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Sexisme et langage

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Sexisme et langage
Sexisme et langage
© Getty - Silvia Turra / EyeEm

Dans l’histoire, la règle du "masculin qui l’emporterait" est tout à fait récente. Auparavant, il existait des noms de métiers féminisés et les adjectifs pouvaient s’accorder avec le genre du nom le plus proche. Cette mutation orthographique aurait-elle alors des raisons plus sociales ?

L’écriture inclusive redonne au féminin la place qu’il mérite. Point médian, règle de proximité, ou tout simplement adaptation du style littéraire, les formes d’écriture inclusive sont illimitées. Libre à chacun·e de l’adopter. Dés lors que le gouvernement et que les instances de la langue française n’emboîtent pas le pas des citoyen·ne·s les plus écrivain·e·s, comment l’orthographe et les pratiques peuvent-elles évoluer ? Selon Eliane Viennot, les mots "auteure", "autrice" ou encore "peintresse" ont été interdits dés lors que les femmes ont enfin accédé à ces positions. Avant, cela ne dérangeait pas. Elle-même se présente comme "professeuse" depuis qu’elle a découvert que cet intitulé existait au Moyen Âge.

Sexisme et langage

57 min

Une émission enregistrée en mars 2018, produite par le Labo des savoirs.

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Marie Jouan, linguiste, doctorante à l’Université de Franche-Comté, membre du laboratoire Elliadd 

Eliane Viennot, professeuse émérite de littérature française de la Renaissance à l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne.