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Qui sont les sorcières ?

À regarder des sorcières s'envoler sur des balais, on se doute que ce sont des créatures imaginaires. À parler de chasse aux sorcières, on doit pourtant se rappeler que l'Inquisition a pour de vrai brûlé vives les femmes qui s'adonnaient à la magie noire. Dans sa thèse sur la construction de la figure de la sorcière à la fin du Moyen Âge, Maxime Perbellini doit multiplier les sources dans lesquelles la réalité s'imbrique avec le mythe. Pour commencer, on peut même se demander à quel point le phénomène a pu précéder la formation du mot "sorcière" en français.

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Maxime Perbellini est doctorant en histoire médiévale à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris et à l’Université Libre de Bruxelles sous la direction de Marie Anne Polo de Beaulieu (CNRS / GAHOM) et d’Alain Dierkens. Licencié en histoire et en histoire de l’art, il a poursuivi ses recherches en master sur les imaginaires entourant le végétal au Moyen Âge, se concentrant sur l’étude des récits entourant les naissances humaines extraordinaires issues du végétal dans la littérature, les images, la philosophie ou la médecine. Il travaille désormais sur la construction de la figure de la sorcière à la fin du Moyen Âge (XIIIe-XVe siècles). Pourquoi vole-t-elle sur un balai ? Pourquoi est-elle vieille et laide ? En essayant d’adopter un regard transversal entre les études déjà entreprises (procès, théologie, écrits normatifs) et de nouvelles sources (culture visuelle, exempla , traités de superstitions, gloses), son objectif est de reconstituer l’évolution des représentations mentales et visuelles attachées à la sorcière.