Isadora Duncan au centre de la photo, en 1910 danse sur la plage
Isadora Duncan au centre de la photo, en 1910 danse sur la plage
Isadora Duncan au centre de la photo, en 1910 danse sur la plage ©Getty -  George Rinhart/Corbis
Isadora Duncan au centre de la photo, en 1910 danse sur la plage ©Getty - George Rinhart/Corbis
Isadora Duncan au centre de la photo, en 1910 danse sur la plage ©Getty - George Rinhart/Corbis
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Résumé

Isadora Duncan a été un objet de fascination totale pour ses contemporains. Venue de l’autre côté de l’océan, cette danseuse aux pieds nus, sans corset, a sidéré le public de la Belle époque par son audace, sa manière de danser, sa soif de liberté et son esprit révolutionnaire.

avec :

Elisabeth Schwartz (Danseuse, pédagogue, chercheuse en danse, notamment autour de la danse d’Isadora Duncan, de Rudolf Laban et de la danse du début du XXème siècle.), Geneviève Vincent (Historienne de la danse et écrivain), Jules Stromboni (Auteur et dessinateur de bande dessinée), Laetitia Doat (Interprète, chorégraphe, pédagogue, maître de conférences au département Arts/danse, université Lille 3, directrice artistique de la compagnie Edges), Boris Charmatz (Danseur, chorégraphe et directeur du Musée de la danse à Rennes.), Florence Rochefort (Historienne des femmes et du genre), Amy Swanson (Danseuse, chorégraphe, fondatrice du Regard du Cygne).

En savoir plus

Cette pionnière de la danse moderne a trouvé dans le mouvement des vagues une source d’inspiration pour son art. Née au bord de l’océan Pacifique, Isadora, enfant, contemplait des heures durant les mouvements de la mer. Élevée avec ses frères et sœur par une mère bohème, elle a très tôt quitté l’école pour danser et a créé son propre cours de danse à l’âge de 6 ans !

1h 03
Antoine Bourdelle (1861-1929). "Isadora". Dessin. Paris, musée Bourdelle.
Antoine Bourdelle (1861-1929). "Isadora". Dessin. Paris, musée Bourdelle.
- Musée Bourdelle / Roger-Viollet

Elle arrive en Europe au tournant du siècle avec une quête esthétique très forte axée sur la fluidité des mouvements, l’ondulation. Son influence ? La Grèce antique, que ce soit à travers ses textes ou ses sculptures.

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Illustration extraite du livre de Jules Stromboni et Josepha Mougenot
Illustration extraite du livre de Jules Stromboni et Josepha Mougenot
- Jules Stromboni

Si Isadora Duncan a autant marqué les esprits c’est aussi parce que c’était une femme libre, qui avait choisi d’avoir des enfants de pères différents, sans se marier et qui a pris le parti de la Russie révolutionnaire.

Illustration extraite d'Isadora Duncan
Illustration extraite d'Isadora Duncan
- Jules Stromboni

L’Histoire a retenu d’elle des drames : la perte de ses deux enfants et sa fin tragique, étouffée par son écharpe prise dans les roues d’une voiture, mais c’est à un autre parcours que nous invitons, celui d’une femme qui a contribué, à sa manière, à la libération du corps féminin et à celui du mouvement dansé.

Isadora sur la plage à Venise, 1903 ou 1905
Isadora sur la plage à Venise, 1903 ou 1905
- Epreuve argentique, Cologne, Deutsches Tanzarchiv. Droits réservés.

Dans le documentaire, les danses d’Isadora Duncan sont interprétées par Laetitia Doat, Amy Swanson, Jesus-Maria Sevari, Elisabeth Schwartz et Boris Charmatz.

Par Céline du Chéné. Réalisation : Laurent Paulré. Prise de son : Frédéric Cayrou, Benjamin Thuau, Jeremy Tuil. Mixage : Valérie Lavallart. Attachée de production : Claire Poinsignon. Avec la collaboration d'Annelise Signoret. Archives sonores avec l’aide de Manuela Dubessy de l’INA.

Extraits et archives :

- Isadora, un film de Karel Reisz avec Vanessa Redgrave dans le rôle d’Isadora Duncan (1968).

- Marcel Jouhandeau – RTF - 18 octobre 1955 (anecdote de ses camarades de lycée bouleversés par la vision d’Isadora Duncan dansant).

- Antoine Pastor - RTF Radio Côte d’Azur - 3 janvier 1958 (l’accident mortel d’Isadora Duncan raconté l’ancien maître d’hôtel d’Isadora Duncan. Témoin oculaire).

- Rhodia Dufet Bourdelle, fille du sculpteur Antoine Bourdelle - France Culture, « Nuits magnétiques » - 14 avril 1987 (Vision de la mort des enfants d’Isadora Duncan).

- Henri Weitzmann – France Culture, « Mémoires du siècle » - 20 août 1987 (souvenir d’enfance : un beau matin de mai 1906, il accompagne son oncle au théâtre du Trocadéro et par hasard découvre Isadora Duncan nue sur scène).

Liens :

Site des archives Isadora Duncan : photos, documents…

Correspondances entre la danse d’Isadora Duncan et l'oeuvre de Rodin. A voir sur la vidéothèque de danse en ligne, Numeridanse.

Bibliographie sur Isadora Duncan, réunie par Katharina Van Dyk, département danse de l’université Paris-8.

Seul film (de quelques secondes) où l’on peut voir danser Isadora Duncan

Blog de Peter Kurth, biographe d’Isadora Duncan : citations et photos d’archives, regroupées par thèmes.

Le centre national de la danse (CND) et sa vidéothèque de danse en ligne.

Laetitia Doat, sa fiche sur le site de l'Université de Lille.

Etude révolutionnaire, d'Isadora Duncan, interprétée par Boris Charmatz et Elisabeth Schwartz.

La compagnie Edges - Le site

Le Regard du Cygne - Le site

Site du musée de la danse à Rennes.

Site de Jules Stroboni.

Site du musée Bourdelle, où se trouve une importante collection de dessins du sculpteur représentant Isadora Duncan.

Références

L'équipe

Claire Poinsignon
Collaboration