Ernst Lubitsch en 1920 - Alexander Binder
Ernst Lubitsch en 1920 - Alexander Binder
Ernst Lubitsch en 1920 - Alexander Binder
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Résumé

Né à Berlin dans une famille de tailleurs juifs, Ernst Lubitsch, au grand désespoir de son père, ne deviendra jamais commerçant. Mais de ces années passées au milieu des tissus, Lubitsch fera un chef d'oeuvre The Shop Around The Corner, qui le consacrera maître de la "Comédie sophistiquée".

avec :

N.T. Binh (Journaliste, critique, enseignant de cinéma (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)), Manfred Flügge (essayiste, auteur de 'Je me souviens de Berlin' (Grüntal).), Katalyn Por (historienne du cinéma.), Pierre Le Gall (cinéphile, amateur de Lubitsch.), Patrick Gree (cinéphile, amateur de Lubitsch.), Christian Viviani (Coordinateur et rédacteur de la revue Positif, professeur à l’université de Caen-Basse Normandie), Marc Cerisuelo (Professeur en Histoire et esthétique du cinéma à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée).

En savoir plus

Christine Lecerf. Réalisation : Lionel Quantin. Rediffusion de l'émission du 12.05.2012. Avec la collaboration de Claire Poinsignon et d'Annelise Signoret.

La carrière époustouflante de Lubitsch – réalisateur et/ou producteur de près de soixante-dix films muets et parlants - débute par un échec. Dans le Berlin d’avant-guerre, le théâtre centré autour de la figure du dramaturge Max Reinhardt attire tous les jeunes talents d’Europe centrale. Lubitsch rêve lui aussi de déclamer du Shakespeare, mais le futur réalisateur de To be or not to be comprend vite qu’il n’a ni le physique ni le talent du grand comédien. A l’instar de Chaplin, il profite alors de la naissance du cinéma muet pour camper son propre personnage et devient l’un des comiques les plus réputés d’Allemagne. Pendant la guerre, il réalise ses premiers films en remontant le moral de la population !

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Vingt ans plus tard, un gros cigare à la main, le « patron » du cinéma américain déclare avec malice : « S’adapter, c’est ma morale ». Lubitsch a quitté l’Europe, en 1922, avec Madame Du Barry dans ses bagages. Il est passé du muet au parlant avec La veuve Joyeuse . Sollicité par les plus grands studios, aidé des meilleurs scénaristes (comme Billy Wilder ou Samson Raphaelson) et entouré des plus belles actrices (Marlen Dietrich dans Ange , Greta Garbo dans Ninotchka ou Jennifer Jones dans La folle ingénue ), Lubitsch enchaîne les comédies à succès en déjouant avec aisance le code de la censure américaine.

Aujourd’hui comme hier, le spectateur de Lubitsch est un complice heureux. Qu’il s’agisse d’adultère, de plomberie, de révolution bolchevique et même d’Hitler, il savoure avec lui le plaisir de « ne jamais mépriser la valeur d’un rire ».

Liens :

Biographie d’Ernst Lubitsch sur le site du ciné-club de Caen.

Ernst Lubitsch et l’implacable mécanique du Rire - (Henri Bergson en images), un portrait signé Jean-Philippe Costes (Cinéma anglo-saxon.fr).

La dernière retouche d’Ernst Lubitsch : un texte de Samson Raphaelson, écrivain et co-scénariste de Lubitsch, lu par Jacques Bonnaffé. Lecture à voir sur canal-u.tv.

Un cinéaste au paradis ou Lubitsch à Hollywood (1930-1945) : Conférence de Pierre Berthomieu, disponible sur le site de la Cinémathèque française.

Tout est plaisir, une conférence de Jean Douchet, disponible sur le site de la Cinémathèque française.

Références

L'équipe

Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production
Claire Poinsignon
Collaboration