Des poissons pêchés à bord d'un bateau. - GUILLAUME BONNEFONT / MAXPPP
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Résumé

Le jour du dépassement pour les poissons locaux arrive de plus en plus tôt.

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Si l'on achetait uniquement du poisson pêché localement sur nos côtes, les rayons seraient vides à partir du lundi 2 mai. En dépit de son importante façade maritime, la France importe les deux tiers de ses produits de la mer. Transposé sur une année, effectivement, cette proportion fait que nous avons déjà avalé tout ce qui a été pêché sur nos côtes : c’est ce que nous rappelle l'Aquaculture tewardship council (ASC), une ONG internationale qui vise à promouvoir une aquaculture durable.

Les Français consomment en effet 33,5 kg de poisson et crustacés chaque année. Avec une préférence pour le saumon, le thon, ou la crevette, que l'on ne trouve pas forcément dans nos zones de pêche. Il faut noter que ce jour du dépassement pour les poissons locaux arrive de plus en plus tôt : il arrive trois semaines plus tôt qu’il y a dix ans.

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Des progrès depuis 20 ans, mais pas suffisants

Nous figurons dans le Top 5 des plus gros consommateurs européens de produits de la mer, derrière le Portugal, l’Espagne, Malte et le Luxembourg. La notion d’excès dépend du type de poisson que l’on achète. Nous consommons par exemple trop de merlu de Méditerranée, de cabillaud de la mer du Nord, ou des sardines provenant du golfe de Gascogne, selon le dernier bilan de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, l'Ifremer. Mais grâce aux quotas, il y a eu des progrès puisque 60% des poissons pêchés en France proviennent de populations dont les stocks sont en bon état. C'est beaucoup mieux qu'il y a 20 ans.

L'autre problème c'est que globalement,  l’Union européenne fait donc venir plus de la moitié des poissons qu'elle consomme d’Asie, d’Afrique et d’autres pays en développement, pays dans lesquels la survie de la plupart des communautés locales dépend de la pêche.

La consommation continue d'augmenter

Le développement de l’aquaculture est la bonne solution pour préserver les ressources. L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture compte effectivement sur les fermes d'élevage pour subvenir aux besoins de la population mondiale car un tiers des stocks mondiaux de poissons sauvages sont surexploités et sur le point de s'effondrer. C’est trois fois plus qu’il y a 50 ans, or la consommation continue d'augmenter.

L’aquaculture apparaît donc comme une activité à développer, en veillant à ne pas créer de pollutions. Aujourd'hui, la moitié des poisson et crustacés consommés dans le monde sont issus de l’élevage.

Références

L'équipe

Anne Le Gall
Production