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Quand l’apprentissage de la musique était réservé aux filles

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Trompe-l'oeil "Le putte curiose", salle de musique de l'Ospedaletto, Venise
Trompe-l'oeil "Le putte curiose", salle de musique de l'Ospedaletto, Venise
- Wikimedia Commons

Célèbres pour avoir déçu Jean-Jacques Rousseau, qui les qualifia de "laiderons" tout en se délectant de leur chant, les musiciennes des "ospedali" de Venise méritent une place à part dans l’histoire culturelle et musicale. Quelles sont les raisons qui expliquent cette spécificité vénitienne ?

Au début du XVIe siècle, les institutions charitables vénitiennes ne faisaient pas figure d’exception dans l’Europe de la Réforme catholique : toutes les grandes villes se dotaient alors d’hôpitaux, d’orphelinats et d’établissements destinés à secourir les enfants trouvés. Pourtant, seuls les ospedali de Venise ont vu se développer en leur sein de prestigieuses écoles de musique, qui ont formé des musiciennes suffisamment douées pour attirer au XVIIIe siècle, les amateurs de toute l’Europe. 

Pourquoi avoir choisi de réserver l’apprentissage de la musique aux seules filles ? Qui étaient ces musiciennes ? Quels témoignages en ont donné les voyageurs qui traversaient l’Europe pour venir les entendre ? 

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Une conférence enregistrée en mars 2016, dans le cadre du cycle "Les Mardis de l’École des chartes".

Caroline Giron-Panel, professeure agrégée d'histoire, ancienne conservatrice à la Bibliothèque nationale de France, auteure notamment de Musique et musiciennes à Venise

Solveig Serre, chargée de recherches au Cnrs au sein de l'Atelier de recherches sur l'intermédialité et les arts du spectacle.

En savoir plus : Je vous écris de Venise
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