Grande Quinzaine d'Aviation de Paris (Port-Aviation, 21 octobre 1909)
Grande Quinzaine d'Aviation de Paris (Port-Aviation, 21 octobre 1909)
 Grande Quinzaine d'Aviation de Paris (Port-Aviation, 21 octobre 1909) ©Getty -  ullstein bild Dtl.
Grande Quinzaine d'Aviation de Paris (Port-Aviation, 21 octobre 1909) ©Getty - ullstein bild Dtl.
Grande Quinzaine d'Aviation de Paris (Port-Aviation, 21 octobre 1909) ©Getty - ullstein bild Dtl.
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Résumé

Nous nous arrêtons à Port-Aviation et y retrouvons l'atmosphère qui inspira Guillaume Apollinaire et le mènera à l'écriture de "Zone". Ce poème ouvre son recueil "Alcools" bien qu'il ait été écrit en dernier.

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Au cours de sa descente estivale de la Seine, François Sureau marche dans les pas du peintre Agram Bagramko qui écrivit le récit Ma source la Seine. Puisque nous faisons escale à l’aérodrome de Port-Aviation, situé à Viry-Châtillon, voilà ce qu’en dit le peintre surréaliste dans une lettre de 1951 alors qu’il vit en exil à Vancouver :

rien ne me manque plus désormais, sauf le ciel de l'Ile-de-France avant la guerre. J'allais souvent à Port-Aviation. Le terrain avait fermé. Il restait une sorte d’hippodrome marécageux. Les hangars, les maisons de bord de piste évoquaient un campement d'aventuriers partis la veille pour on ne sait où. Je me couchais sur le dos pour imaginer des acrobaties d'avion et j'étais heureux, comme peut-être l'avait été avant moi le cher Guillaume. (François Sureau)

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Derrière le prénom Guillaume, se trouve en fait l’écrivain et poète Apollinaire. C’est donc à Port-Aviation qu’il a probablement eu la première intuition du poème « Zone », ouvrant le recueil Alcools publié en 1913, bien qu’écrit en dernier. François Sureau revient donc sur ce poème et la vie de son auteur.