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Simone Veil, Raymond Depardon, animaux et Black blocs : la Session de rattrapage d'été

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Black Block, Simone Veil, James Nachtwey, Raymond Depardon
Black Block, Simone Veil, James Nachtwey, Raymond Depardon

Sélection. La grille d'été est arrivée. Retrouvez chaque samedi la sélection hebdomadaire des programmes de France Culture à réécouter.

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Bonjour à toutes et à tous,

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Nous rentrons dans le cœur de l'été, de la canicule et de l'affaire Benalla, l'occasion pour revivre avec nous d'autres moments chauds. La dépénalisation de l'avortement, avait, en son temps, fait des étincelles, que vous pouvez revivre cette semaine dans les yeux et la voix de Simone Veil, grâce à notre Grande traversée. La contestation du pouvoir, elle aussi, a toujours fait beaucoup d'étincelles et de fumée ( de lacrymogènes comme de pneus brûlés), mais le phénomène semble s'amplifier, tant à l'ultra-gauche qu'à l'extrême-droite, alors on se demande d'où vient cette radicalisation de la contestation. Et lorsque les braises prennent et que c'est la guerre, vous pouvez vous pencher avec nous sur les photos de guerres avec les oreilles. Si après ça vous avez besoin de vous rafraîchir - comme on vous comprend !, plongez dans le réel avec Raymond Depardon, ou cherchez la juste chaleur dans le yoga avec Emmanuel Carrère. Et si enfin la température vous rend chèvre, partez chanter avec elles, à la ferme, à la mer ou en forêt. Bref, tenez-vous prêts pour un grand bol de radio fraîche et profitez de très bonnes écoutes. Eugène Sandoz

Les séries d'été

Merci Simone, collage près du Panthéon
Merci Simone, collage près du Panthéon
© Radio France - Jean-Christophe Francis

Simone Veil, pour mémoire. À rebours de sa panthéonisation, on remonte en archives le fil de cette femme d'idées, survivante fière et déterminée. Bien avant qu'on ne commence à laisser leur place aux femmes en politique, elle avait décidé de s'en saisir par ses propres moyens. "Faire des choses, c’est passionnant, mais être quelqu’un dont on parle, je trouve cela très pénible", disait-elle. Nos excuses madame, nous allons ici parler de vous, du grand bien que vous nous avez fait. (Grande traversée : Simone Veil, pour mémoire, 5 x 1h50)

Berl l'oublié. Écrivain de grande renommée pendant l'entre-deux-guerres, Emmanuel Berl n'est plus au programme de nos jours. C'est bien dommage pour un personnage complexe, qui a de nombreuses fois varié mais toujours est resté fidèle à deux principes : le pacifisme et l’aspiration à l’unité européenne. (Avoir raison avec Emmanuel Berl, 5 x 30 min

Cocorico ! C'est probablement ce que vous avez fait la semaine dernière après la victoire de l'équipe de France. Ces jours-ci, nous continuons à imiter le coq, mais aussi tous ses comparses du règne animal. De la ferme à l'océan, en passant par la forêt ou la savane, du groove de Dizzy Gillespie aux balades de Jacques Brel, les animaux sont-ils tous les meilleurs amis de l'Homme ? (Bêtes de son, 5 x 1h)

Enlevé. C'est à Buenos Aires, en Argentine, que se déroule l'intrigue du feuilleton de cette semaine. C'est là que la trace d'Eichmann, triste ordonnateur de la "solution finale", a été retrouvée par le procureur allemand Fritz Bauer. Et c'est ici que les services secrets israéliens vont l'enlever pour qu'il soit jugé en Israël. (Chasseurs de nazis, 5 x 10 min)

Autres temps, autres mystères. Suite du retour vers le passé des années 60, avec cette semaine des archives de l'année 64. Date à laquelle on se posait déjà la question du rapport entre les jeunes et l'alcool, où Malraux commençait sa politique de décentralisation de la culture, où Nikita Khrouhtchev démissionnait sans que l'Occident ne comprenne réellement pourquoi, et où la France s'interrogeait sur les exotiques pays d'Asie. (Les années 60, 5 x 1h)

Pendant que vous n'écoutiez pas...

L'exposition de James Nachtwey : 'The Sacrifice'
L'exposition de James Nachtwey : 'The Sacrifice'
© Getty - Theo Wargo / Employé

**Photos de guerre. "**Toutes les photos de guerre forment une seule et même grande image de l'atrocité et de l'horreur" : Laurie Hurwitz, commissaire de l'exposition Memoria dédiée à James Nachtwey, en compagnie de Dimitri Beck, critique d'art et directeur de la photographie à Polka Magazine, nous parlent du photojournalisme en période trouble. L'horreur en images, toute la difficulté et la nécessité de la montrer. (La Grande table d'été, 1h)

Équilibre. Comment trouver le mot juste, la phrase équilibrée et le verbe plein de sens ? Chaque écrivain a sa propre solution, certaines plus saines que d'autres... Pour Emmanuel Carrère, la solution c'est le yoga. Vider son esprit pour mieux remplir ses pages, contrôler son souffle pour couper celui du lecteur : la pratique de son centre n'empêche pas de raconter d'autres vies que la sienne. (L'Ecriture est un sport comme les autres, 30 min)

Radicalité. Des groupes et des mouvances que l'on pensait éteints, d'extrême-droite comme d'ultra-gauche, reviennent sur le devant de la scène. Génération identitaire et mouvance Black Bloc, des mouvements violents à l'opposé de l’échiquier politique, semblaient avoir été chassés de l'agenda par les violences terroristes. Quelles sont les raisons de leur ré-émergence et qu'est-ce-que celle-ci dit de l'état de notre société ? (Le Magazine du week-end, 1h)

Simple appareil. Grand nom de la photographie, Raymond Depardon nous raconte son rapport au réel, via l'objectif de son appareil. Monstre sacré, plus de soixante ans qu'il saisit des morceaux de réalité, tant sur pellicule qu'à l'écran. Adepte du cinéma-réalité, on ne l'entend jamais dire quelque chose de superflu. Comme ses films et ses photos, tout ici n'est que strictement nécessaire. (Les Masterclasses, 5 x 1h)

La citation

Pour finir, hommage à une icône controversée du féminisme, Oksana Chatchko, cofondatrice du groupe Femen mais aussi artiste dont on a parlé entre autres, dans le Journal de la culture. Jusqu’en juin dernier on pouvait encore voir ses œuvres à l’exposition "Talking about revolution" à Paris. Des parodies d'icônes religieuses, réalisées selon les techniques traditionnelles de l'icône orthodoxe, sur lesquelles elle avait dit :

Si je montre ce travail en Russie et en Ukraine, je vais avoir big trouble, je serai considérée comme terroriste.

C'en est fini pour cette Session de rattrapage de l’été, mais si cela fait 51 ans que le Summer of love est passé, l'amour lui ne s'est jamais vraiment éteint. Sauf que de nos jours, il se doit d'être prudent. Et pour vous tenir à la pointe de la prévention, n'hésitez pas à jeter un coup d’œil sur ce qu'est la PrEP. En attendant, bon week-end, et à la semaine prochaine !