle / Wiki commons
Fosse n° 3 - 3 bis Saint-Amé ou Amé Tilloy, Compagnie des mines de Lens, Liévin - Début du XXème siècle / Wiki commons
Fosse n° 3 - 3 bis Saint-Amé ou Amé Tilloy, Compagnie des mines de Lens, Liévin - Début du XXème siècle / Wiki commons
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Résumé

Peut-on encore parler de classe ouvrière en France ? Alors que les mobilisations contre la loi Travail font l'actualité, Marion Fontaine revient sur l'histoire de la classe ouvrière. Aujourd'hui, les 30 glorieuses. 2ème partie : entreprise autobiographique avec Noël Herpe.

avec :

Noël Herpe (écrivain, cinéaste et historien du cinéma), Marion Fontaine (Historienne, maître de conférences à l'université d'Avignon, co-directrice du centre Norbert Elias).

En savoir plus

Première partie / Série : La classe ouvrière française : une histoire en cours

Episode 4 : 1974 : le basculement après la catastrophe de Liévin

Avec notre tête chercheuse : Marion Fontaine

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Marion Fontaine est née en 1978, elle est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences-Po), agrégée et docteur en histoire. Elle est actuellement maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université d'Avignon et chercheuse au Centre Norbert Elias. Ses travaux portant sur l'histoire politique du sport, sur l'histoire des mondes et des mouvements ouvriers. Directrice des Cahiers Jaurès, elle a codirigé Une Contre-histoire de la Troisième République (2013). Elle a récemment publié en outre Le Racing Club de Lens et les Gueules Noires. Essai d'histoire sociale (2010) et Fin d'un monde ouvrier. Liévin, 74 (2014).

Deuxième partie / L'invité culturel :

Noël Herpe pour son livre Objet rejeté par la mer, aux éditions l’arbalète Gallimard.

«Il est un lieu, non loin de chez moi, que j'aime infiniment traverser à différentes heures de l'après-midi. Il se situe à la rencontre d'une petite rue, dont j'ignore le nom, et de la rue des Goncourt au bout de laquelle se trouve une poste. Entre les deux, quelque chose qui n'est même pas une place, et qui s'adosse à l'église Saint-Maur noircie et triste.
En passant par là, je retrouve ce que j'ai tant goûté dans certains paysages de banlieue : le sentiment d'une persistance mystérieuse, cachée dans la nullité de l'endroit. Si le néant pouvait s'incarner, il aurait ce visage de pierres grises, de poussière et de silence. Cela me trouble surtout à la tombée du jour, lorsque s'allument les réverbères, et que tout ce petit théâtre s'enfonce dans l'ombre. Ce que j'éprouve alors, je ne puis l'appeler autrement que l'amour.»

Dans ce nouveau volume de son journal , Noël Herpe poursuit son entreprise autobiographique, fidèle au parti pris de s'écrire au quotidien, comme s'il cherchait à déchiffrer les rythmes souterrains de sa vie, ou les fils d'un récit invisible.
L'inertie des années 1990 et la mort du père, que décrivait Journal en ruines, ne représentent plus ici qu'un souvenir. Au milieu des années 2010, un nouveau rapport au monde se dessine, que cristallise la figure d'Édouard, un garçon insaisissable, tandis que l'imprévu, l'étrange, l'autre entrent en scène.

Références

L'équipe

Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Production
Thomas Dutter
Réalisation
Pascaline Bonnet
Collaboration
Anaïs Ysebaert
Collaboration