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Série, théâtre, roman... 5 idées pour votre week end

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Montage 1105
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- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, une exposition, un opéra et une série.

Un spectacle : "Tristesses"  une pièce populaire et intelligente

Après avoir conquis Avignon, Tristesses s’installe à l’Odéon. On y rencontre la terrible Martha Heiger, cheffe du Parti du Réveil Populaire, dont la mère vient de se suicider en se pendant avec un drapeau danois. Dans une scénographie très intelligente, et avec une utilisation simple et rigoureuse de la vidéo, cette pièce interroge la montée des populismes et la manipulation des électeurs.  

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L'avis des critiques : 

La scénographie est très judicieuse et efficace. L’écriture d’Anne-Cécile Vandalem est très juste, j’aime beaucoup ce mélange de registre, du burlesque belge au drame. La partition musicale est très belle également. Arnaud Laporte

"Tristesses" m’a impressionné au niveau de l’écriture : entre celle d’un scénario de série télé et d’un polar nordique avec du fantastique, de l’humour noir. La seconde chose impressionnante est la mise en scène. C’est une pièce populaire et intelligente. Philippe Chevilley

Cette pièce apporte quelque chose de différent car la vidéo et le cinéma sont au service de la pièce. Le cinéma sert ici à capter le réel, avec la vidéo on ne sait si on voit le réel se faire devant nous ou s’il est enregistré. Jean-Christophe Brianchon

Je n’ai pas revu "Tristesses" depuis le Festival d'Avignon, mais il m’en reste un souvenir précis. Je n’étais pas dans le même enthousiasme que les spectateurs. Alors que c’est extrêmement bien fait, le cinéma et l’esthétique de la série télé l’emportent sur le théâtre. René Solis

  • "Tristesses" un spectacle d’Anne-Cécile Vandalem - Das Fräulein (Kompanie)  Jusqu’au 27 mai 2018 au Théâtre de l’Odéon

Un opéra : "Parsifal" de Wagner, sous la direction de Philippe Jordan, mis en scène par Richard Jones

Parsifal
Parsifal
- Opéra de Paris

Créé quelques mois avant la mort du compositeur, Parsifal est l’ultime opéra du maître de Bayreuth. Condensant la recherche de Wagner sur l’homme nouveau et la lutte entre le Bien et le Mal, il est, selon son auteur un « festival scénique sacré ». Avec Peter Mattéi dans le rôle d’Amfortas, on entendra le meilleur baryton de notre époque, ici dirigé par le très wagnérien Philippe Jordan.

  • "Parsifal" de Wagner, sous la direction de Philippe Jordan, mis en scène par Richard Jones - Jusqu’au 23/05 à l’Opéra Bastille

Une exposition : "Just Another Dance" d'Urs Luthi, un autoportrait moins sur le corps de l’artiste que sur la manière dont ce corps est engagé dans la société

Urs Luthi "Juste another dance" Centre Culturel Suisse
Urs Luthi "Juste another dance" Centre Culturel Suisse
- Marc Domage

A tout juste 70 ans, Urs Luthi voit sa plus grande exposition personnelle en France présentée au Centre Culturel Suisse, à Paris. Son travail, basé sur l’autoportrait, est surtout connu pour sa dimension photographique, mais on trouvera au CCS divers médias, avec un ensemble d’oeuvres majoritairement nouvelles. L’occasion de faire le point sur une recherche radicale mais non sans humour. 

L'avis des critiques : 

J’ai trouvé l'exposition formidable, malgré sa sécheresse. Urs Lüthi est un Oscar Wilde d’aujourd’hui ! Corinne Rondeau

J’attendais cette exposition. La série d’œuvres que l’on retrouve ici en rose et blanc, ont quelque chose de saisissant. Dans chaque image il y a une superficialité feinte. Le concret est balayé par sa beauté à lui. La démultiplication permise par le miroir est une multiplication des interprétations possibles. Frédéric Bonnet

C’est un autoportrait moins sur le corps de l’artiste que sur la manière dont ce corps est engagé dans la société. Urs Lüthi est dans la tentative de saisissement d’une forme d’humanité complexe et riche. Anaël Pigeat

Un roman : "Futurs parfaits", des nouvelles à l’humour noir et lumi­neux signées Véronique Bizot

Futurs parfaits - Véronique Bizot
Futurs parfaits - Véronique Bizot
- Actes Sud

Véronique Bizot poursuit un chemin d’écriture discret mais régulièrement primé. En ce printemps, elle nous livre dans un recueil onze nouvelles vénéneuses, dans lesquelles des personnages presque ordinaires vont essayer de modifier le cours de leur vie. Evidemment, rien ne se passera comme prévu, et leur avenir sera loin d’être parfait.

  • "Futurs parfaits" Véronique Bizot (Actes Sud)

Une série : "Barry", un tueur à gage en quête de sens

Qui aurait imaginé un petit prof minable d’un collège très ordinaire devenir un des plus gros narcotrafiquants du Sud des Etats-Unis, tout en provoquant l’adhésion du téléspectateur ? Le pitch de Breaking Bad pouvait prêter à sourire, mais la réussite avait été au rendez-vous, créant un filon où chaque scénariste apprenti ou chevronné essaie depuis de trouver un point de départ qui accroche le consommateur de séries, sur-sollicité en ce début de XIXème siècle.
Alec Berg et Bill Hader - pilier du Saturday Night Live -  ont donc eu l’idée suivante : “Et si un tueur à gages devenait comédien ?”. Avec Bill Hader dans le rôle-titre, la série de 8 x 30 minutes va suivre la rencontre du tueur dépressif avec une communauté d’acteurs de Los Angeles, qui vont l’adopter au point de lui donner envie de changer de carrière. Mais il n’est pas si facile de raccrocher quand on est tueur professionnel.

  • "Barry"  avec Alec Berg and Bill Hader - A partir du 09/04 sur OCS City

-En partenariat avec le Magazine Grazia-