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Votre Top 10 des airs d'opéra inoubliables

Par
Maria Callas en Médée sur le tournage du film de Pasolini (1969)
Maria Callas en Médée sur le tournage du film de Pasolini (1969)
- Keystone-France / Contributeur

Un jour, vous avez entendu cet air, et en avez été particulièrement enchanté.e, ou ému.e... Nous vous avons demandé quel air d'opéra vous n'aviez jamais oublié, et vous avez été des centaines à nous répondre. Voici votre Top 10, où Mozart siège en maestro.

Il vous émeut, il a su trouver votre fréquence propre... Le 3 janvier, sur les réseaux sociaux, nous vous demandions quel air d'opéra vous accompagnait particulièrement. Mozart, Verdi, Puccini, Delibes... et puis encore Mozart. Voici votre top 10. Découvrez ce florilège, principalement composé d'airs tragiques inspirés par le sentiment amoureux contrarié, mais aussi émaillé de quelques notes plus joyeuses.

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1. L'air de la reine de la nuit, dans "La Flûte enchantée" de Mozart

Il a fait consensus : vous avez été plus d'une cinquantaine à le mentionner. Cet air intitulé "Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen" ("Un enfer vengeur bat dans mon cœur") est en fait le deuxième que chante la Reine de la nuit dans La Flûte enchantée de Mozart, lorsqu'elle ordonne à sa fille Pamina d'aller tuer Sarastro. Il est considéré comme l'un des arias les plus virtuoses de l'art lyrique : son ambitus est de deux octaves, et il comporte plusieurs contre-fa, des notes techniquement très difficiles à atteindre.

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C'est en 1791 à Vienne, au théâtre de Schikaneder, une petite salle en bois, qu'est créé cet opéra. Le succès est retentissant, La Flûte enchantée, jouée une centaine de fois en l'espace d'un an. Plus de deux siècles plus tard, Mozart parle encore au cœur et aux oreilles de tout le monde à travers la voix de sa diva nocturne. Comme le prouvent vos témoignages :

Absolument saisissant, je me souviens du son guttural de l'allemand, puis cette montée de vocalises qui nous scotche littéralement. Un frisson assuré, celui de la puissance et de la féminité. Yann Riché

[Cet air] me transporte de joie , je vocalise sans complexe malgré une voix atroce ! Martine Carpentier

Je l'ai entendu à 5 ans, j'étais à la fois effrayée et fascinée... Le début de la passion ! Isadora Cristofari

Mais pourquoi aimons-nous donc tant Mozart ? Pianiste, musicologue, Rémy Stricker, qui fut producteur sur France Culture de l'émission "Musique mode d'emploi", nous éclairait à ce sujet en mai 1985. Dans une émission pertinemment intitulée "Mozart aimé de Dieu et des hommes", il tenait ces propos :

[Mozart] dit à un moment donné dans une des lettres à son père qu'il rêverait d'écrire une musique où les connaisseurs y trouvent leur satisfaction, et où l'amateur ignorant soit comblé par la musique, charmé par elle. Et je crois que ça il a réussi tout au long de sa vie, c'est à dire garder la pâte musicale, la sensualité musicale, et en même temps, réaliser un travail technique sur la musique.

Mozart aimé de Dieu et des hommes_Musique mode d'emploi, 14/05/1985

2 min

2. Casta Diva, dans la "Norma" de Bellini

Ah, la Casta Diva de la "Norma" de Bellini, créé en 1831 à la Scala de Milan ! Dans vos témoignages (une trentaine), vous avez tous confié l'aimer d'amour fou... mais plus particulièrement lorsqu'il était chanté par La Callas. Dans cet air, le personnage de la Norma s'adresse à la lune dans une invocation mystique :

Chaste Déesse, Chaste Déesse qui argentes ces antiques feuillages sacrés, tourne vers nous ton beau visage, sans nuage et sans voile. Modère, ô Déesse, modère des cœurs ardents, modère encore, modère encore le zèle audacieux... répand sur la terre cette paix que tu fais régner au ciel.

Jean-Paul Gaultier, Perrier, L'Or Espresso... L'air possède une telle charge émotionnelle, que les publicitaires l'ont bien souvent utilisé.

Forcément les poils et les larmes, je n'ai jamais rien entendu de plus beau ! Edith Buissière

Du pur cristal qui nous emporte par le ventre... Si émouvant ! Anne-Ka Schneider

J'ai les larmes aux yeux rien que d'y penser, alors l'entendre... c'est tout le corps qui réagit. Et c'est un ressenti individuel, intime. Alice Avranches

Pour qui souhaite en savoir plus long sur le compositeur Vincenzo Bellini : en juin 1999 sur France Culture, l'émission "Les grands musiciens" décryptait son mythe, et revenait sur ses dix opéras, composés en dix ans d'une carrière fulgurante interrompue prématurément en 1835. Bellini n'avait alors que 34 ans :

Bellini, itinéraire d'un surdoué_Les grands musiciens, 28/06/1999

27 min

3. Le Duo des fleurs, dans "Lakmé" de Delibes 

C'est un aria chanté à deux voix : celle de Lakmé, l'héroïne éponyme de l'opéra, fille d'un prêtre brahmane, et celle de Mallika, sa domestique. Leur chant s'élève alors que toutes deux sont parties cueillir des fleurs au bord de l'eau : 

Sous le dôme épais où le blanc jasmin à la rose s’assemble, sur la rive en fleurs, riant au matin, viens, descendons ensemble

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C'est en 1883 à l'Opéra-Comique de Paris, où fut créé cet opéra de Delibes, que s'est fait entendre pour la première fois cet entrelacement que vous êtes nombreux à trouver merveilleux :

Un véritable enchantement qui se renouvelle à chaque écoute ! On ne peut rester insensible à ce vrai moment de virtuosité lyrique. Myriam Laakili

Emporté au paradis à chaque écoute dans "les lianes en fleurs, le jasmin, la rose et les oiseaux tapageurs..." Sébastien Courbois

J'ai simplement l'impression que cette musique sort d'un univers hors du temps et de l'espace. Lespaul Tribute

C'est à Lakmé que Léo Delibes doit sa postérité, mais aussi à deux ballets, Coppelia et Sylvia. Apprenez-en plus sur ce compositeur étrange et modeste, "musicien oublié, relégué, catalogué", à travers ces "Horizons chimériques" diffusés sur France Musique en janvier 2014 :

Léo Delibes_Horizons chimériques, 10/01/2014 (France Musique)

26 min

4. Va pensiero (le choeur des esclaves) du "Nabucco" de Verdi

Sans doute l'un des airs d'opéra les plus connus, le "Va, pensiero" de Verdi est chanté par les chœurs, qui incarnent le peuple hébreux prisonnier à Babylone. Ses paroles, écrites d'après un psaume (Super flumina Babylonis), en font une ode à la liberté. D'autant plus qu'à l'époque de la création de l'opéra, en 1842, la population milanaise était sous occupation autrichienne.

Va, pensée, sur tes ailes dorées ; Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines, où embaument, tièdes et suaves, les douces brises du sol natal ! Salue les rives du Jourdain, les tours abattues de Sion ... Oh ma patrie si belle et perdue ! Ô souvenir si cher et funeste !

Quand l'art lyrique (et le poète Temistocle Solera, auteur du livret) se met au service du patriotisme, vos commentaires n'en sont que plus élogieux :

Parce que ça s’adapte à toutes les époques, à tous les peuples, et qu’il est impossible de ne pas avoir les larmes aux yeux en y assistant. @Vi_Coactus

Il ne faut pas oublier que pour les révolutionnaires italiens de la période de la réunification de l'Italie, marquer "Vive Verdi" sur les murs c'était soutenir Victor Emmanuel, roi d´Italie ! Annick Stoll Moulin

Un air dont les voix montent en puissance jusqu'à rentrer au plus profond de l'auditeur. Rebecca Anne Bourgeois

5. Le Duet Papageno et Papagena, dans "La Flûte enchantée" de Mozart

Il est frais, bondissant, primesautier, et il vous séduit, ce petit duet de La Flûte enchantée de Mozart (1791), dans lequel Papageno, l'oiseleur comique, et sa Papagena, échangent leurs voeux. 

- Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Pa- Papagena ! -Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Papageno ! -Es-tu maintenant bien à moi ? - Je suis maintenant bien à toi. -Bon, alors sois ma chère petite femme ! - Bon, alors sois la colombe de mon coeur !

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Le premier opéra que j'ai vu, et un air à la fois sublime et comique que je n'ai jamais pu oublier ! Débora Guillon

Lorsque Papagena et Papageno se retrouvent dans "La Flûte enchantée", cela m'avait fait rire lorsque j'étais enfant. Hélène Angeletti

Il n'y a pas vraiment de raison, je pense qu'il reste facilement en tête. Chloé

6. Un bel di, vedremo dans "Madame Butterfly", de Puccini

C'est l'air le plus célèbre de Madame Butterfly, qui intervient à l'acte II. Le rôle-titre, Cio-Cio-San (littéralement "Mademoiselle Papillon", en japonais) s'adressant à Suzuki, sa servante, imagine le retour de l’officier américain Pinkerton, qui fut son amant d’un soir : un triste individu raciste et cynique, dont elle est tombée éperdument amoureuse :

Sur la mer calmée, un jour, une fumée montera comme un blanc panache. Et c’est un beau navire, qui, faisant relâche, entre dans la rade. Entends sa canonnade ! Écoute et regarde !                                                                    
Moi, d’accourir, je n’ose, non, non, je reste là, guettant sur la route.

Madame Butterfly a été créé en 1904 à la Scala de Milan. Il est aujourd'hui le sixième opéra le plus joué au monde. Rien d'étonnant, lorsqu'on lit vos témoignages sur ce "Un bel di, vedremo" de Puccini : 

C'est le premier air d'opéra que j'ai écouté. Mon père avait le 33 tours. A cette époque j'écoutais plutôt Bowie et Lou Reed et par curiosité j'ai écouté. J'ai été bouleversée. Je ne sais pas si c'est mon opéra préféré, mais ce fut le premier et ce souvenir restera inoubliable. Sandrine Marzat

Je suis à chaque fois bouleversée aux larmes, ça me prend aux tripes. Nawal

L'espoir étouffé par ce poème de recréation du monde... Hypotypose jaillie dans le souffle frivole du mensonge qu'on compose "un po' per non morire"... Philippe Maisetti

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7. E lucevan le stelle, dans la "Tosca" de Puccini

Un des airs déchirants et les plus célèbres de l'art lyrique nous est offert par le IIIe acte de la Tosca, de Puccini encore, créé à Rome en 1900. Le personnage du peintre, Mario Cavaradossi, attend son exécution pour être venu en aide à un prisonnier politique en fuite (l'intrigue se déroule à Rome, en 1800). Au seuil de la mort, il se remémore les plus beaux fragments de son existence, et notamment ceux partagés avec son amante, la belle cantatrice Floria Tosca :

Ô doux baisers ! ô caresses langoureuses ! Tandis que je tremblais, elle libérait ses belles formes de leurs voiles. Il s'est évanoui pour toujours, mon rêve d'amour. L'heure s'est envolée, et je meurs désespéré ! Et je n'ai jamais autant aimé la vie !

Vos impressions en disent long sur vos sentiments à l'écoute de cet aria :

Sans connaître la traduction, déjà l'émotion du ténor me touchait. Mais quand j'ai pu avoir connaissance des paroles ça ma bouleversé. Cette ode à l'amour et à la vie, juste avant sa mort, c'est sublime : "Je meurs désespéré, je n'ai jamais autant aimé la vie" ! @Heera7486

J’en ai pleuré la première fois, et à chaque écoute depuis. @ToutiOuistiti

Je l'ai découvert lorsque je vivais en Hongrie. A Budapest en visitant l'immeuble et les caves qui abritaient les tortures et interrogatoires de la police communiste contre son propre peuple, j'ai appris qu'un détenu avait chanté à gorge déployée ce passage, seul dans sa cellule noire et humide, avant d'être torturé à mort le lendemain. Une intense émotion m'a pris en visitant cette cellule et j'ai en souvenir ce moment à chaque fois que j'écoute ce thème. Nicolas Saux

8. L'air du Commandeur dans le "Finale" de "Don Giovanni" de Mozart

"DON GIOVAAAAAAAAAANI" ! La terrifiante figure du Commandeur revient d'entre les morts pour se venger et précipiter Don Giovanni dans les profondeurs infernales. Il répond à l'invitation provocante de Don Giovanni, son assassin et auteur d'une tentative de viol sur sa fille. C'est une messe des morts que propose Mozart dans cet opéra, ce qui a désarçonné le public qui s'attendait à un divertissement : Don Giovanni a été créé à Prague en 1787, année de la mort du père du compositeur, qui fut son premier professeur. 

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Cet air d'une noirceur et d'une tension extrême a marqué un certain nombre d'entre vous.

La montée en puissance, l'énergie digne du rock qui se dégage, puis le silence, brutal. "Le silence qui suit du Mozart, c'est encore du Mozart" disait Sacha Guitry. Et ma porte d'entrée vers le classique... @jc2Pau

Je n'arrive pas à oublier l'air du Commandatore de Don Giovanni. Le film de Milos Forman et Peter Shaffer rappelle le Commandeur en figure paternelle de façon magnifique, et l'air en lui-même est extraordinaire ; simple et riche, tragique et drôle - il fallait oser la réplique de Leporello, "tempo non ha, scusate!"... un authentique chef-d'oeuvre. Quentin Ehret

Le Commandeur qui revient par son fracassant "Don Giovaaaaaaaaniiiiii". Tellement beau, exaltant et tragique. Tout y est absolument. @ThomasBitar

Nous sommes nombreux à avoir vécu la puissante confrontation avec la figure du Commandeur grâce au film Amadeus, de Milos Forman (1984). Revivez ci-dessous cette scène, qui témoigne bien du rapport complexe et torturé de Wolfgang Amadeus Mozart avec la figure du père, incarnée par le redoutable revenant à la voix de stentor :

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9. L'air de Chérubin (Voi che sapete) dans "Les Noces de Figaro" de Mozart

"Vous, Mesdames, qui savez de quoi est fait l'amour, voyez s'il est dans mon cœur. Je vous dirai ce que j'éprouve. C'est si nouveau que je ne puis le comprendre." Chérubin, touchant adolescent, est amoureux de la Comtesse Almaviva, sa marraine. Mais il ne le sait pas très bien lui-même, et se demande quels sentiments l'agitent. 

Cet opéra a été créé à Vienne en 1786, deux ans après la première représentation officielle à l'Odéon de la pièce de Beaumarchais, dont il est adapté (le livret est signé Lorenzo da Ponte). Et cet air de Chérubin vous fait fondre :

Merveille des merveilles. Cet air console de presque tous les chagrins. Quand il ne peut consoler, il soulage... @doublepix

Pour l’ambiguïté des interprètes possibles. Et le jeu entre la musique et les paroles qui se font écho. Mickaël Bosma

Première fois que je l'ai entendu "en vrai", c'était à Bastille. Et c'était une toute jeune Cecilia Bartoli aux manettes (dans les années 89-90, avec Chung à la baguette, si ma mémoire est bonne). Mais quel bonheur ! Marie-Paule Dolovici

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10/ La Donna è Mobile dans "Rigoletto" de Verdi, ex æquo avec la Complainte de Didon ("When I am laid in earth"), dans "Didon et Enée" de Purcell

Il est entraînant, et reste facilement en tête ! Raison pour laquelle sans doute, un grand nombre d'entre vous l'a plébiscité ! D'autant plus que "La Donna è Mobile" a été entonné par un grand nombre de célèbres ténors, comme Pavarotti, Caruso, Bocelli, Alagna.... En revanche, il ne met pas la femme à l'honneur, puisqu'il traduit la vision qu'en a le personnage du Duc de Mantoue (le maître du personnage éponyme, Rigoletto) :

La femme est changeante telle une plume au vent. Elle change de ton - et d'idée. Toujours un aimable, gracieux visage, en larmes ou en rire, - est mensonger.

Rappelons que cet opéra de Verdi, créé en 1851 à Venise, est l'adaptation de la pièce Le roi s'amuse (1851) de Victor Hugo. Vos impressions sur cet air :

La Donna è mobile. Parce que c'est entraînant, joyeux, et finalement très italien. Je me surprends souvent à la fredonner... Même si cet air n'est pas forcément très sympa pour les femmes ! Rachel Messina

Ma toute première fois à l'opéra, à 11 ans. Tout m'avait complètement subjuguée : le lieu, la musique, la puissance des voix, les costumes... et cet air [de Rigoletto] m'a tellement marquée que je le chantonne encore parfois, vingt ans plus tard ! Marion Rg

Cet air si léger et pourtant cet opéra si tragique... Sandrine Gobard Lombard

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Enfin, un air bien plus ancien (1689) mérite également sa place dans ce top 10, puisqu'à en croire vos témoignages, il a su vous chambouler l'âme. Il s'agit de la lamentation de Didon, dans le "Didon et Enée" de Purcell, joyau de la musique baroque créé en 1689 à Londres, qui se termine par ce lamento. Après avoir rejeté Enée, indignée qu'il ait pu hésiter à choisir entre son amour pour elle et l'injonction divine d'aller fonder une nouvelle cité en Italie, Didon se donne la mort. Elle demande à sa confidente, Belinda, de se souvenir d'elle, tout en oubliant son destin :

Ta main, Belinda, l'obscurité me fait de l'ombre. Sur ton sein, laisse-moi me reposer. Je voudrais plus, mais la mort m'envahit. La mort est maintenant une invitée bienvenue. Quand je serai couchée dans la terre, que mes torts ne créent aucun trouble en ton sein. Souviens-toi de moi, mais ah ! oublie mon destin.

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En jouant à chercher une station sur une vieille radio quand j'étais enfant je suis tombé dessus, et n'ai rien pu faire durant plusieurs minutes tant j'étais dans un autre univers empli de beauté. Emile Cougut

La façon de répéter le mot "fate", qui fait allusion à la notion de destin, me bouleverse. Cette histoire est bouleversante, elle montre qu'un rien peut tout faire basculer. Corinne Prat

Cette longue descente vers la mort, sans aucune amertume ("Remember me" dit-elle à sa servante Belinda) est bouleversante. Elle s'imagine étendue dans la terre, abandonnée par Enée, elle a la noblesse d'une reine, une sagesse et une simplicité incroyables. Catherine Marguerite Meyer