Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 11 janvier 2023.
Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 11 janvier 2023. - FRANCEINFO / RADIOFRANCE
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Le porte-parole du gouvernement était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 11 janvier 2023.

Olivier Véran, ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé du Renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement, était l'invité du 8h30 franceinfo, mercredi 11 janvier 2023. Il répond aux questions de Marc Fauvelle, Salhia Brakhlia et des auditeurs de franceinfo sur la réforme des retraites.

Pour la première fois depuis 12 ans, tous les syndicats de salariés battront le pavé ensemble. "Ça ne me fait pas peur, la dernière fois qu’il y a eu un front uni c’est quand il a fallu réformer les retraites", réagit ce mercredi Olivier Véran. Le porte-parole du gouvernement "peut comprendre que le fait de travailler un peu plus longtemps puisse mobiliser et inquiéter" mais selon lui, "la manifestation, ne permettra pas d’équilibrer par magie, hélas, un système de retraite qui est extrêmement déséquilibré dans les années à venir".

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Le gouvernement "veut aller jusqu’au bout", ajoute Olivier Véran. Le projet de loi pourra être amendé lors des débats parlementaires, mais "d’ores et déjà, nous avons fait quelque chose qui est assez différent des réformes précédentes : la Première ministre a déjà internalisé, intégré, annoncé, les propositions principales des groupes de majorités et d’opposition, notamment les LR". Le gouvernement souhaite "adopter la réforme sans 49.3" mais en restant "prudent, il me semble que nous ne sommes pas loin d'obtenir un vote favorable des Républicains".

"Je crains que les conditions du débat ne soient pas réunies". Olivier Véran cible la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, et la secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts, Marine Tondelier qui veulent mettre en place une "ZAD parlementaire : madame Panot nous explique que chaque député de la France insoumise déposera 1 000 amendements. Ce sont des amendements dont le nombre vise à interdire le débat."

Les travailleurs qui exercent un métier pénible devront avoir un avis médical pour bénéficier d’une retraite anticipée. Ils devront passer une visite médicale obligatoire à 61 ans. "C'est plutôt sur la médecine du travail que les choses reposent", indique Olivier Véran en précisant néanmoins qu"'elles seront affinées en fonction des négociations qui auront lieu". Le porte-parole du gouvernement souligne "que c'est un nouveau mécanisme". La CFDT demande que la pénibilité ne soit pas prise en compte individuellement, mais collectivement. "Il y aura sans doute des métiers, des carrières qui justifieront une forme d'automaticité", répond le porte-parole du gouvernement.

Le minimum de pension "va être augmenté de 100 euros par mois". Olivier Véran souligne que "deux millions de retraités actuels, qui ont une retraite inférieure à 1 200 euros, verront leur retraite majorée à 1 200 euros brut par mois". Cela concerne ceux qui ont une carrière complète. Nos confrères des Echos annoncent qu’il pourrait y avoir un dispositif au prorata du nombre de trimestres cotisés. Le porte-parole du gouvernement explique qu’il "existe d’autres dispositifs comme le minimum vieillesse" mais ne confirme ni n’infirme cette information.

Dans son projet de loi, le gouvernement prévoit la création "d’un index seniors" qui devra être mis en place dans les entreprises de plus de 1 000 salariés en 2023 et de plus de 300 salariés en 2024. Le gouvernement veut les inciter à garder leurs salariés seniors. Pour celles qui ne jouent pas le jeu, "on va en discuter. Mais, dans les autres cas d'index qui peuvent exister comme pour les salariés en situation handicap, il peut y avoir des pénalités financières". Olivier Véran poursuit en indiquant que "tout ça, va être concerté" mais il fait cette déduction : "_Quand on dit qu'il y a une obligation, en général, c'est que l'obligation est contrôlée et que si elle n'est pas respectée, il se passe des chose_s".

François Bayrou, haut-commissaire au Plan, plaide pour une petite hausse des cotisations patronales sur les retraites. Mais le gouvernement s’y oppose "parce que vous allez casser de l'emploi". Olivier Véran argumente : "Si vous augmentez de 0,7 ou d'un point les cotisations des entreprises pour financer les retraites, vous cassez 150 000 à 200 000 emplois directs". Donc, selon lui, "ça va nous coûter plus cher en prestations sociales à verser aux chômeurs et ça va déséquilibrer davantage le système des retraites".

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Retrouvez l'intégralité du "8h30 franceinfo" du mercredi 11 janvier 2023 :

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