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Transports et environnement : quelles mobilités pour demain ?

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Photo de shun idota sur Unsplash – CC0
Photo de shun idota sur Unsplash – CC0

En France, les transports routiers représentent la principale source d’émission de CO2. Avec 31 % des émissions de gaz à effet de serre, ils polluent davantage que l’industrie ou l’agriculture. Des alternatives existent mais sont complexes à mettre en œuvre à l'échelle mondiale.

En rejetant en moyenne 50 grammes de CO2 par kilomètre et par passager, les voitures, même si elles ont réduit sensiblement leurs émissions de CO2, restent en tête des moyens de transport les plus polluants. À titre d’exemple, le tramway émet 2,2 grammes au kilomètre par passager et le train 14 grammes. Selon une étude de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) publiée en 2021, 74% des 25 millions d’actifs qui doivent se déplacer pour travailler utilisent leur voiture quelle que soit la distance à parcourir. 

L’usage de la voiture varie aussi en fonction du lieu d’habitation : en zone rurale, 90 % des actifs utilisent leur voiture pour rejoindre leur travail. Sans surprise, dans les grandes villes et leurs proches banlieues qui proposent des réseaux de transports plus denses, l’usage des transports en commun fait baisser la part de l’automobile : en Île-de-France, 44 % des actifs utilisent métro, bus, tramway, RER ou train pour aller travailler.

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Sortir de l’usage massif de la voiture nécessite plus qu’un changement de mentalités. Les déplacements étant facilités par la voiture, au fil des années, la distance entre lieu d’habitation et lieu de travail a augmenté et c’est toute la société qui s’est organisée autour de cette nouvelle mobilité. Désormais, c’est donc l’organisation même des territoires qui pose problème. 

Le développement des transports en commun est sans doute une partie de la solution, en particulier dans les grands centres urbains. La marche et le vélo sont aussi encouragés, et peuvent être une solution pour des trajets inférieurs à 5-10 km, pour lesquels la voiture est encore largement utilisée. Le covoiturage est un autre des scénarios à l’étude. Actuellement, 900 000 personnes y ont recours quotidiennement, mais le gouvernement envisage que 3 millions d’usagers pourraient utiliser le covoiturage d’ici 2024.

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Retrouvez sur notre webmagazine le dossier "Voyager autrement"

Une rencontre enregistrée en mai 2021.

Vincent Kaufmann, professeur de sociologie urbaine et d’analyse des mobilités à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL)

Laurent Castaignède, ingénieur de l’École Centrale de Paris

Aurélie Luneau, animatrice et productrice de l'émission "De cause à effets le magazine de l'environnement" sur France Culture.

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