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Simone Veil : "Devenir quelqu'un dont on parle, c'est très désagréable"

Portrait de Simone Veil, alors ministre de la Santé,  le 02 mai 1975 lors d'une conférence de presse au Palais Bourbon.
Portrait de Simone Veil, alors ministre de la Santé, le 02 mai 1975 lors d'une conférence de presse au Palais Bourbon.
© AFP

1975. Dans l'émission "Rencontre avec" diffusée en deux parties en 1975, Simone Veil s'entretient sur son action ministérielle, sa célébrité qui lui rend la vie pénible, son refus de devenir une femme politique pour toute sa vie et sur la spécificité d'être une femme dans un gouvernement.

En ce début de l'année 1975, après que la loi sur l'avortement fut votée, Simone Veil reçoit chez elle cinq personnalités avec lesquelles elle va échanger sur différents sujets comme les jeunes toxicomanes avec le docteur Claude Olievenstein, ou encore la question de l'adoption avec le docteur Michel Soulé. Dans cette première partie de l'émission, elle évoque aussi les conséquences pénibles de la célébrité : "La perte de l'anonymat donne l'impression d'une perte de liberté".

A Jean d'Ormesson elle assure que pour elle, "le fait d'être ministre est tout à fait une parenthèse", elle ne s'imagine pas en tant que personnalité politique. Elle explique les raisons pour lesquelles elle a accepté ce poste au Ministère de la Santé, "je ne crois pas que les spécialistes fassent les meilleurs ministres" affirme t-elle.

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Simone Veil, ministre de la Santé, dans l’émission « Rencontre avec » 1/2 le 10/01/1975.

44 min

Même si pour la plupart des gens cela semble paradoxal, c'est beaucoup plus facile d'être ministre dans un ministère où on n'a pas de relations, où on n'a pas eu l'occasion de travailler que dans celui d'où on vient.

  • "Rencontre avec" 1/2
  • Première diffusion le 10/01/1975
  • Producteur : Patrice Galbeau
  • Réalisation : Guy Delaunay
  • Indexation web : Odile Dereuddre, de la Documentation de Radio France
  • Archive INA - Radio France