L'illustration de l'orgueil
L'illustration de l'orgueil ©Radio France - Christophe Abramowitz
L'illustration de l'orgueil ©Radio France - Christophe Abramowitz
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Etre champion des lourds de boxe il y a un siècle, c'est être le sportif le plus adulé au monde.

Extrait du documentaire Jack Johnson, la couleur de l'Orgueil

50 sec

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L'histoire a quelque peu oublié le boxeur noir Jack Johnson (1878-1946), dont le titre de champion du monde des poids lourds acquis le 4 juillet 1910 a engendré des émeutes parmi les plus meurtrières des États-Unis... Car être champion des lourds de boxe il y a un siècle, c'est être le sportif le plus adulé au monde. Une icône américaine oui, mais une icône... blanche.

Un boxeur n'est ni noir, ni blanc ; il est bon ou mauvais et moi, j'étais le meilleur !

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Retour sur un pionnier, idolâtré par Mohamed Ali, qui a divisé l'Amérique par la singularité de sa personnalité et son ambition « démesurée » : être un homme libre. Quand tant d’autres noirs se contentaient de survivre, dans un contexte où les manifestations du suprématisme blanc allaient crescendo, Jack, lui, brillait. A sa mort en 1946, le New York Times écrivit : « Ainsi prit fin l’existence hors norme de ce boxeur qui tutoya les sommets, et toucha les abîmes »...

Jack Johnson
Jack Johnson
- Commons Wiki

1er épisode : Boxer envers et contre tous.

Libertin, épris de femmes blanches, homme d'affaires avisé, orgueilleux... on a bien du mal à imaginer comment a pu survivre Jack Johnson, né en 1878 au Texas, dans cette Amérique du début du XXe siècle, en pleine résurgence du Ku Klux Klan et qui pratique couramment le lynchage des hommes noirs... Le premier champion du monde noir des poids lourds a représenté une menace pour « l’ordre naturel des choses ». Son titre remit en cause le mythe idéologique et culturel de la supériorité raciale des blancs aux USA. Avec ses directs dévastateurs, il a fait surgir le sentiment d’une menace sur la destinée américaine, en pleine conquête coloniale.... Mais Jack Johnson n'est pas du genre à s'excuser d'être noir et de gagner beaucoup d'argent à la sueur de ses poings...

Avec

  • Philippe Aronson, écrivain, critique littéraire, éditeur et traducteur français.
  • Nicolas Martin-Breteau, maître de conférences à l'université Lille-3, membre du CECILLE et spécialiste d'histoire des États-Unis

Entretien avec l'écrivain afro-américain Richard WRIGHT. Octobre 1960

2 min

Un documentaire de Stéphane Bonnefoi, réalisé par Jean-Philippe Navarre. Lectures d'Un trou dans le ciel de Philippe Aronson : Jean-Michel Martial. Musique : A tribute to Jack Johnson de Miles Davis. Prise de son : Pierre Monteil. Mixage : Alain Joubert. Archives INA : Inès Barja, Marie Chauveau et Christelle Rousseau.

Bibliographie :

- Un trou dans le ciel, Philippe Aronson, éd. Inculte

- La victoire du nègre, Daniel Picouly, éd. Steinkis

- Black America, Caroline Rolland-Diamond, éd. la Découverte

- Ring noir, Claude Meunier, éd Plon

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