Gino Bartali, maillot jaune, lors du Tour de France 1938. - Agence de presse Meurisse / BNF
Gino Bartali, maillot jaune, lors du Tour de France 1938. - Agence de presse Meurisse / BNF
Gino Bartali, maillot jaune, lors du Tour de France 1938. - Agence de presse Meurisse / BNF
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Résumé

Au moment où Mussolini instaure les lois raciales fascistes de 1938, le cycliste Gino Bartali gagne son premier Tour de France.

En savoir plus

Mussolini en personne lui a demandé de participer à la grande compétition sportive afin d’asseoir la supériorité italienne, après la victoire de l'équipe nationale lors de la Coupe du monde de football qui se déroule également en France. Mais Bartali, s'il obtempère, ne fait pas le salut fasciste lors de sa victoire au Parc des princes, contrairement aux footballeurs qui arborent le maillot noir...  

1er épisode : Gino le Juste

Gino Bartali lors de la 10e étape du Tour de France 1938
Gino Bartali lors de la 10e étape du Tour de France 1938
- Agence de presse Meurisse / BNF

S'il ne peut s'opposer frontalement au Duce, Gino va mener dans le plus grand secret des actes de résistance dès 1943, alors que les rafles et les assassinats contre les Juifs s'intensifient suite à l'invasion allemande. Le campionissimo va acheminer à bicyclette de faux papiers, cachés dans le cadre de son engin, à ceux qui ont trouvé refuge dans des couvents, parfois à plus de 300 kilomètres de sa résidence toscane...

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Archive INA : Interview de Gino BARTALI sur le Tour de France 1938 - Chaine non determinée (AGENCES) 20/07/1938

2 min

Bartali lors du Tour de France 1952
Bartali lors du Tour de France 1952
© AFP

Bartali, également dit "Gino-le-pieux" pour sa dévotion à Sainte-Thérèse de Lisieux, n'a jamais évoqué ses actes de son vivant. Une action qui lui aura permis de sauver près de 800 Juifs.

Gino Bartali et Fausto Coppi patientent avant le départ d'une étape du Tour de France 1949.
Gino Bartali et Fausto Coppi patientent avant le départ d'une étape du Tour de France 1949.
© AFP

2nd épisode : Bartali-Coppi : une rivalité italienne

La rivalité Bartali-Coppi compose la plus belle légende du cyclisme mondial. Et au-delà ...

Embauché  comme « domestique » sur le Tour d'Italie 1940 pour le compte de Bartali, le jeune Fausto Coppi va rapidement devenir l'égal de son prestigieux aîné. Voire même le dépasser, grâce à sa passion pour le progrès. Diététique, équipements... et amphétamines : Coppi est aussi le premier cycliste à pratiquer le dopage à grande échelle.

Fausto Coppi se rafraîchit devant son compatriote Gino Bartali dans la montée du col du Galibier, lors de la 11e étape du Tour de France 1952
Fausto Coppi se rafraîchit devant son compatriote Gino Bartali dans la montée du col du Galibier, lors de la 11e étape du Tour de France 1952
© AFP

Gino va s'échiner durant des années à traquer ses secrets. Il descend dans les mêmes hôtels, fouille ses poubelles, fait analyser le contenu des boissons de son rival... "Je l'étudiais, le regardais, le scrutais, le passais au crible, avec la volonté forcenée de trouver quelque chose..." déclarera Gino.

Archive INA : Annonce du décès de l'ancien coureur cycliste Gino Bartali France Inter : 06/05/2000

1 min

En 1948, Bartali gagne le Tour de France tandis que Coppi l'emporte l'année suivante... Ces deux coureurs, statufiés de leur vivant par les écrivains qui suivent le Giro (Dino Buzzati, Malaparte...), vont devenir des icônes de la reconstruction italienne post-fasciste. 

Fausto Coppi et Gino Bartali photographiés avant la conférence de presse où ils annonceront qu'ils vont concourir dans la même équipe, à Milan, Italie le 13 novembre 1959.
Fausto Coppi et Gino Bartali photographiés avant la conférence de presse où ils annonceront qu'ils vont concourir dans la même équipe, à Milan, Italie le 13 novembre 1959.
© Getty - Keystone-France/Gamma-Rapho

Avec Philippe Bordas, écrivain, Pierre Carrey, journaliste, Jean-Pierre Favéro, historien, Jean-Pierre de Mondenard, médecin du sport, et Alberto Toscano, journaliste.

Un documentaire de Stéphane Bonnefoi. Réalisé par Anne Perez-Franchini. Prise de son : Jean-André Gianecchini. Mixage : Eric Boisset. Archive INA : Anne Delaveau. Documentation et recherche internet : Annelise Signoret. Avec la collaboration de Thibaut Téranian.

Bibliographie : 

Paolo Conte chante Bartali ...

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Pour aller plus loin

Episode 1 :

Episode 2 :

Références

L'équipe

Christine Bernard
Christine Bernard
Christine Bernard
Coordination
Stéphane Bonnefoi
Production déléguée
Anne Perez
Réalisation