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Quelle place pour la folie dans notre société ?

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Quelle place pour la folie dans notre civilisation ?
Quelle place pour la folie dans notre civilisation ?
© Getty - ranplett

Dans sa thèse "Histoire de la folie à l’âge classique", Michel Foucault a pour ambition de rendre notre superbe rationalité "honteuse".

À la fin du Moyen Âge, la folie inquiète plus que la mort. La figure du fou symbolise à la fois menace et dérision. Jérôme Bosch avec "La Nef des fous" ou Bruegel avec "Dulle Griet" s’en inspirent. Selon Érasme, l’homme entretient la folie par l’attachement qu’il se porte à lui-même et les illusions qu’ils se créent. La Renaissance marque l’affrontement entre la conscience critique et l’expérience tragique de la folie. Cervantès et Shakespeare donnent à la folie une place centrale dans leurs œuvres "Don Quichotte" et "Macbeth". Une folie sans recours, loin de la vérité et de la raison. Durant la période de l’âge classique, des structures d’internement sont créées pour les aliénés. La folie représente vice et misère.  Elle est considérée comme un trouble à l'ordre public. Désormais, il y a une objectivation de la folie. Elle est enfermée dans une définition purement médicale.  

La folie fascine parce qu’elle est savoir. Ce savoir, si inaccessible, et si redoutable, le Fou, dans sa niaiserie innocente, le détient. Tandis que l’homme de raison et de sagesse n’en perçoit que des figures fragmentaires. Michel Foucault

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