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Semaine du 24 au 30 mai : Européennes 2014, les résultats / Le Cap / Gabriel Garcia Marquez / Alaa El Aswany...

Par

EUROPEENES 2014 / LES RESULTATS

**Dimanche 25 mai **

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En direct de Paris et de Bruxelles

**20h-21h30 SOIREE ELECTORALE ** présentée par Antoine Marette et Julie Gacon

Lundi 26 mai

En direct de Paris et de Bruxelles

**6h30-9h ** **LES MATINS ** par Marc Voinchet et la Rédaction

LE CAP

15h-16h VILLES-MONDE

Par Michel Pomarède - Réalisation : Gilles Mardirossian

**Dimanche 25 mai Le Cap, lieux de mémoire **

Voyage vers le Cap de Bonne-Espérance, pointe sud de l’Afrique, et vers la ville « Le Cap »… Qu’on l’appelle Kaapstad en afrikaans, la langue des métis et des afrikaners, Cape Town en anglais ou iKapa en xhosa, l’idiome de la deuxième ethnie noire du pays, LE CAP est considérée comme la « cité mère » de l’Afrique du sud : fondée en 1652 par le capitaine hollandais Jan van Riebeeck, arrivé à la tête d’une flottille de trois navires pour le compte de la Compagnie des Indes orientales, elle fut la capitale de la colonie du Cap jusqu’en 1910 avant de devenir celle de la province du Cap jusqu’en 1994. Elle est aujourd’hui la capitale « parlementaire » du pays.

C’est au Cap que le 11 février 1990, après 27 ans de prison sur l’île de Robben Island, Nelson Mandela s’adresse en homme libre à son peuple depuis le balcon de l’hôtel de ville. L’histoire est malicieuse car c’est au Cap que furent pensées les lois de l’Apartheid qui régiront la vie de 27 millions de sud africains entre 1948 et 1991. C’est dire si cette ville de presque 4 millions de personnes est importante dans l’histoire du pays. Pour beaucoup c’est le lieu d’une mémoire douloureuse et maintenant apaisée.

Avec la plasticienne Renate Meyer, le photographe Pieter Hugo, l’architecte Lucien Legrange, les écrivains Fréderic Couderc et Deon Meyer, le documentariste François Verster.

**Dimanche 1er juin Le Cap…. beau, fou et cruel **

« Beau, fou et cruel » : trois adjectifs qui résument bien aussi le Cap et son histoire. « Fou », ce pari des Afrikaners en 1652 de fonder une colonie à l’extrême pointe du continent, fou encore leur parcours et leur installation à l’intérieur du pays, au prix de combats cruels contre les tribus noires. « Cruel » encore le régime de séparation des races conçu au Cap, et qui s’effondrera en 1991 à la libération de Nelson Mandela. « Beau », le paysage au Cap, la mer, la montagne, le vent… Beau toujours, le rythme de la ville traversée par de longues artères rectilignes qui se coupent à angles droits. Le Cap, une « ville-mondes »…

Avec les dessinateurs Karlien de Villiers et Anton Kannemyer, le plasticien Cameron Platter, le peintre Ayanda Mabulu, les musiciens du groupe Ruffest, le producteur Eric Vidar Loeb.

GABRIEL GARCIA MARQUEZ (1901-1984)

samedi 24 mai, 16h-17h UNE VIE, UNE ŒUVRE

Par Matthieu Garrigou-Lagrange

Peu d’écrivains côtoient aussi souvent l’extraordinaire que Gabriel Garcia Marquez. Extraordinaire d’une vie tellement romanesque que l’on se perd dans ses rebondissements. Il a vécu partout, au Mexique, en France, à Barcelone, à Londres, à La Havane, sans parler de son village natal, Aracataca, de Barranquilla ou de Bogota, cette ville qu’il détestait tant. Il a connu la misère la plus noire, mangeant dans les poubelles, et les fastes les plus grands, assis aux tables royales et présidentielles de part le monde. Il a démissionné de multiples journaux pour protester contre leur ligne éditoriale, dirigé des magazines de faits-divers ou des publications pour ménagères, avant de racheter Cambio, le « Newsweek » latino américain. Il a vendu des millions d’exemplaires de chacun de ses livres, financé des groupuscules communistes, s’est acheté huit maisons et a toujours gardé à la fois l’estime des critiques et d’un public immense. Quelle persévérance dans l’extraordinaire que la vie de Gabo ! Sûr de ses effets, de son style, étendard le plus haut d’une littérature latino américaine en plein boom dans les années 70, il est un immense écrivain, qui sera toujours resté fidèle à lui même, et cela jusque dans ses erreurs.

Avec notamment Annie Morvan , traductrice de Gabriel Garcia Marquez et responsable de la littérature hispanique au Seuil.

DOCUMENTAIRES

17h-17h55 SUR LES DOCKS

**Lundi 26 mai Sur les dunes de Keremma **

Par Kristel Le Pollotec - réalisation : Diphy Mariani

Keremma est une baie du Finistère Nord, située entre Plouescat et Goulven, farouchement gardée par les descendants de Louis Rousseau. Ce dernier avait acheté le domaine en 1822, procédé à l’endiguement des dunes et entrepris de transformer le tout en vaste phalanstère saint-simonien. Depuis 1987, le domaine est devenu la propriété du Conservatoire du littoral. Les descendants de Louis Rousseau continuent d’entretenir une forme de vie communautaire basée sur la sauvegarde écologique de ce site extraordinaire composé majoritairement de résidences secondaires, que les Keremmaiens fréquentent assidument pour la plupart depuis l’enfance jusqu’à la retraite. Ils sont d’ailleurs une trentaine de retraités à avoir décidé de venir couler leurs vieux jours sur le territoire ancestral.

Pour préserver cette transmission familiale, la charte de « l’association des cousins » a édicté les règles du « Monopoly Keremmaien » : « Quand un cousin a une maison ou un terrain à vendre, il le propose d’abord aux autres cousins de Keremma…».

Cooptation, terrain de tennis communautaire, paiement des cotisations et respect de l’environnement, la vie à Keremma est soigneusement organisée pour recréer une sorte de monde idéal, comme une utopie hippie à la mode de la grande bourgeoisie où les enfants et les adolescents évoluent en toute liberté et où les fêtes, célèbres dans toute la région témoignent d’une rare permissivité.

**Mardi 27 mai A Vincennes, le zoo fait sa mue **

Un documentaire d’Hélène Combis – réalisation : Diphy Mariani

Le Zoo de Vincennes, qui a rouvert ses portes le 12 avril 2014 après cinq années de travaux, s'est métamorphosé, même si l'emblématique Grand Rocher, l’ancêtre de 80 ans, est toujours là. Le zoo est désormais organisé en cinq "biozones" correspondant chacune à une région du monde. Des mesures nouvelles ont été prises comme l’augmentation considérable de la végétation ou des conditions de captivité repensées en faveur de l'animal à qui l'on a donné la possibilité de se soustraire aux regards des visiteurs… Tout témoigne d'une volonté de sensibiliser le public au bien-être animal et aux problématiques environnementales.

A l'heure où le statut juridique des animaux est au centre de bien des débats, le Zoo de Vincennes semble se ranger du côté de ces derniers en les présentant comme des "ambassadeurs" auxquels il est permis de rendre visite. Communication habile, sens du commerce ou réel désir de réinventer le parc zoologique urbain du XXIème siècle ?

Sur les Docks suit le nouveau parcours sur les pas de ceux qui ont œuvré à la transformation des lieux, architectes, paysagistes, botanistes, mais aussi de ceux qui côtoient les animaux dans la conquête de leurs nouveaux espaces : vétérinaires et soigneurs.

Avec Geoffrey Fruleux , soigneur de girafes, Thomas Grenon , directeur du Muséum national d'Histoire naturelle, Alexis Lécu , vétérinaire en chef, directeur scientifique, Véronique Descharrière , architecte, Jacqueline Osty , paysagiste, Eric Joly , botaniste, Jean-Claude Nouet , médecin, cofondateur de la Ligue Française des Droits de l'Animal, et des militants vegans .

**Mercredi 28 mai Shakespeare au collège ou l’adolescence du genre **

Un documentaire d’Agathe Le Taillandier – réalisation : Assia Khalid

Pour la mise en en scène, Margaux Eskenazi, 27 ans, conçoit le plateau d’un point de vue politique et donc l’art de faire du théâtre comme un engagement au quotidien. Elle se pose inlassablement la question : « Qu’est ce que s’inscrire dans le paysage artistique contemporain ? Comment et surtout pourquoi ? Avec quelle nécessité et quelle foi ? » .

Sous sa direction, au collège Politzer de La Courneuve, Shakespeare résonne haut et fort. Des élèves de troisième créent la comédie « Comme il vous plaira » et rêvent ensemble d’une autre école. Au cœur de la pièce circule une histoire de travestissement, un tourbillon des genres alors un à un, ils s’interrogent : c’est quoi à 14 ans être un garçon ? Être une fille ? Tout semble possible… Shakespeare libère la parole adolescente, le théâtre les révèle et devient un espace pour interroger les genres.

**Jeudi 29 mai La droite : le modèle bordelais **

Un documentaire d’Hayati Basarslan – réalisation : Jean-Philippe Navarre

Nicolas Sarkozy a gagné le pouvoir en se posant en héritier de toutes les droites, et prétendant les incarner toutes à la fois. Aujourd’hui il a laissé derrière lui une UMP (Union pour un Mouvement Populaire) à « la dérive ».

L’UMP est née il y a douze ans de la fusion électoraliste du RPR (Rassemblement Pour la République) et de l’UDF (Union pour la Démocratie Française).

Sur quelles bases repartir au combat ? Sur la pente droitière qui fut celle de la campagne de Nicolas Sarkozy et que Jean-François Copé entend prolonger ? Ou sur un créneau plus social-humaniste qu'est censé incarner François Fillon. Ces deux lignes politiques, peu compatibles sur le fond, ont de plus en plus de mal à cohabiter.

Aujourd’hui l'UMP est confrontée à une situation inédite pour elle : être dans l'opposition, sans chef incontesté et sans identité définie.

Ce documentaire est réalisé à Bordeaux, fief du fondateur de l’UMP. Alain Juppé, "personnalité politique préférée des Français", réélu maire de la ville en 2014 avec plus de 60% dès le premier tour. La victoire frôle le triomphe puisque la formation « Communauté d’Avenir » qui rassemble l’UMP, l’UDI (union des Démocrates et Indépendants) et le Modem (Mouvement Démocrate) vient de reconquérir la Communauté Urbaine de Bordeaux.

À l’aide de témoignages de militants et sympathisants, d’hommes et femmes politiques comme Nicolas Florian, Fabien Robert, Laurence Dessertine, Alexandra Siarri…, ce documentaire nous conduit dans les coulisses de la droite bordelaise. Le modèle bordelais est-il transposable au niveau national ?

Ces interrogations nous guideront au fil de nos rencontres avec les acteurs et les observateurs de cette droite sur laquelle Alain Juppé entend capitaliser pour accéder aux plus hautes marches du pouvoir.

**ALAA EL ASWANY **

Du lundi 26 au vendredi 30 mai

20h-20h30 A VOIX NUE

Par Raphaëlle Rérolle – réalisation : Anne-Pascale Desvignes

Nuit du samedi 24 au dimanche 25 mai

0h-6h30 LES NUITS DE FRANCE CULTURE

La Nuit rêvée de ... Philippe Sollers

http://www.franceculture.fr/emission-la-nuit-revee-de-la-nuit-revee-de-philippe-sollers-2014-05-25

Pour Philippe Sollers, vivre, c'est pratiquer la langue sous toutes ses formes : parler, écouter, lire et écrire, plus quelques autres plaisirs connexes, comme boire un bloody Mary en fumant une cigarette....

FICTION

Dimanche 25 mai, 22h30-23h THEATRE & Cie

Corps de mots

Rediffusion d'une partie de la la soirée d'inauguration du 15ème Printemps des Poètes en 2013

Mardi 27 mai, 23h-0h L’ATELIER FICTION

**Goethe se mheurt ** de **Thomas Bernhard- ** Réalisation : Alexandre Plank

« La férocité de Thomas Bernhard fait rage dans les récits rassemblés en un volume, selon son souhait. Qu’il s’agisse de Goethe mourant, de la haine de l’Autriche ou de la détestation de la famille, l’humour et l’ironie du grand prosateur se révèlent toujours aussi percutants. Mais surtout, ces miniatures contiennent tout l’univers de Bernhard et forment un condensé très maîtrisé des motifs qui traversent toute son œuvre. »

Avec André Wilms, Audrey Bonnet ** et Nicolas Maury**

Du lundi au vendredi, du 19 au 30 mai, 20h30-20h55 FEUILLETON

Le Procès de Franz Kafka - Réalisation : Michel Sidoroff

2014 est le 100ème anniversaire de l’écriture du Procès de Franz Kafka. L'occasion de rappeler à quel point ce livre a été important dans la littérature du XX° siècle. L'histoire est celle de Joseph K, antihéros, arrêté un beau matin "sans rien avoir fait de mal". Accusé d'une faute qu'il ignore par des juges qu'il ne voit jamais et conformément à des lois que personne ne peut lui enseigner, il va pousser un nombre ahurissant de portes pour tenter de démêler la situation.

Cette adaptation radiophonique de David Zane Mairowitz insiste sur l'humour singulier de Kafka très influencé par la tradition mystique et antirationnelle du monde juif d’Europe de l’Est. Elle met en œuvre la dualité entre la mélancolie la plus noire, et l’humiliation de soi - humiliation aussi lucide que cruelle -, et elle tente de mettre en lumière l'érotisme de l’univers de Kafka, un pan de son œuvre moins souvent évoqué.

…ET AUSSI,

Samedi 24 mai

10h-11h CONCORDANCE DES TEMPS par Jean-Noël Jeanneney

La Pologne et nous : effacée et pourtant présente (1772-1919)

Avec Laurent Theis , historien

Dimanche 25 mai

**16h-17h ** LE GAI SAVOIR par Raphaël Enthoven

Platon / La République – Première émission (Gygès)

Lecture : Georges Claisse

Mardi 27 mai

Du lundi 26 au jeudi 29 mai

9h05-10h ** LA FABRIQUE DE L’HISTOIRE** par Emmanuel Laurentin

Histoire de l’Irlande

Du lundi 26 au vendredi 31 mai

20h55-21h LA VIGNETTE par Aude Lavigne

Lundi Olivier Tholliez ** et Aurélien Richard** , nouvelle revue trimestrielle de danse « Ball Room »

Mardi Sophie Halliot ,« Bobler », premier media social vocal

Mercredi Hassan K , musicien, album « Talab »

Jeudi Frédéric Danos , poète, Cuisine domestique (Le Tigre)

Vendredi Charles-Baptiste , musicien

0h-0h35 DU JOUR AU LENDEMAIN par Alain Veinstein

Lundi Jean-Louis Schefer , Les joueurs d’échecs (P.O.L)

Mardi Agnès Thurnauer , Journal et autres écrits (Beaux-Arts Editions)

Mercredi Anne-Françoise Benhamou , Koltès dramaturge (Les Solitaires Intempestifs)

Jeudi Alain Badiou , Rhapsodie pour le théâtre (Puf)

Vendredi Pierre Guyotat , Joyeux animaux de la misère (Gallimard)