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Victor Hugo : "Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine"

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Exécution au Canada
Exécution au Canada
- Wikimedia Commons

Victor Hugo et Albert Camus, écrivains abolitionnistes dont la seule arme fut la littérature, ont épousé le "je" d'un condamné à mort, manière la plus efficace qui soit de montrer l'inhumanité profonde de cette pratique dite civilisée.

Quand Robert Badinter a plaidé pour l'abolition de la peine de mort en France, il s'est placé sous l'égide de deux grands écrivains abolitionnistes, Victor Hugo et Albert Camus. À plus d'un siècle de distance, en effet, ils ont dénoncé la peine capitale de plusieurs manières et avec des arguments multiples.

L’exécution capitale n’est pas simplement la mort. Elle est aussi différente, en son essence, de la privation de vie, que le camp de concentration l’est de la prison. Elle est un meurtre, sans doute, et qui paye arithmétiquement le meurtre commis. Mais elle ajoute à la mort un règlement, une préméditation publique et connue de la future victime, une organisation, enfin, qui est par elle-même une source de souffrances morales plus terribles que la mort. Il n’y a donc pas équivalence. Albert Camus

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Une conférence enregistrée en septembre 2017.

Agnès Spiquel, professeur émérite de littérature française à l'Université de Valenciennes. Agnès Spiquel s'est consacrée d'abord à Victor Hugo et au romantisme, puis à Albert Camus, son oeuvre, ses engagements, ses rapports avec l'Algérie.