Une femme et un homme utilisent un tapis de course. - FREDERIC CIROU / MAXPPP
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Résumé

A l'occasion de la journée mondiale du microbiote ce lundi 27 juin, c'est le moment de s'intéresser à des travaux étonnants. La recherche montre en effet que faire du sport permet aussi de “muscler” ses bactéries intestinales.

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Quand on parle de microbiote, on parle des deux kilos de micro-organismes qui vivent dans nos  intestins. Il s’agit essentiellement de bactéries, mais aussi de levures et de virus. Les chercheurs estiment qu’un tiers de ce microbiote serait commun à tous les êtres humains, et que les deux tiers sont spécifiques à chacun. Nous offrons donc le gîte et le couvert à ces micro-organismes, qui nous rendent en échange de nombreux services. Ils participent à la digestion, stimulent nos défenses immunitaires, envoient des messages importants au cerveau.

Pour garder l'équilibre, (la "symbiose" avec ces bactéries) : le secret est évidemment une alimentation variée, riche en fibre. Mais le mode de vie a aussi son importance : faire du sport est bénéfique pour la diversité du microbiote.

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Butyrate

Il y a eu ainsi des études sur des souris et des humains et les mécanismes ne sont pas encore tous compris. Mais l’une des études les plus éclairantes a été menée aux États-Unis, il y a quatre ans. 32 volontaires sédentaires ont fait exceptionnellement entre une demi-heure et une heure de sport, trois fois par semaine pendant un mois et demi. Et cela a permis d’augmenter la présence de bactérie pouvant produire du butyrate, une molécule connue pour son effet protecteur sur le tube digestif : elle limite notamment l’inflammation. Mais attention, cet effet est réversible. Quand ces volontaires ont arrêté le sport, le microbiote a retrouvé sa composition initiale.

Un microbiote en mauvais état influence t-il les performances sportives ? C’est effectivement une question qui se pose. Une étude menée en Californie et publiée ce mois-ci, a montré que chez des souris très sportives, le fait de prendre des antibiotiques (et donc réduire le nombre de bactéries intestinales) détériore leurs performances et leur motivation à faire de l’exercice.

Après 10 jours d'antibiotiques : leur activité sur la roue d'entraînement est réduite de 20%. Il faudrait maintenant voir s'il se passe la même chose chez l'homme.Mais à l'avenir, les chercheurs aimeraient beaucoup  identifier ces bactéries responsables de l'augmentation  ou de la diminution des performances sportives. "Si un jour on les identifie, nous pourrions peut être un jour  les utiliser comme traitement pour motiver les plus sédentaires à faire de l’exercice", disent ils.

Références

L'équipe

Anne Le Gall
Production