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Tal Coat : mettre fin à l'antithèse aveugle du figuratif et du non-figuratif

Par
Pierre Tal Coat
Pierre Tal Coat
- Dailymotion / Capture d'écran

Si prestigieuse que soit l’œuvre de Tal Coat, il semble que son destin soit d’apparaître, de disparaître et de réapparaître en incarnant la liberté farouche de peindre. Le "peintre des peintres" n’a donné aucun signe extérieur du romantisme dont on bâtirait les légendes.

Un trait de crayon maintenu hors du pinceau (entretien Anne de Staël et Thomas Augais)

32 min

Aux proclamations des Écoles, il a préféré "aller dans le regard du monde". Marcher "silencieusement à l’écoute de tout", chercher l’accord intrinsèque de sa peinture avec le monde. Et n’atteindre cet accord entier que par les moyens de la seule peinture. Cette recherche profonde l’a conduit à une rupture aussi profonde... Pour aborder la genèse et la méthode de l’œuvre de Tal Coat, pour suivre l’itinéraire singulier, souvent déconcertant, d’un artiste qui fut, pour la peinture, un inventeur, comme André du Bouchet le fut pour la poésie, ce colloque a réuni peintre, écrivain, poète, chorégraphe, acteur, photographe, collectionneur, conservateur de musée, critique, historien d’art... dans un regard sans frontières.

La terre est sous les mots comme un champ sous les mouches. Victor Hugo, "Les contemplations

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Un entretien enregistré dans le cadre du colloque "Tal Coat, regard sans frontières" qui s'est tenu au Centre Culturel International de Cerisy en juin 2017, sous la direction de Jean-Pascal Léger.

Anne de Staël, auteure notamment de "Du trait à la couleur", une monographie sur Nicolas de Staël (2001) ; "Le Cahier océanique", et de nombreux textes sur la peinture, en revues ou pour des catalogues d'exposition

Thomas Augais, docteur en Littérature et Civilisation françaises à l'Université Lumière – Lyon 2, actuellement post-doctorant à l’Université de Fribourg.