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Pourquoi il faut relire "Les Misérables" de Victor Hugo

Par
"La liberté guidant le peuple" par Eugène Delacroix
"La liberté guidant le peuple" par Eugène Delacroix
- Wikimedia Commons

"Partout où l’homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l’enfant souffre faute d’un livre qui l’enseigne et d’un foyer qui le réchauffe, le livre "Les Misérables" frappe à la porte et dit : "Ouvrez-moi, je viens pour vous"."

Victor Hugo a soixante ans lorsqu’il achève la rédaction des Misérables. Dès sa parution en 1862, les lecteurs s’arrachent le livre. En octobre, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Victor Hugo écrit : "Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre Les Misérables est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s’il sera lu par tous, mais je l’ai écrit pour tous. Il s’adresse à l’Angleterre autant qu’à l’Espagne, à l’Italie autant qu’à la France, à l’Allemagne, autant qu’à l’Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu’aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s’arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. À l’heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s’appelle l’homme, il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues".

Tout le monde peut citer le titre d'au moins un roman de Victor Hugo. Dans quelles circonstances ont-ils été écrits ? Quels en sont les enjeux ? Comment, du premier, en 1831, au dernier, en 1874, Victor Hugo a  réinventé le roman en dilatant les formes traditionnelles du genre romanesque pour y amalgamer la philosophie, l'histoire, la poésie, l'épopée...

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Une conférence enregistrée en 2014.

Agnès Spiquel, professeur émérite de littérature française à l'Université de Valenciennes. Agnès Spiquel s'est consacrée d'abord à Victor Hugo et au romantisme ; puis à Albert Camus, son oeuvre, ses  engagements, ses rapports avec l'Algérie.