Une boite de Primpéran. Médicament contre les nausées et vomissements. - DENIS CHARLET / AFP
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Résumé

Il ne faut pas abuser des médicaments anti-vomitifs à cause d'un risque accru d'accident vasculaire cérébral ischémique.

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Attention à bien utiliser les médicaments contre les nausées. Une étude de l’Inserm montre une augmentation du risque d’AVC associé à la prise de ces médicaments. On parle par exemple du Primpéran, du Motilium, ou encore du Vogalène, ainsi que tous les médicaments contenant les mêmes principes actifs. Environ cinq millions de Français en consomment chaque année. Pourtant prudence : il ne faut pas en abuser. C'est l'alerte que lance l'Inserm avec la publication des résultats d'une n'étude menée avec l'Université de Bordeaux. Pour la première fois les chercheurs ont établi un lien entre la prise de ces anti-vomitifs et un risque accru d'accident vasculaire cérébral ischémique (quand une artère du cerveau se bouche avec un caillot sanguin).

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont analysés les données d'assurance maladie de 2 600 adultes hospitalisés pour AVC, et ayant consommé un anti-vomitif. Il ressort que, chez ces patients, il y a trois plus de personnes ayant consommé un médicament contre les nausées dans les 14 jours qui précèdent l'AVC. En gros le risque d'AVC augmente en début d'utilisation de ces médicaments. “À ce stade c’est un signal très fort” explique le professeur de pharmacologie Antoine Pariente, qui a coordonné cette étude. Les chercheurs ne comprennent pas encore comment ces traitements augmentent le risque d’AVC, mais il se trouve qu’il existe une parenté chimique entre ces médicaments contre la-nausée et certains anti-psychotiques, pour lesquels ce risque accru a déjà été démontré.

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Les anti-vomitifs à prendre avec parcimonie

Faut-il arrêter de prendre ces médicaments contre les nausées ? D'abord il faut rappeler que les AVC ischémiques touchent 0,2% de la population adulte chaque année en France, donc même si le risque augmente légèrement, il reste faible. De façon générale la Haute autorité de santé le rappelle sur son site : ces anti-vomitifs ne sont pas des médicaments de confort. C’est-à-dire à prendre uniquement en cas de vomissements ayant à court terme des complications graves ou très gênantes.
Pour soulager les nausées passagère, ou peu graves, il faut d’abord essayer d’en traiter la cause.

Références

L'équipe

Anne Le Gall
Production