L'invité culture. Philippe Djian, "A l'aube"

Le romancier Philippe Djian, en 2003 à Paris.
Le romancier Philippe Djian, en 2003 à Paris. - GETTY IMAGES
Le romancier Philippe Djian, en 2003 à Paris. - GETTY IMAGES
Le romancier Philippe Djian, en 2003 à Paris. - GETTY IMAGES
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Philippe Djian nous parle de son dernier roman, "A l'Aube" et explique comment, au fil de sa vie, son écriture a évolué.

Après 15 ans d'absence une jeune femme revient dans sa famille... C'est le point de départ du dernier roman de Philippe Djian, intitulé A l'aube, aux éditions Gallimard.

L'occasion pour l'écrivain, explique-t-il, de raconter "toutes les vies qu'il n'a pas vécues" et aussi d'expliquer comment son écriture a évolué, au fil du temps. Dans ce livre, le romancier dit avoir travaillé l'intrigue, l'imaginaire, plus que la psychologie, "dans la lignée de Stevenson". Pas de ponctuation, des dialogues un peu evanescents...

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Moi j'ai envie de lire un livre où ne m'embête pas avec des tirets, des paragraphes. La typographie m'énerve, je cherche la fluidité.

Extrait :

_"Joan s’accouda au bastingage du ferry. L’air était vivifiant. Et d’où aurait-il sorti tout cet argent, dite-elle. C’est n’importe quoi, c’est une blague. _

C’est ce que je crois aussi, fit Dora. Mais de l’argent, il en avait, ce n’était pas un problème. Gordon savait tirer les bonnes sonnettes. Il était brillant. Il y a tellement d’invraisemblables fortunes, dans ce pays. La plupart des riches ne savent même pas quoi faire de leur argent. Ton père ne les changeait pas en écolos convaincus mais il leur offrait le moyen de se donner bonne conscience. Enfin bref, il n’était pas du genre à détourner cet argent, mais il aurait pu le faire."