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Voyage en banlieue dans les pas de François Maspero : bienvenue dans le "tout-autour"

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Marie-Hélène Bacqué revient sur les pas de François Maspero et ses "Passagers du Roissy Express" ou la tentative d'épuisement d'une ligne de RER.
Marie-Hélène Bacqué revient sur les pas de François Maspero et ses "Passagers du Roissy Express" ou la tentative d'épuisement d'une ligne de RER.
- André Mérian pour "Retour à Roissy - Un voyage sur le RER B", au Seuil

Il y a 30 ans, l'éditeur racontait la banlieue qui changeait. Avec "Nous", la réalisatrice Alice Diop retrouve à son tour Maspero sur le quai du RER, et auprès de tous ceux qui vivent là. Trois ans après qu'une sociologue l'ait revisité. "Les Passagers du Roissy-Express" : histoire d'un classique.

Les Passagers du Roissy Express, paru en 1990, a marqué une génération de lecteurs. Et même plusieurs : le très beau documentaire de la réalisatrice Alice Diop, Nous, sorti en salles ce mois de février 2022, est dédié à la mémoire de Maspero. La cinéaste née en 1979 dit ce qu'elle lui doit à lui, l'éditeur, militant, qui s'était fait auteur cette année-là. Et chez qui, pour la première fois, elle avait trouvé un regard différent sur la banlieue qui l'avait vue naître, "fille du RER B" comme elle dit. 

Baromètre urbanistique et anecdotes, histoire collective et images évocatrices, Alice Diop n'est pas la première à nous inviter à rouvrir ce livre trentenaire : en 2019, le même éditeur, Le Seuil, avait publié Retour à Roissy - Un voyage sur le RER B. La sociologue Marie-Hélène Bacqué et le photographe André Mérian avaient mis eux aussi leurs pas dans ceux de l'éditeur. L'occasion de replonger dans une histoire qui remontait au 16 mai 1989. Ce matin-là, François Maspero avait rendez-vous sur le coup de neuf heures sur un quai, à Châtelet-les Halles, avec Anaïk Frantz. C’était un mardi, et la photographe et l'éditeur monté dans le RER, direction Roissy-Charles de Gaulle - le terminus. Trente kilomètres par l’autoroute, mais tout un monde en fait - “un tremplin”, écrit Maspero au début du livre Les Passagers du Roissy-Express, qui sortira l'année suivante, au Seuil. 

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De Roissy jusqu’à la vallée de Chevreuse, le périple durera un mois et on lit par exemple :

Paris était devenue une grande surface du commerce et un Disneyland de la culture. Où était passée la vie ? En banlieue. Le ''tout-autour'' ne pouvait donc pas être un terrain vague, mais un terrain plein : plein de monde et de vie. Le vrai monde et la vraie vie.

Distributeurs de billets RER à Paris, à l'automne 1973
Distributeurs de billets RER à Paris, à l'automne 1973
© Getty - Danielle Dailloux, Gamma-Rapho

Trois ans après sa sortie, le livre de Maspero et Frantz avait été réédité, enrichi d’une postface. On y retrouvait Maspero et ses questions : “Ecrirais-je aujourd’hui le même livre ? Ou plutôt : saurais-je encore l’écrire ?” Marie-Hélène Bacqué aussi a eu ses doutes. Elle écrit, dès la deuxième page de son introduction, que ce désir de revisite devenait plus épineux à mesure que s’incrustait l’expression “territoires perdus de la République” dans tous les pores de notre épiderme collectif. Décider de sauter le pas lui prit une bonne année, avant l’achat, pour de bon, d’une carte IGN “Paris et ses environs”.

En 1989, François Maspero parlait de "Noirs", ou "d'Africains", jamais de Blancs, note Marie-Hélène Bacqué dans son introduction
En 1989, François Maspero parlait de "Noirs", ou "d'Africains", jamais de Blancs, note Marie-Hélène Bacqué dans son introduction
- André Mérian dans "Retour à Roissy - Un voyage sur le RER B", au Seuil

50 km de rails et un boeing de la TWA

Le 16 mai 2017, les voilà, Bacqué et Mérian, qui poireautent à leur tour sur le quai du RER à Châtelet-Les Halles : 47 minutes d’attente pour le prochain train pour Roissy-Charles-de-Gaulle. En 1989, quand Maspero et Frantz entamaient leur voyage, le RER B c’était 36 stations (Maspero en indique 38) de Roissy jusqu’à Saint-Rémy-lès-Chevreuse - mais sept arrêts de plus si l’on compte les ramifications de l’époque. Cinquante kilomètres de rails en tout, de la plaine de France jusqu’aux vallées du Hurepoix, et des rames bleu-blanc-rouge. La station Saint-Michel-Notre Dame venait seulement d’ouvrir quelques mois plus tôt, mais le RER B, lui, datait déjà de 1977, quand on a prolongé jusqu’à Châtelet-les Halles le petit train qu’au sud de Paris on appelait hier “la ligne de Sceaux”.

L’aéroport de Roissy, lui, avait commencé à prendre forme avec un arrêté préfectoral en 1964. Une mobilisation contre la préemption de terrains agricoles, les dernières expropriations en 1969 et voilà qu'un Boeing 747 de la TWA en provenance de New-York se posait sur le tarmac de ce qu’on appelait "Paris-Nord". C'était le 13 mars 1974, cinq jours à peine après l’inauguration par Pierre Messmer, le Premier ministre de l’époque.

Aux origines du RER : premiers escalators dans une station parisienne du "Réseau express régional", 1970
Aux origines du RER : premiers escalators dans une station parisienne du "Réseau express régional", 1970
© Getty - Yves Leroux (Gamma - Rapho)

Fils et petit-fils de professeurs au Collège de France, François Maspero était né à Paris, en 1932. C’est à Paris aussi qu’il avait adhéré au PCF, section du VIe arrondissement, pour un compagnonnage éphémère, et à Paris encore qu’en 1955, il avait acheté rue Monsieur-le-Prince une petite boutique. Ça sentait la pisse de chat mais il en avait fait sa toute première librairie, “L’Escalier”, avant “La Joie de lire”, un peu plus loin dans le quartier, rue Saint-Séverin. Il avait 23 ans, il deviendra cette figure incontournable et singulière de l’édition française qui, par bien des aspects, incarne le versant engagé et érudit d’un Quartier latin pas encore damé de Starbucks et d'échoppes de bagels gluten free - un magasin Celio a remplacé "La Joie de lire".

Ce jour de mai 1989 où il embarque avec Anaïk Frantz à bord du RER B, l'amateur de récits de grands voyages transatlantiques écrira en guise d’acte de naissance de leur projet : "Traversée d’un désert de plusieurs millions d’habitants ?"  Il parle de ce voyage comme d'une idée latente : “elle était là, tapie en lui, qui hibernait depuis longtemps, des années”. Lui qui avait écumé la Chine pour des documentaires sur France Culture raconte s’être dit : 

Bougre d’imbécile qui veux raconter aux autres le monde des autres, alors que tu n’es même pas fichu de te raconter à toi-même ton monde à toi, tu peux toujours prendre l’air compétent et professionnel pour annoncer qu’à Shanghai il y a deux mètres carrés de logement par habitant, mais que sais-tu de la manière dont on vit à une demi-heure des tours de Notre-Dame ? Tu te moques de tous ces gens qui vont faire un petit tour en Chine et qui en rapportent un livre, mais toi que serais-tu capable de rapporter de La Courneuve ou de Bobigny-Pablo Picasso où mènent les métros que tu prends tous les jours dans le pays où tu vis ? Toi qui en bon Français parles tant de tout et de rien, est-ce que tu es jamais descendu, rien que pour voir, à Sevran-Beaudottes ou aux Baconnets, des stations où tu passes si souvent depuis des années…

Cabines publiques de téléphone dans le RER
Cabines publiques de téléphone dans le RER
© Getty - François Le Diascorn (Gamma - Rapho)

Prendre le RER : ouvrir les fenêtres du Quartier latin

Et Maspero et Frantz sont descendus, un mois durant, gare après gare, pour finalement enquiller les 50 km de rails qui séparaient Roissy de Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Pourtant, quand Maspero campe le parigot indécrottable, il pousse un peu. La vallée de Chevreuse, il la connaît bien et au fond, il est aussi un gars du dehors-de-Paris, où il habitera à la fin de sa vie. A trois kilomètres de ce terminus sud, à Milon-la-Chapelle exactement, la famille Maspero a depuis plusieurs générations une maison, dont il parlait déjà en 1984 dans Le Sourire du chat, son premier livre, comme d'un "drôle de pavillon à tourelle, couvert d'ardoises bleues”. Passé 65 ans, Maspero en héritera à la mort de sa mère.

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Mais Milon-la-Chapelle est une lisière nichée dans les Yvelines coquettes, un épilogue de RER replet de ses façades mangées par le lierre ou la glycine, de ses murets de pierre et des chevaux qui vaquent au vert à portée de regard. Autant dire, un bout du monde aux antipodes du béton de Roissy, des tours d’Aulnay-sous-Bois ou de Sevran-Beaudottes, où François Maspero écrira qu’il est “submergé par ses obsessions sécuritaires” :  Anaïk est en retard et le voilà qui l'imagine aussi sec “perdue, volée, violée” - elle le traitera d’intellectuel inapte au réel.

Quelque part sur le RER en 1992
Quelque part sur le RER en 1992
© Getty - Lily Franey

Ils iront à Sceaux, “agréablement vieillot. Mais chic. Très chic” ; prendront le thé à Fontenay-aux-Roses dans la véranda de Raymonde, fille de conducteur d’autobus qui a toujours vécu là, aime le calme des pavillons et se souvient du temps où elle allait chercher le lait à la ferme ; ils feront halte à Bourg-la-Reine chez l’ami géographe Yves Lacoste et sa femme Camille, qui leur racontent les riches qui s’installent loin de tout sur les coteaux, et les pauvres qui s’entassent aux confins du plateau, sur les flancs du bois de Verrières. Les villes proprettes aussi ont leurs immeubles insalubres et leur vernis qui s’écaille, mais Anaïk Frantz piaffe, “il n’y a aucune photo à faire, dans ces régions”. Elle trouve les gens “moroses et monotones” : “Je ne suis pas faite pour la carte postale”

Arcueil, vers ce sud de la ligne de RER, dont Marie-Hélène Bacqué écrira : "Comme si le soleil était plus vif, la nature plus riante".
Arcueil, vers ce sud de la ligne de RER, dont Marie-Hélène Bacqué écrira : "Comme si le soleil était plus vif, la nature plus riante".
- André Mérian, pour "Retour à Roissy - Un voyage sur le RER B", Le Seuil

"Champs de tulipes" sur l'autoroute du Nord

Le tandem voulait “traverser des cités nouvelles et des banlieues anciennes, des zones industrielles et peut-être d’autres encore agricoles” - “Ce n’était pas très clair sur les cartes”, précise-t-il à la page 15 de l’édition d’origine, après avoir lu sur la carte “champs de tulipes” au bord de l’autoroute du Nord, du côté de Roissy - “il faudrait vérifier ça”. Assez peu de tulipes, dans la nouvelle image que surimprime Marie-Hélène Bacqué au fil des 344 pages qui viennent de paraître, trente ans plus tard. Elle refait le voyage comme on revient sur ses pas, en plus des leurs : Bacqué a habité banlieue Nord, y a travaillé aussi comme sociologue, et s’y était engagée, par exemple du côté de Saint-Denis, contre le partenariat public-privé à la germination du Stade de France. 

Sur le quai du RER à Paris en 1993, un marathonien après l'entrainement
Sur le quai du RER à Paris en 1993, un marathonien après l'entrainement
© Getty - Elise Hardy (Gamma - Rapho)

Maspero et Frantz écrivaient qu’en traversant la nationale, “tout vibre, tout tremble”, la sociologue qui rouvre leurs portes rapporte l’histoire de Jeanne Fontaine, la toute première hôtesse de l’air, installée à deux pas du Bourget. L'aéroport liquidé, sa maison a été vendue à “un Mauritanien polygame”, “vous imaginez ce que ça donne”. Par ici, le métro arrive enfin : deux stations au Blanc-Mesnil qui poussent avec le Grand Paris, mais “c’est bien et c’est pas bien”, presque de quoi regretter la nationale.

Bondy un 22 mai 2017 : Saint-Just dans les bras d'un échangeur
Bondy un 22 mai 2017 : Saint-Just dans les bras d'un échangeur
- André Mérian dans "Retour à Roissy - Voyage sur le RER B", Le Seuil

Passé d’Aulnay au Blanc-Mesnil, Maspero, lui, avait rapporté ces notes en 1989 :

Sur les pelouses de la mairie, des roses et, parmi elles, la                                                                    
ROSE RESURRECTION                                                                    
Créée pour le 30e anniversaire de la libération                                                                    
des camps de la mort                                                                    
Souviens toi                                                                    
Je le connais, ce rosier, dit François. Il a été lancé par Vilmorin ou Truffaut, je ne sais plus. Ma mère en a acheté un, et toutes ses vieilles camarades de camp aussi. C’est ce qu’on appelle un marché captif. Malheureusement il a crevé tout de suite.

Car (re)lire leur voyage aujourd’hui et prendre le RER trente ans après eux, c’est évidemment relire une histoire de la ville qui galope. C'est passer au ralenti le film de la relégation sociale comme un western auquel on n’a pas vraiment trouvé de happy end. C’est encore se rassurer ici ou là devant un tissu associatif qui irrigue à petits bouillons, et des artères qui sauvent leur âme. Mais c’est aussi revisiter cette histoire de la Shoah, qui est aussi celle de François Maspero. 

Arrivée à Drancy sur leurs traces, Marie-Hélène Bacqué a failli flancher. De Drancy, 100 000 hommes, femmes et enfants internés puis déportés, Maspero avait écrit ceci, à la page 175 de l’édition de 1990 :

La cité de la Muette, 1935, l’une des plus grandioses tentatives de logement social de l’entre-deux guerres.                                                                    
La cité de la Muette, 1941 - 1944, camp de transit vers la mort.                                                                    
La cité de la Muette, 1989, HLM décrépite.                                                                    
La cité de la Muette, pièce en trois actes. Cité radieuse. Cité de la mort. Cité banale.                                                                    
Banale. Banalisée. Et bientôt : réhabilitée.                                                                    
Puisqu’on vous dit qu’il ne faut jamais perdre espoir.

La gestapo en guise de sage-femme

Mais dans un livre autobiographique de 2002, Les Abeilles et la guêpe (au Seuil aussi), l'enfant rescapé de la Shoah avait aussi écrit : “Tout en moi affirme que je suis né le 24 juillet 1944, à l'âge de douze ans et demi. En guise de sage-femme, je vois, puisque j'ai ce privilège de me souvenir de ma venue au monde, le visage d'un agent de la Gestapo”, et Marie-Hélène Bacqué l’avait lu. 

Comment écrire après ça ? Elle a décrit une cité “restée intacte dans un environnement en mouvement”, une dizaine de minutes jusqu’au centre-ville de Drancy en passant par des grappes de pavillons et une ribambelle de petits immeubles... et pas une plaque pour signaler la mémoire du lieu si l’on entre, comme la sociologue et le photographe, par la rue Auguste-Blanqui. Soudain étreints par un malaise sourd qui les envahit.

Les tours de quinze étages et les barres “en peigne” livrées en 1935 par les architectes Marcel Lods et Eugène Beaudouin pour loger les employés de la RATP (alors, la TCRP) avaient fait un flop : des tours qui fâchent parce qu’on les voit depuis Notre-Dame, des loyers trop coûteux, un four l’été, un frigo l’hiver, “et l’Existenzminimum vraiment trop minimum”, étrillait Maspero en 1989 :

En 1939, les Tours, inhabitées, étaient déjà en pleine dégradation. Elles devaient être déjà définitivement rasées en 1976 et remplacées par d’autres. Le peigne, faute de mieux, avait été transformé en caserne pour des gardes mobiles et leurs familles. En quatre ans, ce qui avait été une grande première, une réalisation exemplaire, par ses innovations et ses rationalisations techniques, par son modernisme, n’était plus qu’un tas de bâtisses à la dérive.

Un échec total. Mais qu’on se rassure. Après 1945, chacun de son côté, Lods et Beaudouin vont pouvoir s’en donner à cœur joie pour  reconstruire la France bombardée. Eux et bien d’autres, qui sont les papas de tous nos grands ensembles, ces grands ensembles qui en 1962, avec le plan Delouvrier, vont s’imposer dans la région parisienne. En reprenant les mêmes techniques. Perfectionnées. En grand. Avec succès, cette fois. Et quel succès !

Les tours et le peigne : construction des "habitations bon marché" à Drancy en 1934
Les tours et le peigne : construction des "habitations bon marché" à Drancy en 1934
© Getty - Keystone France - Gamma Rapho

L'IGN et les graffitis des prisonniers à Drancy

Quand Marie-Hélène Bacqué y revient trente ans plus tard, on considère désormais La Muette, toute dernière cité-jardins, “comme un patrimoine, un jalon de l’histoire de l’architecture”.  Mais la sociologue cale un peu, la mémoire immédiate bute sur les graffitis laissés par les prisonniers avant de monter dans les trains pour l'Allemagne ou la Pologne. Ce sera le moment le plus difficile de son travail d’écriture : “Comment faire la part entre cette réalisation urbanistique et l’horreur du camp d’internement qu’elle abrita ?” 

Entre temps, elle a lu, en 2002, les lettres de Drancy publiées par Antoine Sabbagh et ces souvenirs d’adresse à un cousin ou un père pour un colis, pour des nouvelles qui réchauffent, la hantent encore. Ecrire sur Drancy, c’est l’Ile-de-France de l’IGN qui se prend le mur de l’histoire collective. Les tours et le peigne sont désormais monument historique et, tous les dimanches, un bus de visiteurs part du Mémorial de la Shoah, en plein cœur de Paris, pour gagner la ville de Seine-Saint-Denis dont le nom ne s’est jamais départi d’un silence douloureux. Bacqué écrit :

La vie est revenue à Paris et les tours du front de Seine ont emmuré, écrasé le silence. A Drancy, il s’est concentré dans cet îlot sinistre dont la puissance publique n’a pas su quoi faire, et où elle parque les plus fragiles. Il se heurte à d’autres silences, à d’autres mémoires qui commencent à émerger, non sans conflits, celles de l’esclavage et du colonialisme.

A Saint-Denis, le nom ds rues comme un écheveau de mémoires : la revisite par Marie-Hélène Bacqué et André Mérian est aussi toponymique
A Saint-Denis, le nom ds rues comme un écheveau de mémoires : la revisite par Marie-Hélène Bacqué et André Mérian est aussi toponymique
- André Mérian dans "Retour à Roissy - Un voyage sur le RER B"

A la page 326 de l’édition originale, François Maspero citait sa compagne d’aventure : “Après tout, comme dit Anaïk, les voyages ne sont pas fait seulement pour se donner des souvenirs. Ils sont faits pour se donner l'envie de revenir." Il faudra y retourner.

Dans l'antre du RER à Paris, station Gare de Lyon en 2003
Dans l'antre du RER à Paris, station Gare de Lyon en 2003
© Getty - Elise Hardy (Gamma - Rapho)

ALLER PLUS LOIN Vous pouvez redécouvrir Les Passagers du Roissy-Express à travers l'émission "Du Jour au lendemain" qui étaient consacrée à François Maspero et à son livre, en septembre 1990 (rediffusé dans les Nuits de France Culture le 28 juin 2015) :

50 min