Une photographie de Louis Le Prince, inventeur du film cinématographique. Vers 1885. Avec l'aimable autorisation du musée industriel Armley Mills, Leeds
Une photographie de Louis Le Prince, inventeur du film cinématographique. Vers 1885. Avec l'aimable autorisation du musée industriel Armley Mills, Leeds - Domaine public - Wikimedia Commons - Auteur Inconnu
Une photographie de Louis Le Prince, inventeur du film cinématographique. Vers 1885. Avec l'aimable autorisation du musée industriel Armley Mills, Leeds - Domaine public - Wikimedia Commons - Auteur Inconnu
Une photographie de Louis Le Prince, inventeur du film cinématographique. Vers 1885. Avec l'aimable autorisation du musée industriel Armley Mills, Leeds - Domaine public - Wikimedia Commons - Auteur Inconnu
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Assassinat, disparition volontaire, suicide, accident, faillite ? Qu’est-il arrivé, ce 16 septembre 1890 où Louis Le Prince, dans le train direct Dijon-Paris, disparaît ?

Trois ans après la disparition de Louis Aimé Augustin Le Prince, Thomas Edison fait la démonstration de son kinétoscope. À l’époque, la famille en est sûre, c’est lui qui a fait disparaître Louis Le Prince pour lui voler son invention ! D’autant plus que quelques années après la disparition du père, c’est le fils, Adolphe, qui est retrouvé mort d’une balle, son fusil à côté de lui sur une plage, alors qu’il était parti à la chasse aux canards. Suicide, accident ou meurtre ? La famille pointe à nouveau Edison du doigt.

Peter Domankievicz, réalisateur, scénariste et journaliste, répond à la question que beaucoup se sont posé à l'époque : Edison aurait-il pu tuer Le Prince ? "En fait, même les plus grands détracteurs d’Edison ne pensent pas qu’il aurait été capable de commanditer un assassinat. Edison a une meilleure façon de tuer les choses dans l’œuf, et cela se passe au tribunal, avec ses avocats. Il anéantit les projets de ses rivaux. C’est comme ça qu’il a régné sur le monde du cinéma. Il ment à la barre, et personne ne fait rien, parce que c’est Edison."

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Mais après tout, une disparition dans un train, en 1890, était-elle si mystérieuse que ça ? Et si Le Prince était monté dans le mauvais train ? Son invention fonctionnait-elle vraiment ? N’aurait-il pas assumé l’échec et préféré disparaître ? Et si ce n’était que le hasard ? La malchance, une mauvaise rencontre. C’est en tout cas ce que croit aujourd’hui les descendants de Louis Aimé Augustin Le Prince, et notamment son arrière arrière petite-fille, Laurie Snyder. 

Il subsiste donc beaucoup de zones d'ombres et l’enquête, plus de cent ans après une disparition, reste bien délicate puisqu'il ne reste, de Louis Aimé Augustin Le Prince, que deux caméras, treize images sur une plaque de verre, trois films de moins d’une seconde et une énigme, une légende. 

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Les invités

  • David Wilkinson, réalisateur du documentaire The first film
  • Peter Domankievicz, réalisateur, scénariste et journaliste
  • Richard Howells, enseignant chercheur
  • Irfan Shah, écrivain et créateur du podcast The Shadow Traps
  • Patrick Rebeaud, réalisateur du documentaire L’affaire Leprince le cold case de l’histoire du cinéma
  • Laurie Snyder, arrière arrière petite fille de Louis Aimé Augustin Le Prince

Remerciements : Association Domitor, la librairie universitaire de Leeds, Paul Sellors, Ian Christie, Denis Forget

Avec les voix françaises de Maxime Le Gall, Romain Lemire et Sophie Barjac - Traduction, Joy Majdalani

générique

Un documentaire de Céline Zufferey, réalisé par Julie Beressi. Prise de son, Jean-Benoît Têtu et Djaisan Taouss. Mixage, Valérie Lavalart. Page web, Sylvia Favre.

Musique

Générique des émissions La séquence du spectateur (1953-1989. Voix-off, Catherine Langeais) et Monsieur Cinéma (1967-1980 avec des interruptions) présentée par Pierre Tchernia et Jacques Rouland.

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Pour en savoir plus

À retrouver, le week-end prochain, La face cachée d'Asmahan, un documentaire en deux épisodes d'Émilie Chaudet, réalisé par Yvon Croizier.