Le maire de Bordeaux dénonce le manque d'anticipation face à cette crise des urgences. 
Le maire de Bordeaux dénonce le manque d'anticipation face à cette crise des urgences. 
Le maire de Bordeaux dénonce le manque d'anticipation face à cette crise des urgences.  - FABIEN COTTEREAU / MAXPPP
Le maire de Bordeaux dénonce le manque d'anticipation face à cette crise des urgences.  - FABIEN COTTEREAU / MAXPPP
Le maire de Bordeaux dénonce le manque d'anticipation face à cette crise des urgences.  - FABIEN COTTEREAU / MAXPPP
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Résumé

Le maire de Bordeaux estime que "la sonnette d'alarme est tirée depuis des années" et que rien n'a été anticipé pour faire face à cette "catastrophe sanitaire".

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"Les pouvoirs publics n'ont absolument pas anticipé cette catastrophe sanitaire", dénonce vendredi 19 mai sur franceinfo Pierre Hurmic, maire EELV de Bordeaux. Depuis mercredi, les urgences adultes de l'hôpital Pellegrin de Bordeaux sont passées "en mode degradé" à cause d'un manque de personnel. Désormais, elles n'accueilleront la nuit que les patients ayant été préalablement orientés le Samu.

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Une situation qui ne concerne pas seulement le CHU de Bordeaux, tient à rappeler Pierre Hurmic. "Ce n'est pas seulement le système des urgences qui au niveau national s'avère de plus en plus défaillant, mais c'est même notre système de soins qui est en crise". L'élu raconte avoir eu des échanges avec des professionnels, notamment des urgentistes, très remontés "parce que ça fait des années qu'ils alertent le gouvernement sur ces difficultés tout à fait prévisibles, ces carences de notre système de soins".

"Entendre les médecins et paramédicaux en souffrance"

Le maire de Bordeaux estime "que le système est défaillant" notamment parce que "nous n'avons pas formé suffisament de médecins urgentistes ces dernières années". Pierre Hurmic prend l'exemple de CHU de Bordeaux. "L'accès aux urgences adultes a vu sa fréquentation augmenter de 50% en deux ans et ce à moyens humains constants. Il y a 20 médecins urgentistes, il en faudrait pratiquement le double".

"La sonnette a été tirée il y a maintenant des années"

En 2020, le gouvernement a lancé le Ségur de la santé pour tenter d'apporter des réponse à la crise de l'hôpital. "Mais selon les échos que j'ai, la montagne a accouché d'une souris. Et ça n'a absolument pas été à la hauteur. La preuve avec les problèmes actuels de recrutements et les démissions", dénonce Pierre Hurmic.

L'élu appelle "à entendre les médecins et les paramédicaux qui sont en souffrance, qui sont découragés, qui sont en sous-effectifs, qui sont sous-payés".

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