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Zakhar Prilepine : "L'essence même d'un écrivain c'est d'être à l'écoute du peuple"

Zakhar Prilepine
Zakhar Prilepine
© Radio France - Samuel Bernard

Hier soldat de l'armée russe en Tchétchénie, aujourd'hui engagé auprès des séparatistes du Donbass, l'écrivain et journaliste russe rencontre Florian Delorme pour son livre "Ceux du Donbass", une mosaïque de portraits de protagonistes de cette « sale guerre » ayant cours aux frontières de l'Europe.

Zakhar Prilepine

21 min

En France, Emmanuel Carrère lui consacrait plusieurs pages dans son livre consacré à Edouard Limonov, cet écrivain russe et dissident politique, fondateur du parti national-bolchévique auquel Zakhar Prilepine a appartenu.

Se faisant connaitre il y a une quinzaine d’année, en 2004, avec son premier roman, « Pathologie », sur la guerre de Tchétchénie à laquelle il a participé en tant que membres des forces spéciales, Zakhar Prilépine relate les états d’âme et les doutes de ses compagnons d'armes chargés de « nettoyer » la capitale Grozny. Traduit en 2007, ce roman le catapulte très rapidement comme le chef de file d’une nouvelle littérature de guerre - dans la lignée des Léon Tolstoï, Mikhaïl  Cholokhov ou encore Isaac Babel dont il se réclame lui-même.

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Son nouvel ouvrage, « Ceux du Donbass », est consacré au conflit ukrainien qui se poursuit depuis quatre ans et dans lequel Zakhar Prilépine s'est engagé au point de prendre les armes à la tête d'un bataillon.  Au carrefour entre le reportage, l’essai et le récit d’aventure, on y entrevoit plusieurs de ses casquettes : d’écrivain engagé, de journaliste et de soldat.

Un entretien au micro de Florian Delorme et préparée par Samuel Bernard et Tiphaine de Rocquigny.