Publicité

Shakespeare, Maurras, Merleau-Ponty et Père Castor : la Session de rattrapage

Par
William Shakespeare, Charls Maurras, Marceline Loridan-Ivens
William Shakespeare, Charls Maurras, Marceline Loridan-Ivens

Sélection . Retrouvez chaque samedi la sélection hebdomadaire des programmes de France Culture à réécouter.

Abonnez-vous à la Session de rattrapage pour la recevoir chaque samedi gratuitement par email

Bonjour à toutes à tous, 

Publicité

Qui était vraiment William Shakespeare ? Si l’identité du célèbre dramaturge a fait couler beaucoup d’encre, une chose est certaine : pour lui, le monde est une scène de théâtre. Des amoureux transis aux filous, fous et vagabonds, cette semaine, on explorait l’oeuvre de Shakespeare à la lumière de l’ onirisme qu’il a volontiers cultivé dans son théâtre. Mais si d’aventures vous êtes plutôt sujet à l’insomnie qu’aux songes, alors plongez dans un texte de Falk Richter, A deux heures du matin, heure propice à la lucidité et au bilan existentiel. Et pour porter le regard vers vous-même tout en restant ouvert sur le monde, voici quelques suggestions : cultivez votre intériorité comme le préconisait la comédienne Irène Jacob, faites l’expérience de la philosophie indienne et de la pensée yogi, ou encore apprenez un sonnet de Shakespeare par cœur pour garder le texte en vous. Bonnes écoutes ! Alisonne Sinard

COMPRENDRE 

L'écrivain et homme politique Charles Maurras reçoit son épée d'académicien le 02 mars 1939 à Paris. Il est radié en 1945 après sa condamnation pour intelligence avec l'ennemi pendant la Seconde Guerre mondiale
L'écrivain et homme politique Charles Maurras reçoit son épée d'académicien le 02 mars 1939 à Paris. Il est radié en 1945 après sa condamnation pour intelligence avec l'ennemi pendant la Seconde Guerre mondiale
© AFP

Mémoire vive. Les polémiques autour de l’inscription des noms de Louis-Ferdinand  Céline en 2011, de Charles Maurras et de Jacques Chardonne cette année   dans le "Livre des commémorations nationales", nous invitent à nous  interroger sur la notion de commémoration. Peut-on commémorer sans  rendre hommage ? ( L'Invité des Matins, 2 x 20 min)  

Survie. A Aden, l'ex-capitale du sud du Yémen récemment libérée de la menace des rebelles Houthis, les habitants survivent comme ils le peuvent. Les combats de 2015 ont été particulièrement destructeurs, 4 000 personnes sont mortes, les bâtiments sont en ruine. ( Le Choix de la rédaction, 4 min)

En chantier. Déconcentration, responsabilisation, confiance, ce sont les mots annoncés par le gouvernement pour réformer l'Etat. Remettre en cause le classement de sortie de l'ENA ou encore inclure un droit à l'erreur dans les démarches administratives : deux pistes annoncées par le gouvernement pour réformer l'Etat. ( Le Grain à moudre, 2 x 39 min) 

APPRENDRE

Image du film Cria Cuervos de Carlos Saura, sortie en France en 1976
Image du film Cria Cuervos de Carlos Saura, sortie en France en 1976
- Javier A. López Martinez /ARCHIVES DU 7EME ART / PHOTO 12

Inévitable. Deuil, rupture… quelles que soient ses formes, la séparation est une part de la condition humaine que nul ne peut éviter, et qui forge l’identité de chacun. Mais cela engendre différents types de cassures : fatales, formatrices ou destructrices. ( Matières à penser avec Frédéric Worms, 45 min) 

Mon oeil ! Voit-on vraiment ce que l'on regarde, et suffit-il d'ouvrir les yeux pour voir ce dont le monde est fait ? Exploration phénoménologique de la vision avec Maurice Merleau-Ponty. ( Les Chemins de la philosophie, 59 min)

Apesanteur. 340 jours, 7 heures et 44 minutes : l'astronaute américain Scott Kelly détient le record du plus long séjour réalisé dans la Station Spatiale Internationale. Dans cette émission, retrouvez aussi Thomas Pesquet, Claudie Haigneré, Léopold Eyharts et Jean-François Clervoy. ( La Méthode scientifique, 59 min)

(RE)DECOUVRIR

Joris Ivens et Marceline Loridan-Ivens (13 sept.1981)
Joris Ivens et Marceline Loridan-Ivens (13 sept.1981)
© AFP - Gérard Fouet

Liberté. Marceline Loridan-Ivens publie L'amour après, un récit où elle évoque sa valise de souvenirs, ses lettres enfouies, échangées avec les hommes de sa vie. On y lit en filigrane son rapport au corps, les camps, l'amour. "Il faut apprendre à être libre dans sa tête." ( Par les temps qui courent, 1h)

Accueil. Dans son nouveau film, Une saison en France, le réalisateur Mahamat Saleh-Haroun filme le quotidien d'Abbas, demandeur d'asile centrafricain et de ses deux enfants : "Les réfugiés, ce ne sont pas des masses, des hordes, mais des histoires, des sensibilités. C'est un hommage que j'ai voulu rendre." ( La Grande Table, 28 min)

Rock'n roll. Construit au XVIIIe siècle dans la campagne vexinoise, à quarante kilomètres de Paris, le château d'Hérouville devient au début des années 70 l'un des studios d’enregistrement les plus branchés du monde, où passeront notamment David Bowie, Elton John, Iggy Pop, Nino Ferrer ou encore Pink Floyd. ( Métronomique, 59 min)

LA CITATION

La citation de la semaine est de Denis Saillart. Dans une émission consacrée à la circulation des aliments, l'historien expliquait comment le sucre s'est imposé dans le commerce mondial dès le XVIIe siècle ( La Fabrique de l'Histoire, 52 min) : 

En 1980, un anthropologue, Sidney Mintz, a montré comment à partir de cette denrée, le commerce mondial allait changer, mais aussi comment la consommation en Occident allait changer du tout au tout, en particulier en Grande-Bretagne. Le régime alimentaire des Britanniques devient très sucré à partir de 1650, à tel point que, pendant plusieurs siècles, ce seront les Britanniques qui feront du sucre la denrée la plus consommée, et très loin. Ce n'est pas du tout le cas avant 1650 : le sucre était plutôt, à la fin du Moyen-Âge, une épice, un médicament même, réservé à une élite sociale. 

C'est fini pour cette semaine ! Pour terminer, nous vous laissons en compagnie des albums de Père Castor qui viennent d'entrer au patrimoine mondial de l'Unesco. Roule-galette, Perlette Goutte d'eau ou encore Poule Rousse : replongez dans les albums de cette collection mythique, initiée en 1931 par l'éditeur Paul Faucher, qui a formé plus d'une génération de lecteurs ! Excellent week-end à toutes et à tous !