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"United Red Army" de Kôji Wakamatsu

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« United Red Army » de Kôji Wakamatsu
« United Red Army » de Kôji Wakamatsu

Producteur délégué de l'émission « Tout arrive ! », Antoine Guillot a interviewé le réalisateur japonais Kôji Wakamatsu. Entretien.

Sélectionné au Festival de Berlin en 2008.

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Synopsis. L'enfant terrible du cinéma japonais, Koji Wakamatsu (proche collaborateur de Nagisa Oshima), revient sur « l'incident d'Asama Sanso », prise d'otage notoire au Japon en 1972 -elle fut retransmise en direct par les télévisions japonaises plus de 10 heures durant- lors de laquelle une aubergiste fut retenue par cinq étudiants de l'Armée Rouge Unifiée (faction d'extrême-gauche prônant la lutte armée et liée à l'Armée Rouge Japonaise -futur organe du terrorisme international durant les années 70 et 80).

Pourtant, les premières victimes des étudiants furent les étudiants eux-mêmes : avant le combat qui les opposa aux forces de police, quatorze jeunes gens étaient tombés, victimes du fanatisme de leurs leaders.

Ce docu-fiction en trois actes, qu'accompagne une musique psychédélique électrisante signée Jim O'Rourke (Sonic Youth), illustre la radicalisation des universités au Japon dans les années 1960.

Retour sur les faits historiques

United Red Army
United Red Army

© Masayuki Kakegawa / Wakamatsu Production, Inc.

Plus de 30 ans après les événements, le film qui retrace un fait réel sort enfin dans les salles.Pourquoi une attente aussi longue ? [12'23'']


Comment le réalisateur Koji Wakamatsu a découvert les faits. [5'04'']


Un film pour comprendre ? [3'03'']

L'actrice Anri Ban interpète l'étudiante Fusako Shigenobu.
L'actrice Anri Ban interpète l'étudiante Fusako Shigenobu.

« United Red Army », le film

Fusako Shigenobu, née le 3 septembre 1945 à Tokyo, était le chef du mouvement terroriste de l'Armée rouge japonaise (Japanese Red Army). Après être retournée secrètement au Japon, sous un nom d'emprunt, elle a été arrêtée par la police japonaise en 2000.

L'actrice Anri Ban interpète l'étudiante Fusako Shigenobu. © Masayuki Kakegawa / Wakamatsu Production, Inc.

Un film très structuré en trois parties très distinctes. [3'21'']


Au-delà du fait historique, un documentaire qui retrace la mort de la gauche japonaise. [1'32'']

Le comédien Go Jibiki dans le rôle de Tsuneo Mori.
Le comédien Go Jibiki dans le rôle de Tsuneo Mori.

Les comédiens au service de l'histoire

Tous les acteurs du film, tout comme l'ensemble des membres de l'équipe technique sont trop jeunes pour avoir connus la période dont le film fait le récit.

Etudiant en chinois à l'Université de la ville d'Osaka, Tsuneo Mori se suicide le 1er janvier 1973 à la prison de Tokyo à l'âge de 28 ans.

Le comédien Go Jibiki dans le rôle de Tsuneo Mori. © Masayuki Kakegawa / Wakamatsu Production, Inc.

Le réalisateur détaille sa démarche pour le choix des comédiens. [2'54'']


Méthodes de travail avec les acteurs. [2'33'']


Les films Pink

Le réalisateur Koji Wakamatsu.
Le réalisateur Koji Wakamatsu.

Le réalisateur Koji Wakamatsu. © Osamu Nagasawa

Au début des années 1970, le réalisateur Koji Wakamatsu est le chef de file d'un genre cinématographique important au japonais : le mouvement Pink. [2'28'']


En 1966, Koji Wakamatsu réalisait « Quand l'embryon part braconner » qui a bénéficié d'une nouvelle sortie en France en octobre 2007. [2'24'']