Un feu de végétation dans les Pyrénées-Orientales, le 29 juin 2022. - OLIVIER GOT / MAXPPP
Un feu de végétation dans les Pyrénées-Orientales, le 29 juin 2022. - OLIVIER GOT / MAXPPP
Un feu de végétation dans les Pyrénées-Orientales, le 29 juin 2022. - OLIVIER GOT / MAXPPP
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Résumé

Plus de 1000 hectares de végétation ont été détruits depuis mardi 28 juin par un incendie dans les Pyrénées-Orientales. Mais que sait-on précisément de l’impact du réchauffement climatique sur le risque d’incendies en France ?

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Le réchauffement climatique augmente clairement le risque d’incendie en France, estime Renaud Barbero, climatologue et chercheur à l’Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l’environnement (Inrae).

Dans l’espace d’abord, parce qu’avec le changement climatique, les incendies risquent de contaminer de plus en plus de régions qui étaient épargnées jusqu’ici, en France : les Pays de la Loire et le Centre notamment. Et dans le temps ensuite, puisque la période à risque ne se limite plus à l’été. Ce qui vaut en Europe et partout dans le monde, on l’a vu avec des incendies en novembre ou décembre en Californie, par exemple.
 
Malgré le risque d'incendie qui augmente, est-il possible de faire de la prévention ? La réponse est clairement oui. En France, la surface moyenne brûlée chaque année a été divisée par trois depuis les années 1970. Cela s’explique notamment par la stratégie des pompiers qui consiste à attaquer très rapidement les départs de feu.De façon générale,  les surfaces brûlées ont tendance à diminuer dans le monde, à cause du recul des forêts notamment. Informer la population compte aussi beaucoup. On compte 4 000 départs de feu chaque année en France et 92% des incendies démarrent dans des zones où il y a des activités humaines. Les départs de feux naturels dus à la foudre, par exemple, sont très minoritaires.

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La pratique de la prévention des incendies

Il est en partie possible de limiter les risques d’incendie en adaptant la végétation. Du côté de la gestion des forêts, les chercheurs étudient ainis comment le mélange des espèces et la plantation d’arbres plus jeunes peuvent les rendre plus résistantes.

Ensuite, il est possible de maîtriser les plantations autour des habitations. Cela veut dire détruire les zones de broussailles, éloigner les arbres des bâtiments, rompre la continuité des haies pour éviter qu'elles ne propagent un incendie… Les chercheurs estiment enfin que les zones d’agriculture ou d'élevage permettent de créer des coupures dans le paysage, avec moins de combustible pour les incendies. Ce défi de la prévention des incendies est un enjeu crucial pour les années à venir car une forêt méditerranéenne qui a brûlé met 50 ans à se régénérer entièrement.

Références

L'équipe

Anne Le Gall
Production