Noor Inayat Khan (nom de code Madeleine), section F du Special Operations Executive (SOE)
Noor Inayat Khan (nom de code Madeleine), section F du Special Operations Executive (SOE)
Noor Inayat Khan (nom de code Madeleine), section F du Special Operations Executive (SOE) - Wikimedia Commons - Domaine public - Auteur inconnu
Noor Inayat Khan (nom de code Madeleine), section F du Special Operations Executive (SOE) - Wikimedia Commons - Domaine public - Auteur inconnu
Noor Inayat Khan (nom de code Madeleine), section F du Special Operations Executive (SOE) - Wikimedia Commons - Domaine public - Auteur inconnu
Publicité
Résumé

Le SOE offrait aux femmes la même formation qu’aux hommes : les futures espionnes apprenaient à se battre, à tuer, à tromper l’ennemi, à réussir une filature, à utiliser la radio en chiffrant les messages.

En savoir plus

En 1940, alors qu’existent en Grande-Bretagne le Security Service et le Secret Intelligence Service (Les MI5 et MI6), Winston Churchill crée le SOE, un service de renseignement supplémentaire destiné à mettre "l’Europe à feu et à sang". Contrairement aux autres services secrets, il sera dissous en 1946. Son siège se trouve sur Baker Street, la rue où Conan Doyle installe Sherlock Holmes. Le SOE envoie des espions dans chaque pays d’Europe afin d’effectuer des opérations de sabotage, d’information et de désinformation. À la différence des deux autres services, le SOE recrute des femmes, trente-neuf au total, toutes sections confondues : cette présence des femmes s’explique par le manque de main d’œuvre et par le caractère moins machiste du SOE par rapport aux MI5 et MI6. Maurice Buckmaster, depuis Londres, dirige la section féminine du SOE. Avant de partir sur le terrain, les agentes sont formées par Vera Atkins. Jusqu’à sa mort, en 2000, celle-ci enquête en Allemagne sur la façon dont ces espionnes ont terminé leur vie afin d’en informer leur famille. La plupart des espionnes du SOE sont mortes dans des camps de concentration, après un passage en prison. Elles étaient moins protégées par leur hiérarchie que ne l’étaient les hommes. Au moment de les recruter, les instructeurs fermaient les yeux sur certaines de leurs faiblesses car il fallait bien nourrir la Résistance. Les plus connues de ces héroïnes s’appellent Odette Sansom-Churchill (qui n’avait rien à voir avec Winston Churchill), Violette Szabo, et Noor Inayat Khan. Toutes les trois furent remerciées de leur bravoure en recevant la George Cross, à titre posthume pour Noor Inayat Khan et Violette Szabo.

La maison de la famille Inayat Khan où vécu Noor, à Suresnes (depuis la rue de la Tuilerie)
La maison de la famille Inayat Khan où vécu Noor, à Suresnes (depuis la rue de la Tuilerie)
- Virginie Bloch-Lainé

Pour en parler

  • Rémi Kauffer, journaliste spécialiste des services de renseignements
  • Antoine Capet, historien
  • Annie Lacuisse-Chabot, proche de la famille de Noor Inayat Khan
  • Laurent Joffrin, journaliste, essayiste
  • Guillaume Zeller, journaliste, essayiste

Merci à Aurélie Luneau et Chams Zarrouk

Publicité

Bibliographie sélective

  • Guillaume Zeller, Violette Szabo. De Londres à Ravensbrück, une espionne face au SS (Tallandier)
  • Laurent Joffrin, La Princesse oubliée (Pocket)
  • Sarah Helm, Vera Hatkins, une femme de l’ombre. La résistance anglaise en France (Seuil)
  • Beryl E. Escott, Les Héroïnes du SOE. Les Femmes des services secrets britanniques dans la résistance (Omblage)
  • Shrabani Basu, Espionne et Princesse. La Vie de Noor Inayat Khan (Metvox)

Archives Ina :  Pierre Nord, Les grandes conférences (18.11.1970) - Interactualités sur Michael Foot (1966) et témoignage du colonel Buckmaster - La France au combats (24.08.1954), Robert Lyon

Extrait "Noor Inayat Kahn, lumière de toutes les femmes", 1ère mission en France pour le SOE

2 min

Musiques

Andersen Hyperboran, Hyperboran et Infinite distance - Zakir Husain et th Vinayakran, Adi taalam -  Davis Harper, Princess spy

Générique

Un documentaire de Virginie Bloch-Lainé, réalisé par Clotilde Pivin. Prises de son, Sébastien Huel et Christophe Michou. Archives Ina, Mylène Touchais. Page web, Sylvia Favre.

Pour en savoir plus

51 min