Publicité

Un visage pour les 100 personnes les plus pauvres de la planète

Par
Le classement "Bottom 100" de ces visages de l'extrême pauvreté actuelle a été élaboré pendant près de 2 ans
Le classement "Bottom 100" de ces visages de l'extrême pauvreté actuelle a été élaboré pendant près de 2 ans
- Fund for Peace

Le recensement est a priori impossible, tant les personnes en situation de misère sont nombreuses dans le monde. Mais une campagne de communication de l'ONG américaine Fund for peace, avec l'agence Havas Sydney, a pris le contrepied des classements des plus grandes fortunes mondiales.

Comment réussir encore à sensibiliser à la fracture sociale et à la pauvreté et à recueillir des dons pour y remédier ? L'ONG américaine Fund for peace a choisi, avec l'aide de l'agence Havas Sydney, l'image; et une référence, par opposition aux traditionnels classements des plus riches sur Terre, notamment celui des célébrités établi par le magazine Forbes. L'ONG détourne cette référence pour donner visage, et par là-même dignité, aux invisibles et aux plus démunis, comme les magazines prestigieux le font pour les plus puissants.

Cet instantané de l'extrême pauvreté mondiale ( globalement en recul) repose sur des entretiens réalisés sur 5 continents pendant plus d'un an, concernant 23 nationalités. Il n'a "pas été fait de façon aléatoire", explique dans un entretien à Humanosphere l'un des responsables de l'ONG. Et ce travail vient d'être publié dans le cadre de la semaine mondiale des réfugiés.

Publicité

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Ce classement s'appelle donc The Bottom 100, par opposition aux Top 100. Mais dans une tribune au Huffington Post, un autre responsable de l'ONG explique qu'il ne s'agit pas d'un "top des plus pauvres au monde". Il s'agit de parler de Zaheed Bajwa, de Said et Medina Hamadi, de la famille Sepulveda, ou encore de Vickie Hope Amwikiriza.

Ce sont donc d'abord des visages, des portraits, de véritables photographies d'art qui nous font face. L'artiste a posé son fond bleu ou utilisé une bâche de fortune dans un bidonville en Somalie, au Chili ou en Ethiopie, un camp de réfugiés en Grèce, ou un dépôt d'ordures en Inde. Un fond bleu pour focaliser notre attention sur la personne photographiée et son vécu.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Chacun pose, en couple, en famille ou seul, le regard rivé sur l'objectif. On croise par exemple celui de Prem Bahadur Lama, le Népalais, harnaché d'un panier d'osier. Cela fait 45 ans qu'il travaille 10 heures par jour dans une carrière à remonter des paniers de pierres de 70 kilos pour 5 dollars. Dans le bidonville de Pokhara avec sa femme et ses trois enfants il ne possède que quelques casseroles et ses vêtements. Avec les 5 dollars il espère que ses enfants pourront continuer à aller à l'école et plus tard l'aider à sortir de cet enfer.

Ces histoires singulières mais en fait universelles racontent la grande histoire de la misère du monde : guerres, exils, violences sexuelles, persécutions religieuses, ethniques, politiques, réchauffement climatique. Il y a ces familles syriennes qui ont fui les bombes, cet Iranien considéré comme le diable parce qu'il voulait être artiste, cette Éthiopienne née il y a 17 ans dans un camp qui n'a jamais connu que ses tempêtes de sable et ses épidémies, cet Afghan qui a fui les persécutions des talibans parce qu'il osait faire classe, cette Chilienne qui ne peut envoyer son fils à l'école et redoute qu'il ne sombre dans la drogue, ces Rohingyas persécutés en Birmanie, cette Tanzanienne de 10 ans qui a fui tellement de guerres qu'elle a sans doute vu plus de pays d'Afrique que la plupart des enfants de son âge, cette Malaisienne violée enfant par son père puis par sa famille d'adoption, ces homosexuels ougandais pourchassés, ou encore cet enfant soldat sud soudanais...

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Une centaine de visages donc, dont quelques silhouettes anonymes, de Tibétains qui redoutent des représailles contre leurs familles restées sur place ou d' une adolescente de 15 ans qui a fui Kaboul avec sa mère, y laissant son père.

100 personnes qui représentent des millions d'individus vivant ou plutôt survivant sur terre.