Portrait de Maria Callas, durant l'enregistrement de l'émission "Small World", avec Edward R. Murrow, en décembre 1958 ©Getty -  CBS Photo Archive/Getty Images
Portrait de Maria Callas, durant l'enregistrement de l'émission "Small World", avec Edward R. Murrow, en décembre 1958 ©Getty - CBS Photo Archive/Getty Images
Portrait de Maria Callas, durant l'enregistrement de l'émission "Small World", avec Edward R. Murrow, en décembre 1958 ©Getty - CBS Photo Archive/Getty Images
Publicité
Résumé

Les dieux sont muets, les anges chantent. Aucune créature, aucun être de chair et de sang n'a chanté comme Maria Callas...

avec :

Umberto Eco (Sémiologue, écrivain italien), Jean-Claude Biette (réalisateur), Hector Bianciotti (journaliste et écrivain.), June Anderson (cantatrice.), Michel Glotz (directeur artistique.), Sergio Segalini (rédacteur en chef de la revue Opéra International.), Janine Reiss (cheffe de chant, pianiste et claveciniste française (1921 - 2 juin 2020)).

En savoir plus

C'étaient les dieux, l'instinct primordial, les forces telluriques de l'univers qui s'exprimaient par sa voix. La voix impure. Magicienne, prêtresse, messagère, Maria Callas sut mieux que quiconque se faire un nom - Callas à la Scala - et elle, l’Étrangère, composa l'une des grandes mythologies du XXème siècle.

A l'image des divas romantiques, elle aura incarné au-delà du cercle des initiés, l'Opéra avec son cortège de fastes et de scandales. En coulisse, la renaissance de tout un répertoire : le bel canto romantique. On se prit à rêver de Malibran, Pasta, Colbran… Callas ou le chant-théâtre, jusqu'à se consumer. Une voix-monde protéiforme. Une idéalisation de la douleur et de la féminité dans ce qu'elle a de plus chaste à la fois. "Prima donna assoluta".

Publicité
58 min

Duel féroce entre la Diva et le public. Thuriféraires et contempteurs s'empoignèrent alors que l'opéra semblait mort. A la clé, une révolution du chant, inéluctable, l'académisme brisé, les routines bousculées, il y a un "avant" et un "après" Callas. Des pirates apparurent comme s'il s'était agi d'une pop star. Saisir l'incandescence de la comète avant qu'il ne soit trop tard. La photographie fut pléthorique, la gloire cathodique quasi muette.

Nombreux furent les cinéastes à faire des propositions de tournage : Losey, Visconti, Bolognini… Seul Pasolini comprit. Elle était Médée. Le musée Callas s'édifia grâce au vinyle. Un travail incessant. Toute l'ascension exemplaire de Callas n'a été que la pratique d'une vertu : l'intégrité.

Le mythe se construisit à la faveur de l'essor de l'industrie du disque. Au carrefour de luttes homériques entre les grandes firmes internationales, la voix s'éleva…

Extraits de La Traviata (Bande archive Radio Lisbonne, extrait, scène de la lettre) / Giuseppe Verdi / Maria Callas.

Lectures : Elisabeth Macocco et Anne Alvaro.

En savoir plus : Destins de diva (4/4)
55 min

Pour aller plus loin

« Trois jours avec… Maria Callas », un CD de la collection Les Grandes Heures Radio France / Ina, dans lequel on peut entendre les entretiens de Maria Callas avec Micheline Banzet-Lawton en 1965.

Interview, en français, de la cantatrice par Bernard Gavoty le 18 mai 1965. Vidéo à voir sur le site de l’Ina.

Les voix de Maria Callas : analyse de la technique vocale de Maria Callas par Nicole Scotto di Carlo, chercheur au CNRS.

Pasolini et Maria Callas, une romance particulière : article de la revue Watt.

L’agence Getty Images expose sur son site 1014 photos et illustrations de la cantatrice.

Première diffusion le 18 juin 2000

Références

L'équipe

François Caunac
Production
Claire Poinsignon
Collaboration
Irène Omélianenko
Coordination
Olivier Guérin
Réalisation
Annelise Signoret
Collaboration