Ali Farka Toure en 2005
Ali Farka Toure en 2005
Ali Farka Toure en 2005 - Tagles / Wikimedia Commons
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Résumé

Tant qu’à raconter l’homme, il faut dire et conter la Terre qui l’a vu naître. Ali Ibrahim Touré, d’ascendance noble et arma, proche des Songhaïs, est né en 1939 sur les rives du Fleuve Niger dans le Nord Mali, aux pieds de la Sainte et millénaire Tombouctou...

avec :

Nick Gold (Producteur, fondateur du label World Circuit), Adam Thiam (sociologue, éditorialiste du journal malien Le Républicain.), Vieux Farka Toure, Ray Lema (Pianiste, guitariste et compositeur), Alkibar Junior (groupe de Niafunké et héritier du son Farka.).

En savoir plus

Ali Ibrahim Touré, né en 1939 fut surnommé "Farka", l’âne, car seul survivant garçon d’une famille de 10 enfants. Jeune orphelin d’un père militaire mort au combat pendant la Seconde Guerre mondiale, issu d’une famille de cultivateurs, il fut très tôt confié à sa grand-mère Kounandi Samba, guérisseuse connue dans le pays, qui l’initia au ghimbala, la science occulte des génies du fleuve Niger. Il devint tour à tour mécanicien, chauffeur, technicien à la radio nationale malienne, collaborateur d’Hamadou Hampaté Bâ avec qui il récolta des légendes dans tout le Mali, docker, piroguier, ambulancier. 

Pour certains, ce self-made man multi-instrumentiste de génie, fut un "guitar hero" qui fit cinq fois le tour de la planète, fut récompensé de trois Grammy Awards, collabora avec Johnny Lee Hooker, Taj Mahal et Nick Gold, patron du label World Circuit qui fut son manager pendant 30 ans. Pour d’autres, il était tout simplement l’ADN du blues, comme aimait l’appeler Martin Scorsese qui lui consacra un documentaire, un chaînon manquant entre les bluesmen afro-américains des rives du Missisipi et l’Afrique… Mais ce sont les simples mots "musicien cultivateur" qui ornaient sa carte de visite. 

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N’ayant jamais cédé aux sirènes de l’Occident ni aux récompenses multiples, la croix du sud d’Ali Farka resta toujours le Mali et Niafunké, la ville qu’il ne quitta jamais et dont il fut maire à la fin de sa vie, cette terre et ce fleuve qu’il chanta et popularisa auprès des mélomanes du monde entier, terre dont il rêvait de faire un paradis grâce à l’autosuffisance alimentaire. 

Disparu en 2006 après plus de 50 ans de carrière, Ali Farka Touré fit de ce proverbe qu’il aimait répéter : "le miel n’est jamais bon dans une seule bouche", le sens profond de sa vie…

Une émission de Sofia Aouine, réalisée par Nathalie Battus. Liens internet : Annelise Signoret.

Remerciements : World Circuit Label,  Afel Bocoum, Maggie Doherty, Eric Herman, Olivier Rogez et la fondation Ali Farka Touré, et les esprits du Fleuve Niger et de Niafunké...

Liens

Dans Télérama , pour Elise Raque Ali Farka Touré, du blues qui coule de source

Site de la fondation Ali Farka Touré.

Biographie proposée par le site Mali-Music.com

Jeune Afrique revient sur le légendaire album d’Ali Farka Touré et Ry Cooder : Talking Timbuktu.

Documentaire sur l’album d’Ali Farka Touré & Toumani Diabaté, lauréats d’un Grammy Award en 2005 pour leur album In the Heart of the Moon.

Site officiel de Vieux Farka Touré, son fils, guitariste lui aussi.

Site de Ray Lema

World Circuit Records

Ali Farka Touré - Facebook

En savoir plus : Nick Gold, producteur aux mains d'or