Delphine Batho lors d'une conférence de presse de Yannick Jadot le 28 février 2022 à Paris. - MAGALI COHEN / HANS LUCAS
Delphine Batho lors d'une conférence de presse de Yannick Jadot le 28 février 2022 à Paris. - MAGALI COHEN / HANS LUCAS
Delphine Batho lors d'une conférence de presse de Yannick Jadot le 28 février 2022 à Paris. - MAGALI COHEN / HANS LUCAS
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Résumé

"Cela fait des années que les écologistes alertent sur notre dépendance aux énergies fossiles", dénonce Delphine Batho, faisant allusion à la dépendance de l'Europe au gaz russe.

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Delphine Batho, la députée EELV et porte-parole de la campagne du candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, rejoint l'appel à manifester du président Volodymyr Zelensky contre la guerre en Ukraine : "C’est très important que dans toutes les démocraties notre soutien au peuple ukrainien et à la résistance ukrainienne s’exprime de la façon la plus forte et la plus déterminée possible", soutient Delphine Batho, invitée vendredi 4 mars de franceinfo, à la veille de la manifestation place de la République à Paris. "Le fait que la Russie bombarde des centrales nucléaires doit entraîner une réaction supplémentaire de la communauté internationale", réclame la députée.

"C’est la plus grosse centrale d’Europe qui a été touchée, c’est une menace qui va au-delà des frontières de l’Ukraine.

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Tout en ajoutant que ce bombardement ne doit pas faire oublier "le viol de femmes par des soldats de l'armée de Poutine" en Ukraine."Il est normal que la politique étrangère soit au centre des débats" dans la campagne présidentielle qui s'ouvre, ajoute la députée. "Cela fait des années que les écologistes alertent sur notre dépendance aux énergies fossiles qui a des conséquences extrêmement graves pour le climat, sur le pouvoir d’achat et qui induit une situation de dépendance géopolitique dont il faut se libérer le plus vite possible."

"Besoin d'harmonie dans la campagne"

Interrogée sur l'exclusion de Sandrine Rousseau de la campagne de Yannick Jadot, Delphine Batho répond : "Ce n'est vraiment pas le moment de perturber le message des écologistes". La porte-parole du candidat écologiste défend l'éviction de l'ancienne candidate à la primaire des écologistes : "il y a une limite qui a été franchie dans les déclarations de Sandrine Rousseau", en référence à ses déclarations citées par Le Parisien : "Zemmour ou Macron imposent un récit. Nous, on vend des chaudières !".

"L'éco-féminisme, c'est le Nous avant le Je", tacle la député. "Notre campagne a besoin d'harmonie. Il ne peut pas y avoir le choix d'expressions personnelles, être toujours là, à critiquer, ce qui évidemment pose problème dans le moment actuel." "Sans doute qu'elle n'a pas su être à la hauteur de sa place de finaliste de la primaire et de la responsabilité que ça implique [...] L'écologie est un sport collectif", conclut Delphine Batho.

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