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Théâtre, roman, exposition... 5 idées pour votre week-end

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5 idées pour votre week end 1805
5 idées pour votre week end 1805
- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, un disque, une exposition, un premier roman, une série. Bonnes découvertes !

Un spectacle : "Nevrotik Hotel", Michel Fau magnifique, émouvant et outrancier dans la peau d'une diva  

Nevrotik Hotel
Nevrotik Hotel
- Marcel Hartmann

Michel Fau avait crevé l’écran lors d’une cérémonie des Molières, en reprenant “C’est quelqu’un qui m’a dit”, de Carla Bruni, déguisé en diva déraillante. Le metteur en scène et comédien qui règne aujourd’hui sur le théâtre populaire de qualité revient pour un nouveau tour de chant mélancolique et à l’humour féroce dans la peau d’une vieille dame dévastée par la vie, seule dans une chambre d’hôtel en bord de mer. À partir de chansons inédites de Michel Rivgauche et d’autres, sur des musiques signées Jean-Pierre Stora, le poète et dramaturge Christian Siméon a tramé un conte chanté et dialogué, qui verra la vieille dame indigne proposer à un joli groom - interprété par Antoine Kahan - un contrat digne de Faust, pour un spectacle “camp” comme on en a rarement vu sous nos latitudes, et à déguster qui plus est dans l’écrin splendide des Bouffes du Nord !

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L'avis des critiques :

Ce qui me plait surtout est la performance de Michel Fau, en étant dans le faux total, il est plus que femme tout en étant un homme. Cela pose vraiment la question de la féminité. Fabienne Pascaud

Michel Fau dans la peau de cette diva, c’est magnifique, émouvant et outrancier. On rit, mais pas que, on est touché par cette solitude. C’est un très beau spectacle avec pas grand-chose. Marie-José Sirach 

Michel Fau est irrésistible dans ce registre. Il joue avec autant d’outrance que de finesse. Le duo avec Antoine Kahan fonctionne admirablement bien. Anna Sigalevitch

Ce qui est formidable c’est que Michel Fau est à la fois premier et ixième degré. Arnaud Laporte

Un disque : “The four worlds”, le dernier opus atmosphérique de Mark Pritchard

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Ce n’est qu’en 2013, à 40 ans passés, que Mark Pritchard a commencé à sortir des disques sous son vrai nom. Ce pionnier de l’IDM s’est peu à peu rapproché de la scène ambient, jusqu’à livrer aujourd’hui un disque qui se permet de commencer par une plage instrumentale de plus de 11 minutes, toute en retenue, avant d’alterner plongées crépusculaires et motifs SF.

L'avis des critiques : 

Mark Pritchard est une grande figure méconnue de la musique  électronique. C’est un disque d’ambiances parfois envoûtantes. Il va  chercher dans les textures, dans ce qui est commencé et inachevé. Joseph Ghosn 

C’est un album mélancolique tout en humilité. Cette timidité est appréciable mais me fait rester sur ma réserve. C’est de l’ordre de l’interlude, beau et appréciable, mais on attend autre chose. Sophie Rosemont

Pour moi c’est un disque géologique, pastoral, architectural : tout ce qu’il y a de plus virtuose dans la structure et la construction ! Mathilde Serrell

  • The four worlds”, de Mark Pritchard (Warp)

Une exposition : " Artistes & Robots", un monde virtuel immersif et interactif

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Laurence Bertrand Dorléac et Jérôme Neutres sont deux des plus passionnants commissaires d’exposition de notre temps. Leur association donne lieu à une exposition exemplaire sur un sujet aride : l’imagination artificielle. Ils se sont intéressés aux oeuvres créées grâce à des intelligences artificielles, en privilégiant toujours la qualité artistique. Le résultat est éblouissant et fascinant.

L'avis des critiques : 

C’est une exposition qui cède à beaucoup de facilité, un peu cacophonique, en recherche du spectaculaire. La dimension artistique se perd dans le côté ludique. Pourtant j’attendais beaucoup de cette exposition. Florian Gaité

Il y a des choses extrêmement plaisantes, surtout avec l’art génératif. C’est une exposition qui joue sur la magie. Mais j’attendais une approche plus actuelle de l’imagination artificielle, alors que je termine avec Orlan et Daft Punk. Corinne Rondeau

Cette expositions manque de d’exploration et d’imagination. J’aurais aimé qu’on aille au-delà de la question "est-ce qu’une machine peut créer une œuvre d’art ?" Frédéric Bonnet

C’est tout de même l’occasion de voir sur grand écran «Sayonara» de Koji Fukada. Bien qu’on attendait plus de cette exposition. Arnaud Laporte

Un premier roman : “Les Palimpsestes”. Aleksandra Lun vole au dessus d'un nid de génie

Palimpsestes d'Aleksandra Lun
Palimpsestes d'Aleksandra Lun
- Editions du sous sol

Vétérinaire sans emploi, auteur d’un premier roman qui s’est vendu à six exemplaires, abstinent sexuel involontaire, Czesław, polonais d’expression antarctique, se retrouve interné dans un hôpital psychiatrique liégeois, dont les patients se nomment Nabokov, Beckett, Cioran, Ionesco...Pour son premier roman -écrit en espagnol-, la polonaise qui vit en Belgique a fait très fort !

L'avis des critiques : 

Mieux vaut le lire plutôt que je m'exprime à son sujet, car tout me plait dans ce livre, j’ai envie de souligner chacune des phrases !  Raphaelle Leyris 

Ce que fait Aleksandra Lun de la folie est extraordinaire. Cela part du burlesque mais il y a une réelle et profonde réflexion sur la littérature. Etienne de Montety

Je me suis fait avoir par la couverture qui est formidable ! C’est un livre hilarant sur le multiculturalisme. Laurent Nunez

  • Les Palimpsestes”d’Aleksandra Lun (éditions du Sous-sol)

Une série: “Huit heures ne font pas un jour”, un feuilleton familial novateur de RW Fassbinder

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Réalisé en 1972 pour la télévision allemande, ce feuilleton permet à Fassbinder de nous offrir une plongée dans la classe ouvrière de Cologne, au-delà des huit heures de travail quotidien. Si la famille est au coeur du récit, c’est une famille débordant de névroses en tous genres, dans laquelle l’arrivée de la très jeune et lumineuse Hanna Schygulla va semer le trouble.

  • Huit heures ne font pas un jour” de RW Fassbinder en DVD chez Carlotta

-En partenariat avec le magazine Grazia-