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Renseignement : l'impossible coopération ?

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L'identification du corps d'Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attentats de Paris, parmi les morts de l'assaut mené mercredi par les forces de l'ordre à Saint-Denis, est un soulagement pour les autorités françaises. Mais elle révèle en creux les failles du renseignement qui ont permis sa présence en France, et pose à nouveau la délicate question de la coopération en la matière.

François Hollande et Mohammed VI à Tanger, le 20 septembre 2015
François Hollande et Mohammed VI à Tanger, le 20 septembre 2015
© Reuters - POOL

Comment Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats de Paris, a-t-il pu échapper à la vigilance des services de renseignement européens qui le croyaient toujours en Syrie ? Au lendemain de l'identification de son corps parmi les victimes de la vaste opération antiterroriste de Saint-Denis, la question des failles du renseignement est ce vendredi matin largement commentée dans les colonnes de la presse française.

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**Mais de quelles failles parle-t-on précisément ? Eléments de réponse avec Marie-Pierre Vérot, dans le journal de 12h30 d'Antoine Mercier : **

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Un problème autant structurel que fonctionnel
Parmi les réactions, celle de Xavier Bertrand, tête de liste des Républicains pour les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais/Picardie, qui dénonce un "procès trop facile" et "déplacé" à l'encontre des services de renseignement. Le problème est en effet autant structurel que fonctionnel, comme l'explique Véronique Pellerin ce vendredi midi, dans le journal d'Antoine Mercier :

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Pour tenter d'apporter des réponses à ces failles parfois qualifiées de "béantes" en matière de renseignement, tant au niveau national qu'européen, les ministres de l'Intérieur et de la Justice des 28 sont donc réunis en urgence depuis ce vendredi matin à Bruxelles. C'est depuis la Commission européenne que Pierre Bénazet précise la teneur des annonces qui pourraient être faites :

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Que reste-t-il de l'espace Schengen ?
Contrôle du trafic des armes à feu, fichier balistique européen, fichier européen des passagers (PNR), création d'une agence de renseignement européenne, à laquelle s'oppose l'Allemagne... Ces pistes évoquées à la Commission européenne posent toutes la question de l'actualité et de la pérennité de l'espace Schengen.

Pour le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, les défis auxquels l'Union européenne est confrontée sont d'une telle intensité que le bloc communautaire doit se pencher sur ses traités fondateurs, au risque d'assister à une radicalisation politique à l'échelle du continent. Faut-il revenir à une Europe des nations ?

Dans le scénario d'une "décennie de terrorisme" à venir, il est urgent de trouver des solutions au niveau européen et non pas national comme l'estime Esther Benbassa, sénatrice EELV du Val-de-Marne, tout en conservant les prérequis de l'espace Schengen. Esther Benbassa est l'invitée d'Antoine Mercier ce midi :

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La difficile question de la coopération face à l'exemple marocain
Il y a la coopération en Europe, et celle avec les pays arabes et musulmans. Un renseignement émanant du Maroc a notamment mis les enquêteurs sur la piste d'Abdelhamid Abaaoud ont affirmé plusieurs médias français. Avant, selon Le Monde, des démentis de sources judiciaires et policières françaises, qui tout au plus expliquent que les services du royaume chérifien ont transmis a posteriori des précisions sur les personnes interpellées dans l’appartement. Quoi qu'il en soit, François Hollande recevra ce vendredi après-midi le roi du Maroc, Mohammed VI, qui est actuellement en visite privée en France. Un rendez-vous non prévu dans l'agenda présidentiel. Les précisions sont signées Nabila Amel ce vendredi midi :

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