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Rendez-vous en cyber espace avec François Bon

Par
François Bon
François Bon
© AFP - ERIC FEFERBERG

Écrire, parler, publier, faire du montage vidéo ou photographier, composer ou improviser, explorer : c’est par ces gestes, de plus en plus indissociables sur le web, que François Bon réinvente, la littérature à l’heure de la transition numérique.

Dans le sillage de l’entretien qu’il a accordé à "Esprit" pour le dossier "Politiques de la littérature", l’écrivain François Bon a invité Joël Hubrecht dans son "labo" littéraire, l’atelier où il enregistre les vidéos de sa chaine Youtube, créée en 2009. Plongée à deux au cœur d’une oeuvre qui, en se réinventant sur le web, confirme sa force et sa cohérence, depuis le premier livre Sortie d’usine en 1982 jusqu’au récent Société des amis de l’ancienne littérature, recueil d’histoires "entre réel et fantastique" qui donne langue à un imaginaire numérique de la littérature.

Écrire, parler, publier, faire du montage vidéo ou photographier, composer ou improviser, explorer seul ou à plusieurs : c’est par ces gestes, de plus en plus indissociables sur le web, que François Bon réinvente, avec d’autres, la littérature à l’heure de la transition numérique.

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En ouvrant les pages de ses livres, les plus récents comme les plus anciens, et en regardant des extraits de ses créations web, cette réinvention apparait ici dans toute sa complexité. Elle interroge en profondeur les évolutions technologiques, les usages de l’internet, notamment chez les jeunes étudiants, et la redécouverte d’un héritage littéraire qui loin d’être rendu désuet par ces mutations permet au contraire de les investir avec plus d’audace.

Lovecraft, dont François Bon a traduit et édité nombre de textes, tout comme Henri Michaux, ou les Rolling Stones, dont il a écrit une biographie de référence, et encore le poète Christophe Tarkos sont quelques unes des figures évoquées lors de cet échange. Elles retrouvent – et apportent – une nouvelle énergie pour franchir les frontières mouvantes du cyber espace et d’une oeuvre ouverte que Joël Hubrecht interroge, en puisant aussi bien dans l’histoire d’Esprit que dans la philosophie d’un Matthew Crawford. Les confins des villes, leurs sous-terrains, la place des morts, les béances du suicide, les formes du fantastique ou du récit de voyage innervent l’écriture de François Bon pour dire "ces poussées du dedans, secrètes, irrationnelles, qui distordent le réel mais semble paradoxalement vous le révéler" (Société des amis de l’ancienne littérature, Tiers Livre éditeur, 2020).

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Une rencontre enregistrée en juillet 2021.

François Bon, écrivain

Joël Hubrecht, responsable du programme Justice pénale internationale à l'Institut des hautes études sur la justice, membre du conseil de rédaction de la revue "Esprit".

Les Nuits de France Culture
1h 00
Le Deuxième invité
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