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Un site officiel contre le cyberdjihadisme

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Pour le gouvernement, agir contre le terrorisme, c'est aussi agir sur la Toile. Le ministère de l'Intérieur a présenté hier son site internet entièrement consacré à la lutte contre le djihad : stop-djihadisme.gouv.fr. Une plateforme qui se veut informative et préventive, et qui a pour but de "démystifier des démarches d'endoctrinement sectaire", selon le ministre Bernard Cazeneuve.
Dès l'ouverture du site, une vidéo qui reprend tous les codes de propagande de l'organisation Etat islamique s'affiche. Le grain des images, le montage des plans, la musique et l'atmosphère anxiogène sont similaires.

Cette vidéo, constituée d'images chocs de l'organisation Etat islamique, est un spot publicitaire voulu le gouvernement.

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Une publicité qui est censée dissuader d'éventuels jeunes candidats au djihad .

Le but recherché par le Service d'information du gouvernement (SIG) et le ministère de l'Intérieur ? Répondre à un jeune public qui n'aurait pas accroché à un spot publicitaire plus traditionnel et institutionnel. D'ailleurs, seule une diffusion sur internet est prévue, pas question de diffuser ce message à la télévision .

"Cela ne servirait à rien, il faut aller chercher les jeunes qui pourraient se faire embrigader là où ils sont : sur internet et les réseaux sociaux. Sinon, nous ne toucherons pas notre cible..." , explique un collaborateur de Matignon.

Les arguments des recruteurs, très présents sur les réseaux sociaux, sont démontés un à un.

Mais David Thomson, journaliste à RFI et auteur du livre Les Français jihadistes, n'est pas entièrement convaincu :

Stop djihadisme : David Thompson n'est pas convaincu par ce nouveau site

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Radicalisation djihadiste : les 1ers signes qui peuvent alerter selon stop-djihadisme.gouv.fr
Radicalisation djihadiste : les 1ers signes qui peuvent alerter selon stop-djihadisme.gouv.fr

Sur stop-djihadisme.gouv.fr, différentes rubriques permettent de s'informer à propos de l'embrigadement sectaire et des pistes de déradicalisation sont proposées.

Dounia Bouzar, l'une des expertes du programme national sur la prévention de la radicalité , a choisi de témoigner sur ce site. Selon elle, la plateforme permet de faire comprendre les processus mis en place par les intégristes et donc de mieux les repérer. Dounia Bouzar estime que les signes de ruptures doivent être autant de signaux qui doivent alerter les proches :

Stop djihadisme : Dounia Bouzar a choisi de témoigner sur ce site

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Le gouvernement estime à quelque 1.300 le nombre de ressortissants français actuellement concernés par des filières djihadistes en Syrie et en Irak. Il avait déjà mis en place un numéro vert : le 0800 00 56 96.
Les réponses en France à la radicalisation des jeunes qui partent faire le djihad

Choix de la rédaction proposé par Florence Sturm mi décembre dernier.